• La vie du général est un roman. Il naît esclave à Saint-Domingue en 1762, des amours d'un aventurier normand, le marquis de La Pailleterie, et d'une esclave. Adolescent, il rejoint son père en Normandie, après avoir été vendu contre un billet de bateau. Après quelques années de dolce vita parisienne avec son ami créole le chevalier de Saint-George, et quelques duels, il se brouille avec son père et s'engage sur un coup de tête dans la cavalerie sous le pseudonyme d'Alexandre Dumas. La Révolution apporte la gloire à celui qui n'était encore qu'un sans grade, mais dont la bravoure force l'admiration. Son amitié avec trois camarades intrépides inspirera Les Trois Mousquetaires. Le héros gagne aussi l'amour d'une jeune fille qui s'éprend de lui dans la cour du château de Villers-Cotterêts. Mais la guerre sépare bientôt les mariés de l'an II. Dumas est nommé général, le premier général français d'origine africaine. En 1794, il invente les chasseurs alpins et conduit deux fois l'armée des Alpes à la victoire. Nommé à la tête de l'armée de l'Ouest, il démissionne au péril de sa vie pour épargner les Vendéens. Rappelé en 1795 à Paris pour réprimer une insurrection, il est devancé par son rival Bonaparte. Il combat néanmoins à ses côtés et il s'illustrera sous ses ordres pendant la campagne d'Italie. Ce nouveau Bayard arrête à lui seul, sur un pont, un régiment de cavalerie autrichienne, ce qui lui vaut d'entrer dans la légende. Figure emblématique de l'expédition d'Egypte, il finit par se brouiller avec Bonaparte et démissionne avec éclat. Détenu pendant un an et torturé dans les geôles du roi de Naples, il est ensuite mis sur la touche par Napoléon. Le général Dumas meurt de chagrin en 1806, privé de l'honneur de combattre à Austerlitz avec ses amis. Mort sans récompense, ni pension, ni décoration (on lui refuse la légion d'Honneur) il laisse un orphelin de 3 ans qui va plus tard reprendre le nom d'Alexandre Dumas et l'immortaliser à travers de célèbres romans. Le petit-fils du général Dumas, écrivain lui aussi, entrera à l'Académie française et sera l'auteur de La Dame aux camélias, inspiratrice de La Traviata.

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  • Une autre histoire

    Claude Ribbe

    Depuis le XVe siècle, la France, à l'instar d'autres pays d'Europe, s'est aventurée sur les mers. À mesure que les navigateurs, nourris d'angoisses et de fantasmes, descendaient vers ce qu'ils avaient cru être les limites du monde - et qu'ils y découvraient des peuples différents -, apparaissait le préjugé de couleur qui servirait de justification facile à l'esclavage et à la colonisation.
    Par la force des choses, de la rencontre avec les côtes d'Afrique et les îles d'Amérique, sont nées bien des figures remarquables. Plusieurs d'entre elles ont joué un rôle éminent. Pourtant, l'histoire officielle les a longtemps négligées ou écartées.
    À travers ces portraits de personnalités oubliées ou occultées de l'histoire de France - souvent inédits, toujours romanesques -, Claude Ribbe lève un coin du voile sur une autre histoire, bien étonnante, qui donne à réfléchir et permet de mieux comprendre la France d'hier et d'aujourd'hui.

  • Le premier des Alexandre Dumas n'est pas l'auteur des Trois Mousquetaires, mais son père : un demi-dieu, le personnage d'un roman que le fils aurait pu signer. Un chef-d'oeuvre de vie.
    Thomas Davy de La Pailleterle est né esclave à SaintDomingue sous le règne de Louis XV. Sa mère était une négresse, comme on disait. Zézette ou Cézette, c'est selon. Mais l'enfant de l'Africaine est aussi l'enfant d'un marquis.
    Bientôt Thomas laisse le soleil, pour toujours. Il traverse l'Océan, retrouve son vieux père indigne et libertin qui, pour revoir sa Normandie, l'a échangé contre un ticket de bateau. Il découvre l'hiver. Il frissonne : en France, les gens comme lui, on les appelle des mulâtres et on ne veut plus trop les voir. Thomas a un corps de bronze, mais son coeur est tendre. Epris d'aventure et de liberté, il devient l'ami d'une célébrité : le chevalier de Saint-George, fils de mousquetaire mais lui aussi né esclave aux îles de l'Amérique.
    Pendant que, là-bas, à Saint-Domingue, Toussaint Louverture s'apprête à donner le signal de la révolte, Thomas flambe ses vingt ans aux derniers feux de l'Ancien Régime puis, les poches vides, s'engage dans le régiment des dragons de la reine sous un pseudonyme de conquérant : Alexandre Dumas. A la pointe de son sabre et à cheval, le dragon de la reine devient, à la faveur de la Révolution, général de cavalerie. Bientôt il croisera un garçon de vingt-six ans au regard enfiévré, lui aussi né sur une île, lui aussi général de la Révolution. Il s'appelle Napoléon Bonaparte.
    Alexandre Dumas, le dragon de la reine est l'histoire vraie d'Alexandre Dumas père.

