Littérature générale

  • Brillant dramaturge, écrivain, scénariste et cinéaste, Sacha Guitry (1885-1957) a dominé son temps par ses dialogues et ses célèbres aphorismes. Son oeuvre reste un bréviaire pour qui veut briller dans les dîners ou clore un discours par le mot juste.
    Guitry gratte la psychologie, le couple et la vie en société pour en tirer mots d'esprit ou sagesses cruelles. Si le monde de Sacha Guitry est un passé glorieux, un certain art de vivre, c'est avant tout l'Homme... et surtout la femme ! Les qualités, les vices, les charmes, les horreurs, la morale comme l'instinct : tout passe sur le divan du docteur Guitry.
    Homme de plume et amoureux du théâtre, Christophe Barbier nous emmène pour un savoureux voyage dans l'univers de celui qui semble avoir dédié sa vie à l'esprit français.

  • Frivole et sentimentale, animée d'un irrésistible désir de plaire et d'être aimée, indépendante et passionnée, Marie-Antoinette nous dévoile jour après jour les ressorts les plus intimes de sa vie.
    Avec une spontanéité parfois désarmante, elle confie à son journal ses joies, ses déceptions, sa recherche effrénée des plaisirs, son amour secret pour le comte de Fersen, mais aussi les rivalités de cour et les intrigues politiques. On suit pas à pas sa destinée singulière et tragique, depuis son arrivée à Versailles, à l'âge de 15 ans, jusqu'à l'effondrement de la monarchie en 1792. Grâce à ce journal imaginaire de Marie-Antoinette, Evelyne Lever offre la plus vivante des leçons d'histoire.

  • De 1926 à 1961, Joseph Kessel a pu suivre par trois fois Israël dans son essor. Depuis les premières colonies dans le désert, jusqu'à l'âge de sa souveraineté, en passant par la guerre qui a accompagné sa naissance officielle. Terre d'amour et de feu est le témoignage irremplaçable d'un grand reporter doublé d'un poète, et le cri du coeur d'un homme que ses origines plongent dans l'aventure israélienne.

  • Les infréquentables frères Goncourt Nouv.

    Tandis que leur prix est connu de tous, la vie et l'oeuvredes Goncourt ont sombré dans l'oubli. Pamphlétaire sincisifs, romanciers fondateurs du naturalisme, dramaturges à scandale, collectionneurs impénitents, ces langues de vipère se sont pourtant attaquées à tous les genres littéraires, et plus encore au genre humain. Suivre les Goncourt, c'est courtiser la princesse Mathilde, déguster avec Flaubert des « cer velles de bourgeois », supporter le luxe des demi-mondaines, survivre à la Commune, passer des salons des Rothschild aux soupentes sordides et recevoir toute l'avant-garde dans leur Grenier d'Auteuil. Leur journal, longtemps tenu secret, fait de ces réactionnaires entichés de révolution artistique les chroniqueurs affûtés d'un monde en plein bouleversement.

    À paraître
  • La réédition, en un volume poche, de deux petits ouvrages, aujourd'hui épuisés, du célèbre philosophe-historien Lucien Jerphagnon, décédé en 2011 :
    Laudator Temporis Acti (c'était mieux avant) :
    Paru en 2007. Solde des ventes : 10 150 exemplaires, épuisé depuis février 2012.
    Dans ce petit traité contre le pessimisme, Lucien Jerphagnon s'est amusé à collecter, depuis les philosophes grecs jusqu'à la littérature contemporaine, toutes ces réflexions négatives et défaitistes sur le bonheur, la famille, la politique, l'amour...

    Le Petit livre des citations latines :
    Paru en 2004. Solde des ventes : 27 100 exemplaires, épuisé depuis fin 2011.
    Dans cet ouvrage que Lucien Jerphagnon avait dédié, non pas comme on aurait pu s'y attendre à Saint Augustin, mais à son autre idole, Pierre Dac, il nous fait revisiter notre latin avec à chaque page une citation, sa traduction, et un commentaire toujours savant mais jamais sérieux.

  • Voltaire

    Raymond Trousson

    Si le XVII e siècle fut le siècle de Louis XIV, le XVIII e appartient au « roi Voltaire ».
    Philosophe déiste, dès les Lettres philosophiques, il a lutté contre ce qu'il nommait « l'Infâme » - le fanatisme, les superstitions et les préjugés de toute sorte - et prêché inlassablement la tolérance. Aujourd'hui encore, son Traité sur la tolérance, publié en 1763, n'a rien perdu de son actualité.

