• En cet après-guerre, les grandes villes ont changé de structures, de fonction et de nom. Elles sont devenues des métropoles. Ces métropoles ont mal tourné. Elles sont aujourd'hui communément maudites. Pourtant, il y a une douzaine d'années seulement, les autorités, à l'avance, les béatifiaient. Comment expliquer cet échec urbain ? Une certaine idéologie anti-ville se repaît de banalités et fait diversion. Elle prophétise la fin des villes, sans élucider les raisons véritables de la crise actuelle de la ville. Les villes sont un mode d'être de la société. La métropole est devenue la formation urbaine dominante, parce que la sorte de concentration qui s'opérait en elle, constituait un facteur de croissance économique. Elle correspondait à la fois aux conditions nouvelles du développement de la production, et à l'évolution interne des rapports sociaux dans le capitalisme avancé, dont la couche sociale monopoliste était devenue la force motrice. Elle avait, par là-même, pour fonction sociale de consolider et d'amplifier l'hégémonie des classes dirigeantes. C'est ainsi que la politique urbaine de l'État a été axée sur le développement des métropoles. Leur aménagement fut, essentiellement et prioritairement, conçu en fonction de la production et de l'accumulation du capital. Cette déviation économiste, qui est structurelle, est la raison principale de leur mal aménagement, qui est à l'origine de la crise de la ville. Que valent les palliatifs proposés ? La politique des villes moyennes apparaît comme une bien curieuse affaire. La prolifération des néo-villages dans les parages lointains des aires métropolitaines et les villes nouvelles, ne font que confirmer la prépondérance des métropoles. Alors, que faire ? Penser se libérer individuellement en fuyant la ville, est une utopie inopérante. La lutte socio-politique, collective, à la fois revendicative, politiquement consciente, et s'articulant à l'ensemble du combat démocratique, peut, seule, permettre de libérer la ville.

  • Edition enrichie de Dominique Barbéris comportant une préface et un dossier sur le roman.

    D'où vient que nous revenions toujours à Jane Eyre avec le même attrait? Avec le sentiment d'y trouver le romanesque porté à un degré de perfection ? Le roman offre un concentré de ce que le genre peut produire : l'histoire d'une formation, l'affrontement d'un être solitaire avec sa destinée, la passion, la peur, le mystère. C'est la révolte d'une humiliée, d'une femme inconvenante parce qu'elle s'oppose aux hommes. Jane est sauvage, directe, déjà féministe. Face à elle, le cygne noir, Rochester, séducteur sulfureux, sadique et tendre, père et amant.
    Cette voluptueuse autobiographie déguisée - derrière Jane, on devine Charlotte - donne l'impression d'une âme parlant à l'âme.

  • « La force de la mer m'a souvent impressionnée, mais elle ne m'a jamais fait peur. Sa tendresse m'émeut encore tous les jours. J'ai l'impression qu'elle fait tout pour me rendre heureuse. »

    Écrit au seuil des années 1990, le manuscrit d'Océane ne sera jamais publié. Trente ans plus tard, avec l'accord de Marie et Hubert, fille et frère de Florence Arthaud, cette poignante déclaration d'amour à la mer voit enfin le jour, aux éditions Arthaud.
    Celle qui fut surnommée « la fiancée de l'Atlantique » dévoile l'origine de sa passion pour la voile mais aussi les moments difficiles, en mer, lorsque des accidents l'ont mise en danger ou lui ont fait perdre des proches, et sur Terre, où elle a dû faire face au défi d'être une des seules femmes dans le milieu de la course au large.
    En contrastes, en lumières, toutes les facettes de la personnalité de Florence Arthaud s'animent à nouveau, grâce à ce texte retrouvé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un amour fou Nouv.

