• La science nous a toujours paru comme un fondement de valeurs sûres.. Elle nous a garanti l'honnêteté dans la recherche, une bonté implicite dans ses buts et la certitude du progrès. Elle est arrivée à nous fournir le sens de l'absolu et la signification la plus concrète de l'humain. Depuis quelque temps cependant, le mythe de la science s'effrite : elle est accusée, entre autres, de cautionner des manipulations génétiques qui détruiraient l'individualité, et d'avoir fabriqué la bombe atomique qui pourrait supprimer l'humanité tout entière. La science ne semble plus capable de nous assurer un absolu réconfortant, et cette relativité qui imprègne les hypothèses, les modèles et les résultats de toute recherche, est vécue comme une déchéance, une mystification. Mais à la base de ces transformations, il y a une profonde interrogation : il n'est plus question de croire à une seule vérité, et les concepts mêmes sont remis en cause. Il en est ainsi pour l'un des piliers de la science : la médecine, dont les certitudes et les valeurs sont devenues indéterminations et questionnements. Et dans le cadre de la médecine, la psychiatrie semblerait nous offrir à son tour une disponibilité particulière pour une remise en cause radicale. Parce qu'elle est caractérisée par des limites estompées, par une pathologie et une clinique essentiellement variables et diverses, par le polymorphisme. Le psychiatre peut, en quelque sorte, guider les nouvelles orientations de la pensée médicale, maintenir l'élan pour une transformation radicale, et aider à définir une médecine plus sensible à des nécessités qui dépassent la seule élimination de la souffrance et des symptômes. Une médecine moins idéalisée certes, mais peut-être davantage prête à répondre à nos questions essentielles.

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  • Mississippi, 1857. Quel capitaine de vapeur sensé refuserait le marché de Joshua York ? Cet armateur aux allures de dandy romantique offre des fonds illimités pour faire construire le navire le plus grand, le plus rapide et le plus somptueux que le fleuve ait jamais connu. En échange, ses exigences paraissent bien raisonnables : garder la maîtrise des horaires et des destinations, et, surtout, ne jamais - à aucun prix - être dérangé dans sa cabine hermétiquement close, dont il ne sort qu'une fois la nuit tombée. Voilà enfin l'occasion qu'attendait le capitaine Marsh, vieux loup de rivière aux proportions gargantuesques, pour relancer sa compagnie en perte de vitesse. Si ce formidable vapeur lui permet de coiffer ses concurrents au poteau, peu lui importe les lubies de l'étrange armateur. Jusqu'au jour où une vague de meurtres sanglants apparaît dans le sillage du Rêve de Fèvre...

  • Voulons-nous nous connaître à fond, drainer tous les mystères qui pourraient nous concerner, ou éviter de savoir qui sommes-nous vraiment, quitte alors à opérer d'inépuisables"retouches" à notre identité ? Regardons-nous vivre au jour le jour, revoyons nos projets, récupérons nos souvenirs pour savoir au moins qui nous étions jusqu'à hier. Mais en laissant la porte ouverte au lendemain qui est à la fois si proche et si insaisissable.

  • La satisfaction peut anéantir le désir, mais elle peut aussi l'alimenter. Vouloir tout connaître peut cacher, derrière une louable intention, la volonté de dévoiler l'inconnu dans tous ses replis, jusqu'à une compréhension détaillée de la vie dont nous sommes porteurs. A travers une connaissance du Monde de plus en plus approfondie, finirons-nous par admettre avoir tout compris ?

  • 3003. On découvre des documents révélant que 300 ans plus tôt, le monde aurait du cesser d'exister. Trois réactions: ceux qui pensent qu'il s'agit d'un monstrueux canular, des fanatiques qui y croient ferme, et la majorité, surprise, mais constatant que le monde est toujours là. Le comble est la réapparition sur terre de personnes mortes depuis longtemps, tous des couples, certains célèbres à leur époque; envers et contre tout ces couples étaient restés ensemble toute leur existence: Adam et Ève, Abraham et Sara, Pericles et Aspasie, Eloïse et Abélard, Edouard d'Angleterre et Wally Simpson, Bill et Hillary Clinton. On assiste à une confrontation entre Adam et Ève voulant se faire pardonner d'avoir transgressé les préceptes divins et provoqué la « chute », et les Clinton cherchant à les excuser au nom de l'Humanité. Les vivants pensent que, si le monde n'a pas été détruit, c'est grâce à ces couples restés fidèles malgré les aléas de la vie. Ils souhaitent que ce genre de couple puisse encore exister pour la protection des Humains, mais craignent que la plupart finissent par ne plus se supporter et se séparent.

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  • A new benchmark in modern SF. A sharp, clever, funny morality tale that answers the biggest question of all: what makes us human?

