Les derniers coups de coeur

  • être un chêne ; sous l'écorce de Quercus Nouv.

    Que diraient les arbres si on les écoutait ? A la suite de son premier livre «Et si on écoutait la nature ?» (Payot), Laurent Tillon s'attache aujourd'hui à raconter l'histoire d'un chêne pédonculé bien particulier de la forêt de Rambouillet. Alliant une sensibilité naturaliste développée depuis l'adolescence aux découvertes scientifiques les plus récentes, l'auteur est pour la première fois en mesure de réaliser la biographie de cet arbre majestueux en pleine force de l'âge. A travers la vie pleine de suspense et de rebondissements de ce chêne, c'est l'occasion de brosser, avec tendresse et humour, les portraits étonnants de toute une galerie d'êtres qui interagissent avec lui, du champignon invisible (mais néanmoins indispensable) au cerf et au loup en passant par le capricorne, le mulot et bien d'autres encore. Bien qu'en apparence parfaitement immobile, «Quercus» tisse des liens indéfectibles avec tous les habitants de la forêt. Prédation bien sûr, mais surtout coopération et alliances à tous les étages, du sous-sol à la canopée. Ayant dressé ses premières feuilles quelques décennies avant la Révolution française, dans un paysage de lande arborée difficilement imaginable aujourd'hui, «Quercus» raconte aussi un volet de l'histoire tumultueuse des hommes à travers leurs relations complexes et ambigües aux arbres. De la forêt royale vouée au seul divertissement de la cour jusqu'au souci du végétal qui irrigue maintenant des pans entiers de la société, Laurent Tillon évoque avec empathie l'émergence et l'évolution de la sensibilité au vivant.

  • Les élucubrations d'un homme soudain frappé par la grâce Nouv.

    Dans un théâtre, soudain un homme surgit, l'air en fuite. Qui est à ses trousses ? Y a-t-il vraiment une menace ? Il pourrait faire marche arrière, retourner à sa vie. Il est encore temps. Juste une excuse à trouver : un moment de panique, une erreur d'aiguillage, une rencontre imprévue. Ou au contraire larguer les amarres, pour toujours.
    Au cours de ce moment suspendu où tout peut basculer, il se prend à imaginer d'autres vies. De grands destins. L'appel du large. Il invoque ses maîtres et se rêve André Malraux, Charles Bukowski, Thomas Bernhard, Romain Gary... Qu'auraient-ils fait à sa place ?
    Et lui, s'il osait être lui, que ferait-il ?

    Un moment dans la vie d'Edouard Baer, acteur et metteur en scène français. Une introspection publique ; un moment d'exhibitionnisme extrême. Mais aussi un hommage à des maîtres, comme une statue intérieure. Un exercice d'admiration.

    Dessins de Stéphane Manel.

  • La légende du jardin des ombres Nouv.

    1882. Une cité perdue abritant le fabuleux trésor d'un rajah... Un labyrinthe piégé dont seul un couple d'archéologues est parvenu à percer le secret... Mais à peine rentré, le père de Milo meurt dans des circonstances suspectes et sa mère est enlevée. Pour la tirer des griffes de ses ravisseurs, le jeune garçon se lance dans une course poursuite jusqu'en Inde, escorté par sa préceptrice, la volcanique Mlle Alicia. Parviendront-ils à déjouer ensemble les pièges mortels du Jardin des Ombres ?

  • Trois étages

    Eshkol Nevo

    Connaît-on jamais nos voisins ? Dans cet immeuble de Tel-Aviv, rien n'est moins sûr. Pris entre désirs inassouvis et questions de principe, les personnages se débattent avec des luttes internes profondes qui semblent toujours les dépasser. Arnon, ancien militaire, bascule dans l'obsession lorsqu'il échoue à comprendre ce qu'il s'est passé entre sa fille de sept ans et son voisin de palier à la retraite.
    Décidé à percer ce mystère qu'il semble être seul à interroger, il est prêt à tout, même au pire. Pendant ce temps, à l'étage supérieur, Hani, dite "la veuve" , s'ennuie de son mari toujours absent. C'est sans doute pour cela qu'elle ne résiste pas longtemps aux charmes de son beau-frère, un escroc recherché par la police. Au troisième et dernier étage vit Déborah, une juge à la retraite. Isolée depuis la mort de son mari, elle repense à son fils à qui elle ne parle plus depuis plusieurs années.
    Dans un sursaut, elle décide de sortir de son appartement et de se mêler aux mouvements de protestation qui parcourent la ville. Paranoïaques et tourmentés par leur conscience, Arnon, Hani et Déborah se croisent dans cette fresque douce-amère. L'auteur y esquisse le portrait d'une société meurtrie par les affaires politiques et traversée par une profonde crise identitaire.