    Champion de la réforme judiciaire, adversaire de la torture et de la peine de mort, défenseur de la liberté de penser, ses combats pour les Calas, les Sirven, les La Barre et autres, ont fait de lui le symbole de la résistance à toutes les oppressions, le dénonciateur infatigable des crimes contre l'humanité et la pensée, celui qui, contre toutes les résistances, n'a cessé de pousser « le cri du sang innocent ».
    Seigneur de Ferney, il a transformé, en quelques années, une bourgade misérable en une petite ville florissante où cohabitaient paisiblement catholiques et protestants.
    Tel est l'homme que la foule acclame en 1778 à Paris, où il vient mourir après vingt- huit années d'exil, et celui que la Révolution, le 11 juillet 1791, porte au Panthéon.
    Deux siècles plus tard, il demeure une référence universelle et l'ancêtre des intellectuels engagés, l'un de ceux qui ont contribué à édifier le monde moderne.
    Admiré ou exécré, Voltaire l'insoumis ne laisse personne indifférent, et sa gloire demeure à la mesure des passions qu'elle éveille et des haines qu'elle nourrit. Sa longue carrière a été un incessant combat et nous sommes les héritiers de ses victoires.

  • Madame Céline Nouv.

    Madame Céline

    David Alliot

    « Tu es un petit ange de génie et de fidélité. » Ainsi Céline parlait-il de sa femme, Lucette Almanzor, connue sous le nom de Madame Céline.
    De leur rencontre en 1936 dans un studio de danse jusqu'à la mort de l'auteur de Voyage au bout de la nuit en 1961, la danseuse et l'écrivain ne se sont jamais quittés. Toute en grâce et en légèreté, elle a vingt ans de moins que lui. Célèbre, il l'aide pour sa carrière. Elle est dépensière, il est radin, elle est charmante, il est bourru, elle est élégante, il est mal habillé.
    L'Occupation à Montmartre, la fuite à Sigmaringen, l'exil au Danemark, elle a tout supporté par amour et fidélité. Quand le couple rentre en France après six années d'exil, avec le chat Bébert, il s'installe dans un pavillon à Meudon où il ouvre un cabinet médical, tandis qu'elle donne des cours de danse. Grâce à des archives inédites et des témoignages surprenants, David Alliot, spécialiste de Céline, perce le mystère de cette étrange alchimie qui unit ce couple pas tout à fait comme les autres. Gardienne de sa mémoire, elle veillera à la postérité de l'oeuvre de son mari. Jusqu'à son dernier souffle, Madame Céline recevra chez elle le tout Paris des lettres, admiratif et nostalgique, qui l'écoute raconter ses incroyables souvenirs. Pour la première fois, l'extraordinaire destinée de cette femme aussi discrète que mystérieuse nous est dévoilée.

    À paraître
  • Fille et épouse d'écrivain, née Marie de Hérédia, Marie de Régnier fréquenta dès son plus jeune âge les salons littéraires les plus en vogue de la Belle Époque. Elle devint poète, journaliste et romancière sous le nom de plume de Gérard d'Houville. Femme de lettres, femme du monde, elle fut aussi une véritable femme fatale. Gabriele D'Annunzio, Henry Bernstein, Jean de Tinan, tous succombèrent à son charme. Mais c'est à son propre beau-frère, Pierre Louÿs, qu'elle consacra son existence. Ces « noces secrètes » marquèrent une oeuvre et une existence sulfureuse. Traverser la vie de Marie de Régnier, c'est explorer les cénacles mythiques d'une époque révolue. On y croise Proust, Leconte de Lisle, Gide, Mallarmé, Valéry, Léautaud. Incarnation suprême des aspirations de la femme de lettres au tournant du XXe siècle, Marie fut l'égale de Colette et d'Anna de Noailles.