  • Georges Abraham, professeur à la Faculté de médecine - département de psychiatrie - aux Universités de Genève et de Turin. Chargé d'enseignement en sexologie à la Faculté de médecine de l'Université d'Aix-Marseille. Médecin-consultant au Centre psycho-social et au Centre de gériatrie de Genève. Docteur en médecine et en philosophie. Psychiatre, neurologue, psychanalyste, il est membre de la Société internationale de psychanalyse. Georges Abraham est responsable de nombreuses publications dans les domaines de la psychiatrie, psychothérapie, psychanalyse, sexologie, hypnose. Antonio Andréoli est Privat-docent de l'Université de Genève, médecin-chef de l'un des secteurs du dispositif psychiatrique de cette ville. Engagé dans la pratique psychiatrique, psycho-thérapeutique et psychanalytique, il est l'auteur d'une cinquantaine de publications. Il a déjà édité, en collaboration avec W. Pasini, le livre « Eros et changement : le corps en psychothérapie » (Payot, 1981) et, en collaboration avec G. Abraham et I. Siméone, « Vecchi buoni e vecchi cattivi : introduzione a una gerontologia critica » (CIC, 1981).

  • Âme et corps - ou si l'on préfère psyché et soma - vivent, ou mieux cohabitent depuis toujours. Il y a eu des sursauts du côté de l'âme, revendiquant une primauté de tout ce qui est subjectif et appartenant ainsi davantage à l'histoire personnelle de chacun, par rapport à ce que l'on qualifie d'objectif, qui demande une vérification impersonnelle constante. Mais le plus souvent, c'est le corps, avec ses poids et mesures, qui a provoqué des secousses assez violentes débouchant sur des tentatives de nier l'existence de l'âme.
    Dans cet ouvrage, les auteurs se disent convaincus non seulement qu'un mariage en bonne et due forme pourrait officiellement avoir lieu entre l'âme et le corps, mais qu'il a peut-être déjà été célébré en secret. Comment ? Par le biais autant d'une observation plus systématique des émotions de chacun d'entre nous, que d'observations non moins systématiques de notre imaginaire et de nos rêves.

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  • No us sommes tous poursuivis, si l'on peut dire, par notre passé et inquiétés par ce lendemain qui est notre avenir. Un avenir fait de programmes, voire parfois d'utopies, mais aussi de surprises, qu'elles soient bonnes ou moins bonnes.
    Car la troisième dimension du temps, le présent, est difficile à saisir, à prendre forme, et l'on finit par s'en méfier, ou par le vivre comme une région de frontière entre, justement, passé et futur.
    Ayons quand même le courage de regarder le présent de plus près, tout en lui faisant davantage confiance. De le valoriser en tant que tel, en en démythifiant les contours fantomatiques.
    Ce présent, au fond, il est davantage nous-mêmes que notre histoire prise dans son ensemble. Tout simplement, chacun de nos instants, bien qu'ils paraissent identiques, ni plus ni moins que des clones, sont en réalité, si nous regardons bien, très différents l'un de l'autre.
    Au lieu de rêvasser de voyages dans l'espace cosmique, embarquons-nous donc pour un voyage dans le temps ; le temps de notre vie, le temps de tous nos jours.

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  • Jadis minable habitant des collines mexicaines, Ramon Espejo est aujourd'hui un pauvre colon de la planète São Paulo. Son boulot de prospecteur lui permet à peine de survivre. Peut-être Dieu l'a-t-il voulu pauvre, sinon Il ne l'aurait pas fait si mauvais.
    Un soir, au cours d'une bagarre devant un bar, il tue un homme. Plus tard, il ne se rappellera même pas ce qui l'a amené à ce meurtre. Il ne se souviendra que de l'alcool et de la fureur. Mais dès le lendemain, les ennuis lui tombent dessus. Le mort était un de ces gros pontes, un diplomate en mission secrète. Ramon doit s'enfuir dans les territoires inexplorés du Nord.
    Mieux vaut se retrouver seul en pleine terra incognita, loin des lois et de la civilisation. Chaque fois qu'il part en expédition, il est sûr que ce sera la bonne, celle qui le rendra riche. Oui, même aujourd'hui...
    Mais ce qu'il trouve - ou ce qui le trouve - est terrifiant... et le réduit en esclavage, comme seule une espèce supérieure peut avilir les humains. Ramon Espejo devra lui montrer de quoi est capable un homme. Lui montrer ce qu'est un être humain - un mélange de rage, d'intelligence et d'instinct de survie. Il découvrira en lui-même des ressources insoupçonnées. Et il finira par comprendre ce qui l'a poussé à tuer ce diplomate...

  • A new benchmark in modern SF. A sharp, clever, funny morality tale that answers the biggest question of all: what makes us human?

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