  • Un voisin trop discret Nouv.

    Mille dollars en liquide, c'est ce que Jim, chauffeur Uber bourru, donne sans hésiter à sa nouvelle voisine Corina quand, en larmes, elle vient lui demander de l'aide. Son mari, Grolsch, dans les forces spéciales en Afghanistan, vient de vider leur compte en banque. Sur le terrain aussi, il se comporte en sale type : il tire sans être sûr de sa cible et traite Kyle, son coéquipier, de pédé.
    Or justement, Kyle a fait un mariage arrangé pour cacher une homosexualité qui pourrait nuire à sa carrière. À présent, il n'a qu'une crainte : que Grolsch le fasse chanter. Quand, à la faveur d'une permission, les deux militaires reviennent dans leur foyer, chacun doit affronter ses problèmes. Pendant que Kyle et sa femme échafaudent un plan pour mettre Grolsch hors d'état de nuire, rien ne va plus entre Corina et Grolsch, lequel la soupçonne d'avoir une liaison avec Jim... Ce dernier commence à craindre pour sa vie.
    Alors quand Grolsch, fin soûl, sonne chez Jim, celui-ci n'hésite pas. Kyle, venu régler ses comptes avec Grolsch, découvre un cadavre dans l'entrée de l'immeuble...
    Une enquête de police bâclée donne lieu à une fin immorale et jubilatoire, où tous révèlent leur vrai visage.

    À paraître
  • Née en Roumanie, dans une société raciste et meurtrie par la dictature, Nili n'a jamais connu son père, un étudiant congolais disparu après sa naissance. Surmontant au fil des ans sa honte d'être une enfant métisse, Nili décide de fuir à Paris où elle entend, un jour, dans la rue, le nom de son père : Makasi. Ce sera le point de départ d'un long voyage vers Kinshasa, à la recherche de ses racines africaines. Elle y rencontrera l'amour, le combat politique, la guerre civile et la mort. Et en gardera un fils, auquel s'adresse cette vibrante histoire d'exil intérieur, de déracinement et de résurrection.
    Écrit d'une plume flamboyante, à la fois poétique, intense, épique et musicale, au carrefour des traditions balkaniques et africaines, ce premier roman sur la quête des origines bouleverse par sa profondeur et sa beauté.

  • Le projet Barnabus

    Collectif

    Dans le sous-sol secret d'un laboratoire de Parfaites Créatures, Barnabus, mi-éléphant-mi-souris, est un projet raté... Enfermé sous une cloche de verre, il rêve de liberté.

  • Chut, chut, chut ! Nouv.

    Chut, chut, chut !

    Nicola Kinnear

    L'HISTOIRE : Une petite renarde très calme aime observer la forêt et imaginer des histoires. Tout l'inverse de ses amis qui ne font que crier, courir et jouer. Mais lorsqu'un danger les guette, elle est la seule à s'en apercevoir...
    LES THÈMES : Calme - Attention - Amitié

  • Cueilleur d'essences ; aux sources des parfums du monde Nouv.

    Le parfum : raffinement ultime, magique et sophistiqué, associé à des marques prestigieuses au marketing puissant. Mais le vrai luxe de cette industrie mondialisée est un secret bien gardé, celui des produits naturels qui composent ses plus belles fragrances. Certains parfums associent jusqu'à 80 essences différentes : issues de fleurs, de fruits ou d'écorces, elles sont cultivées, récoltées et distillées selon des techniques souvent artisanales. Au coeur de cet univers, le sourceur assure la fiabilité des ressources, la qualité des produits, et met en contact petits producteurs et grandes entreprises.

