Ecole Francaise De Rome

  • Ce livre inaugure une collection « grand public » recueillant notamment des textes issus de cycles de conférences donnés à Rome dans le cadre des activités de l'Ecole française de Rome.
    Elle voudrait éclairer par l'analyse historique la situation présente de la Méditerranée occidentale. Dans ce premier volume, il s'agit de montrer que l'émergence de l'Islam et son extension méditerranéenne corresponde à une vraie révolution sociale. Si le monde islamique recycle des composantes byzantines et latines, il le fait en construisant un monde social nouveau dont Annliese Nef s'efforce de définir les traits à travers de courts chapitres.

  • Panthéons de la Renaissance : mémoires et histoires des hommes et des femmes illustrés (v.1350-1700) Nouv.

    Le livre se propose de réfléchir aux origines et aux évolutions de la représentation en série des « grands hommes » dans la production littéraire et artistique européenne : dans des notices biographiques, des cycles de portraits, des collections d'épitaphes, des listes de noms, ce motif, dont les origines sont certes antiques et médiévales (De viris illustribus, le thème des Neuf Preux), connaît alors une floraison exceptionnelle, indiquant que cette évocation du passé est aussi un moyen d'écriture du temps présent, l'expression d'une conscience historique particulière. L'ouvrage fait ressortir une manière de mettre en scène et d'ordonner la mémoire, au prisme d'une généalogie jouant des reflets entre Antiquité et présent. Il y aurait là une forme d'écriture et d'instrumentalisation de l'histoire, éclectique mais fortement signifiante et située, qui serait un des lieux mêmes de définition et d'expression de la « Renaissance ».

  • Le costume du prince : vivre et se conduire en souverain dans la Rome antique d'Auguste à Constantin Nouv.

    Cet ouvrage se propose d'étudier les modalités d'élaboration d'un « archétype du prince », pensé comme une persona, un rôle ou un costume, dessiné par des normes qu'il s'agit de déterminer sur la durée de trois siècles, entre le règne fondateur d'Auguste et celui de Constantin. Il analyse la « construction collective » d'un modèle, répondant aux attentes des groupes sociaux qui y participent, suivant trois angles d'approche qui structurent les trois parties de l'ouvrage : la fonction de prince, c'est-à-dire sa place au regard des institutions et de l'espace de leur emprise ; la personne du prince, qui engage son habitus et son corps autant que sa formation, sa culture ou sa personnalité ; les relations ou les interactions avec les principaux acteurs nommés ci-dessus, renforçant l'approche situationnelle de ce « modèle ».

  • Le marché des matières premières n'a jusqu'alors pas fait l'objet d'une réflexion approfondie de la part des historiens et des archéologues, alors que ces produits jouaient un rôle important dans l'économie des sociétés anciennes. Surtout, l'étude comparative des conditions de circulation et des modalités d'échange, nécessaire pour mieux cerner les modes sociaux d'organisation des marchés, n'a jamais été entreprise à l'échelle du bassin méditerranéen et pour une ample séquence chronologique, de l'Antiquité romaine au Moyen Âge tardif. C'est une telle étude qu'ambitionne de réaliser le volume. Il considère les lieux d'échange et de stockage, la circulation des matières premières (produits naturels bruts : pierres et roches décoratives, terres, laine, bois, argile, etc., ou produits issus d'une première phase de traitement : alun, métaux, terres cuites architecturales, etc.) et les acteurs des échanges.

  • La réalité juridique de l'esclave à Rome et l'approche économique de l'esclavage ont longtemps figé nos représentations de la place de l'esclave dans la société romaine. C'est l'objet de cet ouvrage, à partir de la confrontation des sources littéraires et de la riche documentation épigraphique, iconographique et archéologique de Rome, du Latium et de la Campanie, du Ier siècle avant notre ère au IIIe siècle ap. J.-C., que de proposer une réévaluation de la situation de l'esclave sous l'angle de sa participation à la vie religieuse, en réfutant l'idée d'une exclusion induite par le modèle de la religion civique. En interrogeant les modalités d'accès des esclaves aux pratiques religieuses, leur participation aux sacrifices publics, aux cultes des uici , des collegia , de la familia , l'ouvrage pose la question de la nature de leur engagement, de leur initiative, voire de leur autorité dans le cadre d'une religion ritualiste, où les obligations sont conditionnées par le statut, mais où, pour les esclaves, la sociabilité joue un rôle fondamental. S'il n'y a pas de religion propre aux esclaves, c'est bien parce que chacun est à même de participer à la vie religieuse des structures romaines en vertu de l'enchevêtrement des réseaux auxquels il appartient.