  • Qui connaît vraiment le chevalier de saint-george ?
    Cet aventurier mythique du xviiie siècle, compositeur talentueux qui influença mozart, était jusqu'à présent resté si énigmatique qu'on ignorait même son état civil.
    L'ouvrage de claude ribbe, fondé sur des documents inédits, lève enfin le voile sur joseph de bologne de saint-george (1745-1799), fils d'une esclave de la guadeloupe et d'un ancien mousquetaire. escrimeur réputé invincible, cavalier de la garde du roi, agent secret, colonel d'un régiment d'africains et d'antillais de l'an ii, celui qui passe pour l'un des plus grands séducteurs de son époque a eu une vie digne d'un film de cape et d'épée.
    Son chemin le mènera de la guadeloupe à paris et à la cour, oú il deviendra l'intime de marie-antoinette, croisera laclos, le chevalier d'eon, le général dumas, haydn, philippe egalité, mirabeau et, bien sûr, les plus belles femmes de son temps. mais saint-george était né esclave. cette révélation, qui met en lumière un tabou de l'histoire de france, amène aussi à reconsidérer un siècle dont on croyait tout savoir.

  • Eugène Bullard

    Claude Ribbe

    La vie romanesque d´Eugène Bullard (1894-1961), aviateur afro-américain, jazzman, activiste et francophile, était bien assez romanesque pour inspirer un roman. Né dans la Géorgie ségrégationniste de la fin du XIXe siècle, le jeune Bullard, traumatisé par une tentative de lynchage visant son père, s´enfuit en clandestin sur un steamer en partance vers une Europe qu´il idéalise.


    Pour survivre, il deviendra cible vivante dans une foire, artiste de music-hall, boxeur, avant de découvrir le Paris de la Belle époque au moment même où l´Europe s´embrase. C´est la guerre.


    D´abord engagé dans la légion et frère d´armes du peintre Kisling, Bullard, blesséà Verdun, rejoint l´aviation française et devient le premier pilote militaire « noir » de l´histoire, avant de participer à la naissance du jazz dans le Montmartre de l´entre-deux guerres qui va servir de cadre, sur fond de Charleston, à une trépidante histoire d´amour.

  • Le parti colonial réussira-t-il à abattre le brillant, l'invincible Saint-George, vivante contradiction du préjugé de couleur ? Que va-t-il se passer avec Marie-Antoinette, D'Eon, Laclos, Mirabeau, Marat ou Mozart ? Saint-George franc-maçon, agent secret? " Noir " ou " blanc " ? S'agit-il d'une oeuvre de fiction historique ou d'une véritable confession tirée de quelque grimoire ? Difficile de trancher, parfois, tant l'auteur et son héros semblent jouer à passer chacun de l'autre côté du miroir, tant l'imaginaire est au service du réel.
    A travers cette oeuvre mûrie de longue date, Claude Ribbe laisse enfin la parole à un héros emblématique, dont il est sans doute le plus intime connaisseur. Au-delà de sa couleur - qui aujourd'hui intrigue plus que jamais - l'escrimeur musicien, l'aristocrate de Versailles, né esclave aux Antilles, l'ami révolutionnaire de la reine, attachant et complexe, nous fait découvrir un autre siècle des Lumières, une autre Révolution.

  • Né esclave à saint-domingue des amours d'un fugitif normand, le marquis de la pailleterie, et d'une " négresse ", césette, le magnifique thomas-alexandre devient général en chef de la révolution sous le pseudonyme d'alexandre dumas.
    Droit sur ses étriers, sabre au clair, bravant les préjugés, assumant sa sensibilité, le général dumas, jusqu'aux sommets enneigés des alpes, va mener à la victoire ses soldats de l'an ii et poursuivre dans le nord, les pyrénées, en vendée, en belgique, en italie, au tyrol, en egypte, les adversaires de la jeune république, au nom d'une idée encore neuve: les droits de l'homme. mais pour l'ambitieux bonaparte, qui lui voue une haine implacable, c'est un concurrent dangereux qu'il faut abattre à tout prix.
    Dans ces combats de géants qui inspireront ses plus célèbres pages au fils du général, l'écrivain alexandre dumas, le héros est soutenu par une femme d'exception et par l'amitié de trois intrépides et sympathiques compagnons - un creusois, un lyonnais, un picard - qui pourraient bien être les modèles d'athos, porthos et aramis. en étayant solidement cette biographie sur des documents d'archives inédits et exceptionnels, dont l'étonnant journal de captivité du général dans les geôles du roi de naples, retranscrit en annexe, claude ribbe révèle enfin tous les mystères du diable noir.
    L'histoire vraie de ce d'artagnan américain, est plus époustouflante, plus romanesque encore, que tout ce que son fils a pu ou bien voulu nous en dire.