    Depuis trente ans, Dominique Roques approvisionne la palette des parfumeurs en extraits de plus de 150 matières premières, venues de près de 50 pays. Passionné, il nous entraîne dans un tour du monde à la recherche des essences les plus rares, de l'Andalousie au Somaliland en passant par la Bulgarie, le Laos, le Salvador, l'Indonésie ou encore l'Egypte... Une senteur, un pays, des hommes : chaque chapitre raconte l'histoire d'une essence, met en lumière les cueilleurs au savoir-faire ancestral et les parfumeurs stars venus observer la beauté des plantations et comprendre les processus d'extraction. Au fil de ses voyages, Dominique Roques décrit l'extraordinaire chaîne du parfum, puissante mais fragile par sa dépendance aux intempéries, aux fluctuations économiques et même aux circuits criminels. Et il prouve que les bonnes pratiques sont possibles : amélioration des conditions de vie des petits producteurs, prix justes, qualité des extraits.

    Nous rencontrons ainsi les exploitants du Bangladesh, plantant des clous dans les arbres à parfum pour accélérer la formation du mystérieux bois de oud, et les récolteurs du baume Pérou, suspendus aux branches dans le vide, une torche en feu à la main. Nous apprenons qu'en 1840, plus d'un siècle après l'importation de la vanille en Europe, c'est un garçon de 11 ans qui comprend enfin le principe de la pollinisation et lui fait donner des fruits. Nous découvrons la technique de l'enfleurage, les circuits mafieux du patchouli, le rapt de l'hévéa amazonien par les Anglais au début du XXème siècle, les meurtres commis en Inde pour du santal et les replantations de champs entiers au fond de l'Australie, dans l'incroyable région des diamants roses... Et mille autres anecdotes qui tissent l'extraordinaire kaléidoscope des senteurs du monde.

    À l'heure où, pour la première fois depuis les collectes d'encens de l'Antiquité, la pérennité des parfums de la nature n'est plus une évidence, ce livre à l'écriture vive et subtile nous fait vivre au plus près la fascinante et magnifique aventure du parfum.

    À paraître
  • Marina A.

    Eric Fottorino

    À l'approche de Noël 2018, le docteur Paul Gachet emmène sa femme et sa fille à la découverte de Florence. Alors qu'il brûle de leur faire découvrir les Botticelli, les charmes de la vieille ville et du fleuve Arno, leur séjour est perturbé par l'apparition d'une performeuse serbe, Marina Abramovic, à travers les rues de la cité jusqu'aux salles du Palazzo Strozzi. Qui est cette femme soudain omniprésente qui bouleverse tous les repères de Paul Gachet et des siens, malmenant son propre corps pour parler à une humanité sourde et défaillante ?
    Chirurgien-orthopédiste, Paul Gachet répugne aux mutilations de l'artiste. Mais il est malgré lui envoûté par son univers qui, s'éloignant peu à peu d'une violence gratuite en apparence, exprime une recherche d'harmonie avec l'autre, en particulier avec son compagnon Ulay qu'elle enlace à l'étouffer avant de nouer sa chevelure à la sienne ou d'exposer son coeur à la flèche de son arc.
    Deux ans après cette apparition florentine, Paul Gachet tombe par hasard sur une photo ancienne de Marina A et d'Ulay intitulée L'impossible rapprochement. Prise en 1983 à Bangkok, elle montre deux êtres qui voudraient se toucher mais en sont mystérieusement empêchés et doivent rester à distance l'un de l'autre. Alors qu'éclate la pandémie planétaire, Paul Gachet comprend que les manifestations de cet art étaient une forme d'alerte dont il saisit enfin toute l'importance. Une incitation à protéger l'autre, à refonder nos sociétés sur ces deux petits mots : « après vous ».

  • D'or et d'oreillers Nouv.