    Grand Prix RTL et Prix Femina 1981, Catherine Hermary-Vieille dessine le portrait sensible et flamboyant de Jeanne de Castille, mère de Charles Quint : une femme désespérément amoureuse, mais trahie par ses proches, aux premiers rayons du Siècle d'Or espagnol.
    En 1509, à trente ans, Jeanne de Castille, fille d'Isabelle la Catholique et de Ferdinand d'Aragon, héritière du plus grand empire au monde, est enfermée dans la sombre citadelle de Tordesillas : elle y restera quarante-six ans au secret absolu.
    Veuve de Philippe le Beau, souverain des Flandres, elle l'a aimé d'un amour fou. Qu'a-t-elle fait pour mériter ce châtiment ? Pourquoi son fils Charles Quint la surveille-t-il si étroitement ? On la dit démente : un prétexte pour la tenir éloignée du pouvoir ?
    Catherine Hermary-Vieille s'est penchée sur le destin de cette reine d'Espagne, au temps de sa splendeur. Une multitude d'indices lui ont permis de donner une réponse à " l'énigme de Tordesillas ", un sens à l'existence de cette femme solitaire, amoureuse, abandonnée par son père, trompée par son mari et trahie par son fils en un siècle raffiné et violent : celui de l'Inquisition, de la colonisation des Amériques et de la Reconquista.

  • L'univers-ombre

    Michel Jeury

    Rob Lejeran s'est réveillé, seul et amnésique, sur un monde dont il ne sait rien... Aussitôt traqué par les forces de Sar, il va devoir se lancer dans un long et dangereux périple.

  • Où l'on retrouve Victor B., le photographe de presse qui aime tant les chats, héros nonchalant des romans noirs de Jean-François Vilar. Victor rentre à Paris, après trois années de captivité à l'étranger. Nous sommes en novembre 1989 et le mur de Berlin commence à s'écrouler. Son compagnon de détention, Alex Katz, est tué quelques jours plus tard sous les yeux de Victor qui ne croit pas une seconde à la thèse de l'accident. L'affaire se noue au fur et à mesure de l'entrée en scène de divers personnages, certains séduisants, d'autres moins. D'abord Solveig, la journaliste d'origine tchèque ; ensuite Abigail Stern, qui était la maîtresse de Katz et qui confie à Victor un journal intime écrit par Alfred Katz, le père d'Alex, pendant l'année 1938. Et puis, il y a le flic, Laurent, étrange et insistant, et un réalisateur de télévision un peu hors de course. Le temps, comme l'histoire, peut se faire plus ou moins transparent. On suivra, d'une même lecture, le drame présent et l'amour de Solveig et de Victor, tandis que celui-ci, chaque soir, dévore le journal d'Alfred Katz, nous faisant ainsi revivre son histoire d'amour avec la jolie Mila, prostituée à ses heures et modèle nu favori de Man Ray. Les surréalistes sont là, et les trotskystes : ce sont eux, bien sûr, les fantômes aux fronts troués qui seront assassinés les uns après les autres par la police de Staline. Les deux récits, celui de 1938 et celui de 1989, vont peu à peu se rapprocher, jusqu'à se fondre littéralement en une magnifique scène d'amour et de déambulation dans le square de la tour Saint-Jacques, une nuit où la peur et la beauté auront la même façon de s'exprimer : la chasse, en effet, n'a jamais cessé. Elle aurait même tendance à reprendre. Comment échapper aux flics déguisés, aux femmes qui sont des agents doubles, à l'histoire qui vous trompe ? Et, surtout, qui était Alfred Katz ?

  • Initiateurs de la démocratie, inventeurs du théâtre et des Jeux olympiques, excellents agriculteurs, grands navigateurs et conquérants, porteurs de récits fabuleux et des plus célèbres textes philosophiques... les Grecs ont tant apporté à notre monde, et ils ont encore beaucoup à nous apprendre ! Cette bande dessinée précise et accessible raconte avec dynamisme la grande Histoire comme la vie quotidienne de ces peuples de Méditerranée qui nous captivent depuis des milliers d'années.

  • En Guyane, le père d'Abel ramène un anaconda blessé qu'il confie à son fils. À partir de 8 ans