    Indisponible
  • Aragon avant Elsa

    Pierre Daix

    Jusqu'à sa mort, en 1982, Louis Aragon a farouchement contesté être l'auteur du mystérieux Con d'Irène, publié anonymement sous le manteau en 1928, et considéré par Camus et par Paulhan comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature érotique. Pourquoi tant de cachotteries? Pour comprendre, il faut remonter aux années 1920. Louis Aragon, jeune poète surréaliste sans le sou, se lie avec Jacques Doucet, élégant couturier de la Belle Epoque et mécène amoureux des lettres. Il plonge au coeur du mouvement dada, rencontre Picasso, Matisse. Et tombe sous le charme de ses trois muses...
    Pierre Daix conduit avec habileté cette enquête qui révèle le poète de jeunesse et fait découvrir ces femmes qui ont marqué le poète. D'abord, il y a celle " avec qui il ne s'est rien passé ", qui l'a influencé dans les envols de son art, nettement plus que les deux autres. C'est elle, disons Bérénice, qui, le plus douloureusement, l'a conduit jusqu'aux tréfonds de soi. Puis, Nancy Cunard, la poète richissime. Sans oublier la fatale Eyre de Lanux, peintre d'origine américaine... D'elles sont nées quelques proses majeures, comme La Défense de l'infini, Le Con d'Irène, ainsi que Blanche ou l'oubli.
    Plus tard, le poète à la plume expérimentale, qui se cherchait, inlassablement, au gré des rencontres et des désirs, ne voudra pas endosser la paternité de ses premières oeuvres, pourtant essentielles. Jusqu'à son dernier souffle, il aura nié. On a dit qu'il ne voulait pas se compromettre avec le roman, genre "bourgeois" condamné par le groupe surréaliste. Peut-être. Pierre Daix nous livre le premier Aragon, celui avant Elsa.

  • Comment est né À la recherche du temps perdu ? L'ampleur de ce roman-univers, la vie déroutante de complexité de Marcel Proust, son opposition virulente à l'élucidation des oeuvres par les données biographiques de leurs auteurs imposent à George D. Painter un défi ambitieux. S'attelant à cette tâche herculéenne, il livre un classique absolu de l'histoire littéraire. De la lumière des salons du Tout-Paris à l'obscurité de la chambre capitonnée, les amours, les névroses, les passions de l'écrivain sont dévoilées. Un cheminement biographique minutieux, serti d'anecdotes détaillées, qui est celui de la Recherche même.

    Indisponible
  • Eh oui, on l'entend suffisamment, le français est une langue particulièrement compliquée. Pourquoi, remarque Salomon Reinach, pourquoi écrire carotte, avec deux t, et compote, avec un seul, sinon que c'est l'usage ? Soyons donc indulgents avec les fautes d'orthographe. Mais sus aux fautes de grammaire. Et pourtant, la grammaire, quel ennui ! Que de souvenirs douloureux de dictées rayées de rouge, du redoutable zéro pointé, à cause de ce sacré accord du participe passé ! Que de règles où l'exception est reine, la logique parfois obscure, et l'explication souvent incompréhensible ! Mettez-vous donc dans la peau de Sidonie et, douze lettres plus tard, vous saurez les différentes façons de conjuguer le verbe asseoir, les subtilités de l'élision en poésie et que le h s'aspire devant héros mais non devant héroïsme. Le tout, en ayant parfait votre culture classique, puisque chaque exemple est puisé au coeur de notre littérature, et en vers s'il vous plaît. Une bible des bonnes manières de l'écriture qui se lit et relit - on oublie vite - avec un plaisir insoupçonnable.

  • Michel-Ange Nouv.

    Michel-Ange

    Marcel Brion

    « Pareil à l'éclair, je flambe au moindre feu que je rencontre », lit-on dans un sonnet adressé par Michel- Ange (1475-1564) à Tommaso Cavalieri. Ailleurs encore : « La substance de ma vie est ce qui me brûle et me consume, et en moi ce dont je vis est ce dont les autres périssent. ».
    Ce feu intérieur, lorsque Michel-Ange taille la pierre ou peint, habite les corps : feu du dynamisme de l'action, feu de la passion, feu spirituel de la foi chrétienne forgée dans l'ascèse savonarolienne puis éclairée par les doctrines des « illuminés » du cercle des amis de Vittoria Colonna. Comme tous les grands Toscans alternativement ou même simultanément violents et tendres, comme Dante, Michel-Ange contient dans son être le plus secret cette braise du feu sacré qui, des grands sensuels aux grands mystiques, est feu d'amour. Cette figure du génial titan, qu'il a souhaité apparenter à l'Empédocle de Hölderlin, Marcel Brion l'a fait revivre dans ce livre passionné et passionnant.

    À paraître
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