    C'est un lit vertigineux, sur lequel on a empilé une dizaine de matelas. Il trône au centre de la chambre qui accueille les prétendantes de Lord Handerson. Le riche héritier a conçu un test pour choisir au mieux sa future épouse. Chaque candidate est invitée à passer une nuit à Blenkinsop Castle, seule, dans ce lit d'une hauteur invraisemblable. Pour l'heure, les prétendantes, toutes filles de bonne famille, ont été renvoyées chez elles au petit matin, sans aucune explication. Mais voici que Lord Handerson propose à Sadima de passer l'épreuve. Robuste et vaillante, simple femme de chambre, Sadima n'a pourtant rien d'une princesse au petit pois ! Et c'est tant mieux, car nous ne sommes pas dans un conte de fées mais dans une histoire d'amour et de sorcellerie où l'on apprend ce que les jeunes filles font en secret, la nuit, dans leur lit...

  • Punkette & Poupoune ; les samedis z'électriques Nouv.

    Le premier volet d'une série phénoménale signée Benoît Minville et dessinée par Ced, sur deux soeurs absolument irrésistibles !

    « Moi c'est Nola, bientôt 9 ans, surnommée « Punkette » parce qu'il paraît que j'écoute pas toujours et que j'aime l'ironie. Ma soeur Vinca, bientôt 7 ans, c'est « Poupoune » : elle est mignonne, elle a mauvais caractère, elle est drôle sans le faire exprès et elle parle à ses doudous. Toutes les deux, on s'entend bien, même si des fois on se discute. Des soeurs, quoi... Le samedi, Maman travaille et c'est Papa qui nous garde.. Pour nous, rien que de jouer dans notre chambre, ça prend des allures de quête. Alors quand en plus on utilise notre super-pouvoir, tout devient foufou... »

  • Visitez les Riviera de Charles Garnier et Gustave Eiffel grâce au superbe ouvrage coordonné par Jean-Lucien Bonillo. A partir de la collaboration de l'architecte et de l'ingénieur sur le chantier de l'observatoire astronomique de Nice sur le Mont-Gros, l'ouvrage présente les réalisations de Charles Garnier à Monaco et Bordighera.

  • La villa de vacances du Cap d'Antibes est commandée en 1959 à Claude Parent par l'éditeur et sculpteur André Bloc avec l'objectif d'en faire une réalisation expérimentale.
    En phase avec l'expérience américaine des Case Study Houses, elle est conçue conjointement par l'architecte et l'artiste pour illustrer l'idéal de synthèse des arts et la manière dont la sculpture peut "féconder" l'architecture. Oeuvre attachante, elle est imaginée à l'instar d'une "folie" ou d'un "praticable" et illustre, malgré sa taille modeste, certaines utopies de la période : spatio-dynamisme (Nicolas Schöffer), architecture mégastructurelle dite "à deux degrés" (Yona Friedman et Constant Nieuwenhuys).
    Exceptionnelle et rare, elle se situe à un moment charnière de l'oeuvre de Claude Parent, entre poursuite et subversion critique de la modernité architecturale.

  • Massilia, du nom du bateau sur lequel embarque Le Corbusier lors de sa première traversée de l'Atlantique est un annuaire d'études sur l'architecte et qui reçoit le soutien de la Fondation Le Corbusier.
    A périodicité annuelle, cette publication richement illustrée regroupe :
    - Varia / Des études diverses sur l'oeuvre et la pensée de Le Corbusier - Un dossier thématique intitulé cette année « Le Corbusier, ultimes pensées / derniers projets - 1960/1965 » : les dernières oeuvres et les ultimes écrits de Le Corbusier résonnent comme des messages marqués par un esprit humaniste et une dimension parfois tragique qui confirment et amplifient le sens de l'évolution de toute son oeuvre dans la période d'après guerre.
    - Un bilan international des publications de l'année sur Le Corbusier.

  • Massilia, du nom du bateau sur lequel embarque Le Corbusier lors de sa première traversée de l'Atlantique est un annuaire d'études sur l'architecte et qui reçoit le soutien de la Fondation Le Corbusier. Ouvrage collectif, les auteurs sont soit architectes, soit historiens soit les deux, indépendants ou bien attachés à des universités françaises ou internationales. Les articles, volontairement publiés dans la langue de l'auteur, sont suivis d'une courte biographie de ce dernier.