  • Bourlingueuse des années folles, Titaÿna parcourt le monde à la recherche d'expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés « les chasseurs de têtes ». Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des cadavres pour un dernier pèlerinage à la Mecque. Aux États-Unis, c'est à bord des « avions ivres » qui transportent l'alcool de contrebande pendant la prohibition que Titaÿna survole le pays. Pour compléter ce triptyque, ses « Mémoires de reporter », publiés pour la première fois, révèlent les coulisses de sa carrière de femme journaliste au long cours.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les sorciers et les sorcières ont existé de tout temps. À Rome, à Athènes, plus tard au Moyen Âge, ils vendaient ouvertement leurs charmes d'amour, leurs invocations à la pluie, leurs sortilèges pour le bétail, tout cela sans le moindre lien au diable. Mais tout changea vers 1450. La sorcière, qui pratiquait le petit commerce de la divination ou du simple maléfice, fut assimilée à une prêtresse du diable habituée du sabbat. Les grands massacres allaient commencer. Si la sorcellerie est éternelle, la mise à mort massive des sorcières en Occident ne fut pratiquée que pendant un temps assez court, tardif (1570-1630), et surtout sur une aire géographique restreinte, entre la Lorraine et la Westphalie, les Alpes et les évêchés rhénans. Pourquoi ? C'est ce à quoi Guy Bechtel s'est attaché à répondre. La liquidation des sorcières fait partie sans doute d'une époque, à partir des XIIe-XIIIe siècles, où l'on persécutait systématiquement les minorités jugées dangereuses : lépreux, Juifs, hérétiques, homosexuels... Et le martyre des sorcières, s'il s'enracine très loin dans l'Histoire, se poursuit encore aujourd'hui.

  • Une enquête dramatique menée par un jeune garçon.

  • Avant d'écrire Le Temps du soupçon, commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'État tenant de pareils propos, je serais resté en dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire. (Raymond Aron, 1968)
    Ce livre a été publié à la suite de la conférence de presse du général de Gaulle du 27 novembre 1967 au cours de laquelle ce dernier s'exprima à propos des Juifs et d'Israël en un raccourci « un peuple fier, sûr de lui-même et dominateur » qui devait marquer les esprits et suscita chez Raymond Aron des réflexions restées d'actualité.

  • De ses origines millénaires à l'avènement des grandes ascensions sportives, l'histoire de l'alpinisme est, avant tout, celle d'une fascination. Depuis toujours les hommes ont été intrigués et effrayés par la montagne. À l'assaut des sommets, l'alpiniste cherche en lui l'ultime sursaut lui permettant de vaincre dans la difficulté, de surmonter le danger et de lutter contre les éléments et la nature.
    De la conquête du mont Blanc en 1786 à l'alpinisme moderne, cette nouvelle édition de l'Histoire de l'alpinisme magnifie ces exploits et ces actes héroïques. Rédigé par deux grands spécialistes et historiens de la montagne, Roger Frison-Roche, écrivain, explorateur, guide de haute-montagne, journaliste et réalisateur, et Sylvain Jouty, cet ouvrage s'impose comme un hymne à la montagne et un livre de référence pour les amoureux de l'alpinisme.

  • - Une belle nuit, Jugonde ! Une nuit lourde de promesses ! Il humait : - Sentez-vous ? L'air véhicule des relents de meurtre. Je discerne un subtil parfum de police répandu partout. Cette soirée m'évoque certaines fins de journées d'été orageuses où l'on surprend, le long des caniveaux, des fuites de rats ; où des nappes de vapeurs empoisonnées, remontées des égouts, stagnent au ras des trottoirs. L'air sent la mort, ce soir ! Le secrétaire considéra son patron avec des sentiments proches de l'inquiétude. L'homme à la mine de hibou était-il un avocat ou un nécromant ? - En voiture ! reprit Lepicq. En voiture pour la maison du crime ! Nous allons découvrir comment on a tué, et qui a tué ! Nous allons tout découvrir ! Jamais je ne me suis senti aussi vivant que ce soir, où nous descendons chez les morts ! Cercueils, croque-morts et pierres tombales pour deux cadavres sans assassin. Et pour Prosper Lepicq, une course endiablée après le corps du délit. Une enquête magistrale à la manière noire.

  • Izo

    Pascal De Duve

    Izo est un être étrange. Grand et mince, manteau noir et chapeau melon, il arrive tout droit d'un tableau de Magritte. Sans passé, donc sans mémoire, sans langage mais d'une intelligence supérieure, sans a priori et donc ouvert à toutes les expériences, Izo devient polyglotte, philosophe, écologiste... Il s'essaie à toutes les religions, toutes les idéologies, il découvre le monde, le Paris contemporain dont, pour notre plus grand bonheur, Izo l'entomologiste observe les machines et les manies, les couleurs et les travers, les folies et les snobismes. Avec ce conte moderne, joliment burlesque et tendre, traversée des apparences, Pascal de Duve nous renvoie comme en miroir une image cocasse, souvent absurde, de notre existence.Pascal de Duve (1964-1993) a publié son premier roman, Izo, chez Jean-Claude Lattès en 1989. Son deuxième livre, Cargo Vie, journal de bord de son périple aux Antilles françaises en 1992, a connu lui aussi un immense succès. Atteint du sida, Pascal de Duve passera en direct à plusieurs émissions télévisées, dont Ex Libris, La Marche du Siècle, Durand la Nuit et apportera avec courage et sincérité un message de réconfort à tous ceux et celles qui souffrent de ce mal.