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  • Étape la plus emblématique du Grand Tour que les élites européennes accomplissaient au XVIIIe siècle, le voyage en Italie ne se réduit pas à une expérience de jeunes nobles complétant leur éducation. En temps de paix comme à la faveur des guerres, des Français de tous âges ont traversé les Alpes ou pris la mer avec les buts les plus variés.
    Riches ou pauvres, guidés par des modèles qui canalisaient leurs attentes, ils ont contribué à transformer le visage d'une terre engagée dans le processus unitaire en inventant des capitales, comme Milan, et en parcourant les Alpes ou le Sud marqué par les restes antiques. Terre des arts, de la culture classique et du catholicisme, l'Italie des Lumières est alors devenue le « laboratoire » d'une connaissance plus systématique de la nature, des hommes et de l'organisation des sociétés. Mais tandis que l'encyclopédisme fit place au seuil du XIXe siècle à des savoirs plus spécialisés, nobles et marchands, artistes et gens de lettres renouèrent avec un regard simplificateur et stéréotypé et le voyageur du XVIIIe siècle se mua en un touriste pressé et conquérant.
    C'est pour mieux comprendre le passage de ces formes complexes du voyage vers le tourisme que la présente enquête s'est attachée à dépouiller les guides, récits et journaux de voyage laissés par les Français sur l'Italie entre 1750 et 1815.

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  • Entre le XVIe et le XIXe siècles émerge et s'affirme un pouvoir formidable, que nous connaissons sous le nom d'administration. Il se développe notamment dans le contexte des empires européens des époques moderne et contemporaine : le sens du mot administrer évolue alors que s'impose la nécessité de gouverner des espaces multiples et hétérogènes, proches et lointains. Ce livre propose de remonter aux sources puis de suivre la trace de cette raison administrative et de son affirmation au cours d'une chronologie habituellement associée à l'histoire de l'État, ici au second plan. Historiens et historiens du droit s'emparent du sujet à partir de l'étude de cas concrets, inscrits dans des contextes chronologiques et spatiaux différents, ainsi que dans des cultures politiques et juridiques fortement diversifiées. Ils tentent de saisir des logiques administratives à bonne distance des téléologies traditionnelles, depuis l'analyse des institutions étatiques et des dynamiques centres-périphéries, vers les redéfinitions de la potestas et l'exercice du commandement à l'échelle locale.
    L'ouvrage est en coédition avec la Casa de Velazquez.

  • Ce livre aborde l'art funéraire du XIIIe siècle par un biais original. Il s'intéresse à la manière dont les Frères Prêcheurs et Mineurs ont traité les sépultures de papes et de cardinaux dans leur discours, à la fois littéraire et monumental, entre 1250 et 1304.
    L'analyse des tombes de prélats situées dans des églises mendiantes, réparties entre l'Italie et la France, révèle une intervention des frères dans les choix d'emplacement, de forme et d'iconographie. Il ressort ainsi de l'enquête que les Frères Prêcheurs ont eu une politique de leur espace davantage planifiée que les Frères Mineurs, puisqu'ils n'acceptèrent dans le choeur de leurs églises que les sépultures de prélats appartenant à l'ordre, surmontées d'une plate-tombe. De leur côté, les Frères Mineurs ont construit un discours original sur leur rôle dans l'accompagnement des mourants, à la fois dans l'iconographie et dans la littérature homilétique. Enfin, ce livre accorde une place importante aux procédés mis en oeuvre par les mendiants pour « créer » des saints parmi les prélats qui étaient issus de l'ordre ou qui en étaient des bienfaiteurs.

  • Ce livre se présente à la fois comme une synthèse sur la politique balkanique de l'Italie libérale et comme le renouvellement d'un objet longtemps éclipsé par la fortune historiographique des « guerres parallèles » du fascisme et par la patrimonialisation des « Risorgimenti » de l'Italie et des nationalités balkaniques. Ce renouvellement est de deux ordres : d'une part, une approche politique, sociale et culturelle des relations internationales centrée sur les acteurs (diplomates, militants, savants) ; d'autre part, une approche « impériale », encore inexistante en Italie malgré son apparition il y a quarante ans au Royaume-Uni : il s'agit d'étudier d'un seul tenant les circulations d'hommes et de modèles entre la métropole et ses deux terrains d'expansion privilégiés, les Balkans et l'Afrique.

  • Ce coffret se compose de 3 livres publiés par Dominique Briquel à des moments différents de son parcours scientifique. Le premier, daté de 1984, est issu de sa thèse de doctorat sur la légende de l'origine « orientale » des Étrusques, le second de 1991 qui explorait le même thème mais considérait la thèse d'une autre provenance, toujours orientale, et le dernier qui se consacrait à la thèse de l'autochtonie défendue en particulier par Denys d'Halicarnasse. L'auteur se refusait de faire de l'origine du peuple d'Étrurie une question historique. Ce qui l'intéressait, et le passionne toujours, c'est ce trait culturel des Anciens qui consiste à assigner une origine bien définie aux différents peuples, la plus ancienne possible, permettant ainsi d'établir une hiérarchie de dignité entre eux. Les Étrusques n'ont pas échappé à la règle et se sont vus attribuer des origines, soit extérieures, soit interne à la péninsule italienne, à travers des généalogies devenues des récits légendaires extrêmement diffus dans le monde méditerranéen.