  • L'ouvrage apporte des informations graphiques et des analyses inédites sur la cellule-type de l'un des plus importants édifices de Le Corbusier : l'Unité d'habitation de Marseille.
    Une restitution graphique qui précise des aspects spatiaux, techniques et esthétiques (y compris la polychromie) est donnée sur deux cellules : l'appartement type traversant est-ouest et le logement mono-orienté au sud de Lilette Ripert, première directrice de l'école maternelle, « messagère » de l'oeuvre de Le Corbusier.
    Quatre articles constituent une sorte d'« appareil critique » qui accompagne ces dessins : ils traitent de la place de l'édifice dans l'oeuvre de Le Corbusier, du rapport individuel/collectif dans cette utopie concrète communautaire, de la manière dont la cellule résume la pensée sociale et les recherches plastiques de Le Corbusier, de la restauration de l'appartement classé M.H. de Lilette Ripert et des rapports de Le Corbusier avec cette dernière.

    Auteurs : Arthur Ruegg, Jean-Lucien Bonillo, Jean-Marc Drut, Ruggero Tropeano.

  • L'ouvrage propose un bilan sur l'architecture contemporaine dans le département du Var en s'appuyant notamment sur les édifices et ensemble labellisés patrimoine du XXe siècle par l'institution des monuments historiques.


    Quatre grandes périodes font l'objet d'une analyse introductive synthétique suivie de courtes monographies (51 au total).
    Le chapitre 1 intitulé « L'entrée dans le siècle : éclectisme et Art nouveau » traite des villas en Côte d'Azur encore liées à la « saison d'hiver » et les avant-gardes picturales du XXe siècle sur la côte varoise.
    Le chapitre 2 intitulé « L'entre deux-guerres : modernités et néo-régionalismes » illustre l'ensemble varié des démarches architecturales, des avant-gardes modernes radicales dont la villa Vailles à Hyères de Robert Mallet-Stevens donne le coup d'envoi jusqu'aux formes diverses les plus savantes du néo-régionalisme provençal. L'avènement du tourisme estival est anticipé dans le grand plan d'urbanisme d'Henri Prost dès le début des années 20.
    Le chapitre 3 nous instruit des péripéties de la Reconstruction avec l'opération phare du port de Toulon mais aussi dans diverses communes plus petites, des opérations peu connues car conçues dès l'origine avec un évident souci de «discrétion et d'intégration».
    Le chapitre 4 concerne « Les Trente Glorieuses » avec les poursuites et le renouvellement de la modernité architecturale. Si les nouveaux programmes tels que les villages de vacances donnent lieu à des réalisations aussi variées que nouvelles et exemplaires, du village Merlier (atelier de Montrouge) à Port-Grimaud (Daniel Spoerri) ; il en est de même des autres programmes où les expérimentations formelles balaient un large spectre qui va de l'esthétique de l'industrialisation au lyrisme des voiles en béton brut.

  • Centré sur la reconstruction du quartier du Vieux-Port à Marseille, détruit par les Allemands en 1943, cet ouvrage publié par les Editions Imbernon développe cependant une approche plus large :
    - dans le temps, avec les périodes de l'entre-deux-guerres et du conflit mondial dont les visions et les projets annoncent le processus de démolition/reconstruction ;

    - dans l'espace, avec les projets de Le Corbusier pour Marseille et la prise en compte du contexte national.

    Pour restituer cette expérience très complexe, aux nombreux rebondissements, Jean-Lucien Bonillo a retenu trois thématiques qui forment la structure et le découpage en chapitres de cet ouvrage, et qui traitent :
    - des représentations et des visions urbaines sur la vieille ville des différents acteurs ;
    - des relations entre les experts et les décideurs politiques ;
    - des conditions du travail collectif des architectes et de la quête d'une écriture moderne et méditerranéenne.

    Fruit d'un chaotique processus de projet, la reconstruction du quartier du Vieux-Port, au-delà de la qualité intrinsèque de certaines architectures aujourd'hui reconnues - on pense bien sûr à celles de Fernand Pouillon - a produit un fragment urbain de grande valeur. Loin de l'idéal esthétique d'homogénéité alors consensuel, il s'impose comme une véritable métaphore de la ville dans l'histoire, un imparfait palimpseste qui a gardé les traces de ses conditions conflictuelles de fabrication. Le paysage urbain qui en résulte restitue une riche complexité où s'affirment autant le dessein collectif que les discours architecturaux singuliers.