  • Du magazine "de charme" à la revue porno ou la vidéo hard, Patrick Baudry propose une lecture des produits contemporains de la pornographie et de leur consommation. Partant du constat que la pornographie propose une imagerie, des pratiques et des mises en scène radicalement distinctes de la sexualité vécue, il montre que cette différence tient à l'écart qu'il y a entre regarder, voir et visionner, entre sexe et sexualité, entre la ritualité sexuelle et le spectacle pornographique. Il était urgent de s'interroger sur cette dimension à la fois dérobée et très visible des sociétés contemporaines : loin de se laisser circonscrire à un outil de satisfaction des pulsions, la pornographie est devenue un monde, profondément révélateur, à l'âge des mass médias, d'un nouveau rapport de l'individu à soi, à l'autre et au monde.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À la Libération, Gaston Criel s'intalle à Paris et fréquente les milieux littéraires par l'intermédiaire de Jean Paulhan, qui le présente à Sartre (la légende raconte que le pape de l'existentialisme avait fixé à un paquet de Gauloises par mois le loyer qu'il demandait au poète désargenté pour la chambre qu'il lui louait rue Bonaparte). Pendant deux ans, à partir de 1945, il est le secrétaire de Gide.

    Peu avant l'Armistice de 1940, Robert Raynaud, le narrateur, est mobilisé. Il n'atteindra jamais le front car il est fait prisonnier et envoyé dans un camp de travail en Allemagne. En dépit de l'amertume de la situation, il y expérimente la camaraderie, les veillées pleines d'alcool. Puis arrive la Libération, ce temps suspendu, onirique, où Paris, que Raynaud regagne, est soudain transfiguré par la liesse et la fête. Errant des grands boulevards à Saint-Germain-des-Prés, dans un Paris tour à tour joyeux et mélancolique, il s'essaie pour survivre à tous les petits boulots – vendeur, assistant d'édition, etc. Jusqu'au moment où la paternité vient le conforter dans son nihilisme.

    Dans
    L'Os quotidien, Gaston Criel passe du désespoir au rire avec une insolence narquoise et nous transporte au cœur des illusions et des désillusions de l'après-guerre, sans concession aucune. Il dépeint des existences chaotiques et met crûment à nu les êtres. Premier écrivain français à avoir écrit sur le jazz, il en fait sonner le rythme et les variations : du jazzman il a le souffle puissant, du poète, le verbe acerbe et l'ironie mordante. Il pousse dans L'Os quotidien un cri vibrant, empli de rage et de sarcasme, qui laisse éclore une tendresse délicate pour les êtres et une ardeur à la jouissance des choses. Afin de restituer l'humanité dans toutes ses contradictions.

  • Une histoire du costume à travers les âges jusqu'au début du XXe siècle, nous permettant de découvrir les us et coutumes de chaque époque.

  • "Sarajevo était une belle ville, avec les minarets des mosquées qui brillaient au soleil, sur le fond vert des collines, avec les façades roses et bleues des demeures autrichiennes, les parcs et les promenades où passaient calèches et landaus, tandis que, dans l'Odéon, au milieu du parc des Juifs (on l'avait surnommé ainsi car c'était le lieu de rencontre des plus riches d'entre eux), un orchestre jouait des valses et des polkas. C'était au bord de la Miljacka, qu'enjambent des ponts de pierre construits par tous ceux qui ont dominé le pays. Clara pensait que lorsqu'elle serait une dame, elle ne porterait pas le shlafrok, la longue jupe de satin raide que les femmes juives portaient sur leurs jupons de batiste, et qui ne révélait rien de leur corps..." Les lumières de Sarajevo, un voyage plein de charme au coeur d'une communauté juive aujourd'hui disparue, mais que ces pages préserveront de l'oubli.

  • De l'idéal de la Sainte-Russie au Moyen Age, jusqu'au foisonnement actuel des utopies sur les décombres de l'utopie au pouvoir, la Russie semble avoir été gouvernée par l'utopisme religieux, politique, social ou idéologique. Cet ouvrage permet de revisite

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