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  • Publié en 1977, réédité en 1998, le livre de Jean Richard est une vaste synthèse sur les missions d'Orient. Promenant le lecteur, à la suite des franciscains et des dominicains, de la Crimée au Cathay et de l'Égypte à la Perse, l'ouvrage montre les efforts considérables effectués par les ordres mendiants, soutenus par la papauté, pour diffuser l'Évangile aussi bien auprès des peuples païens que des chrétientés orientales séparées, dans l'espoir de ramener celles-ci à l'obédience de Rome. Jean Richard insiste sur la direction pontificale de la mission. À partir du pontificat de Grégoire IX, une doctrine missionnaire se précise, et les papes successifs la font appliquer par ces serviteurs zélés de l'Église. Mais il s'interroge également sur la fin des missions médiévales, leurs succès, en particulier l'élargissement de la connaissance du monde, mais aussi leurs échecs, dus à la résistance du bouddhisme et de l'islam, à la fragilité des institutions provinciales et au petit nombre des moissonneurs, surtout après la Grande Peste de 1348.

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  • Vivre de la musique à Rome au XVIIIe siècle ; lieux, institutions et parcours individuels Nouv.

    Il s'agit d'une enquête d'histoire sociale et d'histoire urbaine, centrée sur les pratiques, les carrières et les cadres institutionnels de la musique dans une grande capitale européenne, Rome.
    L'ouvrage analyse les lieux et les institutions d'exercice, en prenant en compte leurs singularités comme leurs imbrications et leurs porosités, ainsi que le déroulement des carrières de près de 700 musiciens. Il envisage successivement les conditions d'exercice de la musique à Rome, la construction des carrières des artistes et, dans une dernière partie plus réduite, les évolutions du goût et de la professionnalisation. C'est le livre qui manquait sur la Rome musicale du XVIIIe, un peu hâtivement exclue de l'intérêt des spécialistes au profit du XVIIe siècle.

  • À mesure que le déclassement a été perçu comme un problème contemporain, il est devenu un objet de premier plan pour la sociologie des inégalités et, dans une moindre mesure, pour les études historiques qui ont privilégié les formes de mobilité ascendante, celles qui sont aussi les plus productrices de sources.
    En prenant en compte l'Ancien Régime tout en englobant le moment révolutionnaire, cet ouvrage collectif veut montrer la difficulté d'appréhender des situations de déclassement où se mêlaient, selon des degrés variables, appauvrissement, déshonneur, déchéance morale ;
    Restituer la parole - rare - des acteurs historiques sur leur expérience du déclassement ; montrer la difficulté de mesurer le déclassement à partir de marqueurs objectifs tant il s'agissait d'un phénomène relatif, parfois paradoxal, conditionné par un environnement social lui-même mouvant ; envisager le déclassement comme un processus en s'attachant à l'interprétation de trajectoires personnelles et collectives ; interroger, enfin, le rôle joué par l'État dans l'ordonnancement des frontières sociales.

  • L'ouvrage, paru en 1989, s'inscrit dans un renouvellement profond, durant les dernières décennies du XXe siècle, de l'historiographie des institutions romaines. Il ne s'agissait plus tant d'analyser leur fonctionnement interne, mais plutôt de s'intéresser aux pratiques de la vie politique, aux règles présidant à l'élaboration des sénatus-consultes, afin de tenter de comprendre le système politique dans son ensemble, autrement que dans une perspective juridique et strictement institutionnelle, « chercher à découvrir, sous l'habillage juridique, la réalité objective des phénomènes de pouvoir et de ses mécanismes ».
    L'ouvrage n'hésitait pas à mobiliser l'histoire des représentations, ce que l'on commençait à nommer la « culture politique », et, surtout, une approche des pratiques envisagées dans un espace relationnel, entre curie et Champ de Mars.