  • Dans le cadre des commémorations du cinquantenaire de la disparition de Le Corbusier, le site Cap Martin où se trouvent le cabanon et les unités de camping de Le Corbusier ainsi que la villa E1027 réalisée par Eileen Gray et Jean Badovici ouvre au public (inauguration 26 juin 2015).
    C'est dans ce contexte que les éditions Imbernon ont décidé de publier sous forme reliée avec une couverture souple à rabat et en version bilingue anglais/français, ce titre de leur catalogue E.1027 Maison en bord de mer, publié en 2006 et aujourd'hui épuisé dans sa version portfolio (fac-similé de L'Architecture vivante 1929).


    As part of the commemorations of the fiftieth anniversary of the disappearance of Le Corbusier, the site Cap Martin where are the shed and camping units Le Corbusier and the villa E1027 conducted by Eileen Gray and Jean Badovici open to the public (opening 2015 June 26).
    It is in this context that Imbernon editions decided to publish in paper covers with a soft cover with flaps and English / French bilingual version, two titles from their catalog now exhausted: E1027 House by the sea (2006) and The Le Corbusier Cell - L'Unité d'habitation de Marseille (2013), both published then using the shape of the famous portfolio of the journal vanguard the Living Architecture.

  • Dans la mer des Sarboucanes, il ne fait pas bon naviguer, malepeste ! Sur son brigantin, l'Enragé, Balbuzar le pirate y règne sans partage. Notre bougre attaque, pille, coule, rançonne tout ce qui passe à sa portée. Farouche, cruel, redoutable, assurément, Balbuzar l'est ; avec une certaine bonhomie, cependant, et un grand sens de la justice. À vrai dire, il est en harmonie avec la mer, les îles, le vent, les rochers. Autour de lui, des oiseaux, toujours. Des femmes, des hommes, des enfants. Tous libres comme l'air. Mais voilà que l'impératrice Pépita XIII s'inquiète de cet état de choses. Elle envoie contre Balbuzar son meilleur officier, le Commodore, à la tête d'une armada. Il représente la force, l'ordre, la loi. Arrogant, dominateur, implacable. Sûr d'être celui qui nettoiera la mer des Sarboucanes. Balbuzar et le Commodore s'affrontent. Deux marins d'exception, deux guerriers affûtés. Le combat s'engage, fracassant, tumultueux. La lutte pourtant est inégale, car le Commodore a d'immenses moyens, une armée derrière lui et la puissance de l'empire. Il construit un navire gigantesque qui, assurément, va balayer les pirates et leur flottille battant pavillon noir. Le destin de Balbuzar semble tracé. Le horsla-loi va être écrabouillé par l'énormité de l'adversaire. Cuit, ratacuit dans la marmite impériale. Croyez-vous ça ? Bien sûr que non ! Le rusé pirate saura trouver la faille dans la cuirasse du monstre. À lui seul il vaincra son monstrueux adversaire. Comme David foudroyant Goliath. Comme le petit tailleur abattant les deux géants. Balbuzar l'emporte par sa malice, mais aussi par la force de son désir : il veut vivre, alors que le Commodore ne songe qu'à soumettre le monde. Une fable sur la liberté, sur la résistance, sur le pouvoir. Et une ode à la nature.

  • Planetarium

    Prinja/Wormell

    Un nouvel album géant somptueusement illustré pour voyager dans l'espace !

  • Monsieur Pigeon vend du bonheur en pot. Petit ou grand format, en pack de six ou modèle décoré pour Noël. Dans le bois qu'il visite ce jour-là, chacun des oiseaux en achète selon ses moyens, sa personnalité, pour offrir ou partager. Ou pas du tout, par principe, car le bonheur ne s'achète pas. Et lorsqu'il repart, voilà que monsieur Souris, le pauvre balayeur dont personne ne s'occupe ramasse un pot vide tombé de sa camionnette...

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