  • Crime de napoleon

    Claude Ribbe

    • Prive
    • 1 Décembre 2005

    Plus d'un million de personnes vouées à la mort selon des critères " raciaux ", un génocide perpétré en utilisant les gaz, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dévorés vivants par des chiens, deux cent cinquante mille citoyens enchaînés et mis en esclavage, un plan de déportation meurtrier incluant d'anciens parlementaires, des escadrons de la mort pour traquer les résistants et les brûler sur place, des camps de triage et de concentration, des " lois raciales ".
    Cent quarante ans avant la shoah, un dictateur, dans l'espoir de devenir le maître du monde, n'hésite pas à écraser sous sa botte une partie de l'humanité. ce n'est pas de hitler qu'il s'agit, mais de son modèle, bonaparte. comment les exactions de ce despote misogyne, homophobe, antisémite, raciste, fasciste, antirépublicain, qui détestait autant les français du continent que les corses, ont-elles pu, jusqu'à présent, rester ignorées du grand public ? pourquoi une certaine france, au xxie siècle, s'acharne-t-elle à faire du boucher des " noirs " un héros national ? deux cents ans après, claude ribbe dénonce enfin, pour la première fois, preuves et témoignages à l'appui, le crime de napoléon.

  • L'expedition

    Claude Ribbe

    • Rocher
    • 25 Août 2003

    Pauline se moque bien du qu'en-dira-t-on.
    Elle n'en fait qu'à sa tête, dit ce qu'elle pense et se plaît à déranger. Jeune, jolie et rebelle, cette chipie aime la mode, la danse, les beaux garçons, et surtout son frère, l'ambitieux Napoléon Bonaparte. Maintenant que la guerre est finie, la coquine ne songe qu'à s'étourdir dans le tourbillon des fêtes magnifiques qui s'annoncent à Paris, en ce second automne du XIXe siècle. Son époux, le séduisant Victor-Emmanuel Leclerc, n'a pas trente ans.
    Obsédé par l'infidélité notoire de Pauline, il apprend qu'il a été désigné par Napoléon pour commander l'expédition chargée de rétablir, au mépris des acquis de la Révolution, l'ordre esclavagiste dans la colonie française de Saint-Domingue, désormais sous le contrôle de Toussaint- Louverture. Victor-Emmanuel sera-t-il capable, sans déshonneur, de remplir une telle mission ? Et que fera l'insouciante Pauline, loin des salons parisiens, obligée de suivre son mari sous les tropiques, pendant ces étranges vacances qui pourraient bien lui faire découvrir des plaisirs et des dangers qu'elle n'a jamais imaginés ?

    Sur commande
  • Une saison en irak

    Claude Ribbe

    • Prive
    • 22 Septembre 2005


    " cette histoire a une histoire : une inconnue m'a téléphoné à paris, en plein hiver.
    elle parlait d'un document à me remettre. je pensais que c'était sans aucun intérêt pour moi, mais j'ai été bouleversé par cette petite voix hésitante qui laissait percer un léger accent américain. en fait, c'était une orientale, une reine de babylone coiffée d'un foulard et chaussée de baskets. l'oeil brillant, elle m'a tendu une liasse de feuillets manuscrits reliés dans un classeur pas très ragoûtant.
    les pages étaient crasseuses et tachées. on aurait dit du sang. elle prétendait que c'étaient les notes prises au jour le jour par un journaliste français en irak, juste après la guerre, que je pouvais en faire ce que je voulais. malheureusement, au moment oú j'allais lui poser quelques questions, elle m'a planté là. alors, attablé tout seul dans la brasserie oú nous avions rendez-vous, sous les regards narquois de quelques habitués, j'ai commandé à dîner, ouvert le classeur et commencé à lire.
    ".

  • Plus d'un million de personnes vouées à la mort selon des critères « raciaux », un génocide perpétré en utilisant les gaz, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dévorés vivants par des chiens, deux cent cinquante mille citoyens enchaînés et mis en esclavage, un plan de déportation meurtrier incluant d'anciens parlementaires, des escadrons de la mort pour traquer les résistants et les brûler sur place, des camps de triage et de concentration, des « lois raciales ».

    Cent quarante ans avant la Shoah, un dictateur, dans l'espoir de devenir le maître du monde, n'hésite pas à écraser sous sa botte une partie de l'humanité. Ce n'est pas de Hitler qu'il s'agit, mais de son modèle, Bonaparte.

    Comment les exactions de ce despote misogyne, homophobe, antisémite, raciste, antirépublicain, qui détestait autant les Français du continent que les Corses, ont-elles pu, jusqu'à présent, rester ignorées du grand public ? Pourquoi une certaine France, au XXIe siècle, s'acharne-t-elle à faire du boucher des « noirs » un héros national ? Deux cents ans après, Claude Ribbe dénonce, témoignages et preuves à l'appui, « le crime de Napoléon ».

    Ce vigoureux pamphlet, devenu un classique de la littérature antinapoléonienne, révèle, avec la verve d'un Chateaubriand, la face sombre de Napoléon. Il s'inscrit dans un cheminement littéraire et audiovisuel, déjà riche, voué à la lutte contre le racisme.

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