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  • L'histoire des Églises autocéphales - gouvernées de manière indépendante sans autorité ecclésiastique supérieure, mais sans renoncer à la communion interecclésiale - est généralement exposée dans les termes de la controverse et construite à l'aune des revendications politico-identitaires contemporaines. En ce sens, elle est fidèle à son creuset moderne : les nationalismes balkaniques du xixe siècle, qui présentaient le statut des Églises locales des nouveaux États comme la simple continuation des Églises autocéphales médiévales. Pour dépasser ce récit des origines, avec ses pièges sémantiques, et aborder le sujet de manière critique, ce livre reprend à nouveaux frais le dossier sur la longue durée, seule à même de montrer les franches ruptures entre les pratiques anciennes et la théorie récente. Au sein d'une géographie cohérente, du IXe au XXIe siècle, celle du monde slave depuis la Russie jusqu'aux Balkans, ce volume historicise les contextes dans lesquels prennent sens les tentatives d'autocéphalie, d'abord intimement liées aux décisions impériales byzantines et aux défis géopolitiques du moment. Avec les notions de schisme et de frontière, les autocéphalies sont des phénomènes particulièrement révélateurs des dynamiques d'une communauté qui prend conscience d'elle-même et qui veut accéder au gouvernement de soi.

  • Le manuscrit laissé par l'auteur à sa mort a été publié par deux de ses amis les plus proches, dont notamment Paul Veyne qui signe une courte préface pour sa réédition. L'ouvrage de 1981 reste la grande étude générale sur le phénomène de la gladiature dans la Rome ancienne. Les origines, sans doute en Italie du Sud, autour du IVe siècle avant notre ère, à l'apparition à Rome des premiers spectacles liés également aux combats de l'homme contre la bête, l'auteur examine ensuite la condition des gladiateurs, l'économie des spectacles, leur déroulement.
    Dans une réflexion finale qui a fait date, Georges Ville s'interrogeait sur ce qui avait rendu possible la gladiature et sur ce qui la fait disparaître.

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  • Les Academica de Cicéron sont généralement considérés uniquement comme un ouvrage majeur de la pensée sceptique. Le livre de C. Lévy montre qu'il s'agit de bien plus que cela. S'il est vrai que Cicéron fut un témoin majeur des tentatives d'élaboration d'une tradition sceptique, le concept même de scepticisme comme courant autonome de la philosophie ne sera théorisé qu'avec l'apparition du néo-pyrrhonisme d'Enésidème, qu'il ne semble pas connaître.
    L'identité philosophique de Cicéron est celle d'un Académicien, autrement dit d'un penseur pris entre le naturalisme de la période hellénistique et les premières manifestations d'un moyen platonisme assumant explicitement le retour à un Platon non-aporétique. Mais le choix de l'Académie permit aussi à Cicéron d'exprimer toute la richesse de sa culture philosophique et littéraire, ainsi que sa volonté de ne pas accepter passivement les cloisonnements traditionnels : monopole grec de la philosophie, séparation entre la philosophie et la rhétorique, opposition entre vie pratique et vie théorétique.
    Ce choix fut également, à la fin de sa vie, l'expression privilégiée de ses doutes, de ses drames personnels et de son désarroi devant la fin d'un monde, celui d'une res publica dont il se sentit toujours responsable.

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  • Ce grand livre paru en 1984 concerne l'étude du système civique et des cités, dans des perspectives d'histoire institutionnelle et politique ouvertes à des nouvelles approches attentives aux interactions entre le centre du pouvoir, l'empereur, et les dirigeants des communautés locales. Avec une lecture innovante des sources, l'ouvrage conteste l'idée d'une décadence, sous les Antonins, de l'autonomie des cités de l'Occident romain.
    Au contraire d'être des réalités antagonistes, le pouvoir impérial et les cités s'articulaient l'une à l'autre, l'empereur garantissant de manière pragmatique un "privilège de liberté" à ces dernières. L'auteur centre ses analyses sur le personnage du " curateur ", exerçant son mandat impérial en s'appuyant sur le réseau des élites locales, constituant le second acteur collectif de ce système de gouvernement.
    L'autonomie civique a donné à l'empire une certaine stabilité lui permettant de résister aux crises successives du Basempire en préservant une certaine civilisation municipale. Cette réédition est enrichie d'une préface de Antony Hostein, directeur d'études à l'EPHE et spécialiste du monde romain impérial, qui dresse un très complet bilan du destin historiographique de l'oeuvre de François Jacques.

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  • La singularité du système romain de l'annone, une ville, mais pas n'importe laquelle, approvisionne gratuitement en blé une partie de sa population (le fameux « peuple romain ») sans qu'elle engage pour autant des dépenses sans mesure, le froment venant de ses possessions d'outre-mer, a toujours attisé la curiosité des historiens. C'est à ce « service » qu'Henriette consacrait sa thèse à la fin des années 1970 pour en tirer un livre qui reste encore aujourd'hui une référence. Auguste, au début de notre ère, transforme l'annone en service administratif impérial. L'auteur va analyser sa structure et son fonctionnement, son personnel, notamment, bien sûr, les préfets, personnages très importants dans le dispositif du pouvoir impérial puisque son action couvrait l'ensemble des régions productrices de blé.

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