• Yann Le Bohec, grand historien militaire, nous livre ici une érudition vaste et authentique, une honnêteté intellectuelle scrupuleuse et un anti conformisme qui signe une pensée dynamique, et une passion pour l'histoire de Rome.
    Cet ouvrage part de l'histoire militaire pour proposer une nouvelle compréhension de l'histoire générale (histoire politique, économique, sociale, culturelle et religieuse). Il se présente comme un complément de La Guerre romaine parue en 2014.
    L'auteur a cherché à décrire puis à expliquer les succès de l'armée romaine sur dix siècles, et son échec final.
    Il a trouvé des guerres et des batailles oubliées par ses prédécesseurs.
    Il décrit les guerres et les batailles, menées par les Romains et aussi en tenant compte de leurs ennemis ; ces derniers ont été jadis négligés et pourtant il est indispensable de les connaître si l'on veut comprendre l'histoire.

    Le livre comprend 11 cartes et 57 planches, dont des inédits, qui permettront de comprendre le texte.

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  • L'histoire de Rome est inséparable de ses guerres. De 509 à 338 av. J.-C., la cité mena un « struggle for life ». Puis, elle s'empara, de 338 av. J.-C. à 106 ap. J.-C., de tout le bassin méditerranéen, et elle finit par contrôler un domaine immense. En 406-410 ap. J.-C., elle le perdit.
    Ce livre présente les guerres que Rome a gagnées grâce à un outil militaire exceptionnel, et celles qui ont été perdues. Il montre la supériorité des techniques de combat, de l'armement, de l'organisation et d'un art du commandement sans faille, qui s'est peu à peu éteinte au sein d'un empire confronté à de nouveaux ennemis. En étudiant les sources, les textes, l'épigraphie et les dernières découvertes de l'archéologie, Yann Le Bohec exhume des batailles inconnues et des guerres oubliées, et fait le vivant récit d'une milice de paysans qui a fini par dominer le monde.

  • La fascination publique pour César semble éternelle. Personnalité hors norme, faiseur de mondes, il a suscité une littérature immense souvent bien éloignée de la réalité du personnage. L'historien Yann Le Bohec, grand spécialiste de l'armée romaine, réunit et met à jour ici ses recherches sur le fameux chef de guerre.
    Ni biographie, ni étude globale, ce livre s'attache à la seule facette militaire du pontifex maximus. S'appuyant sur une immense connaissance des textes anciens, l'auteur met à profit les études et les fouilles des sites les plus récentes, afin d'affiner la chronologie et de mieux connaître les parties en présence, leurs forces matérielles et morales.
    Yann Le Bohec nous offre ainsi des mises au point magistrales sur la manière dont César a conduit ses troupes, avec une force psychologique rare et le soutien des dieux et du droit. Suivant d'abord la chronologie, il explore ensuite certains aspects primordiaux de la guerre?: la poliorcétique, le rôle des esclaves, la guérilla... sans oublier, bien sûr, Vercingétorix et Alésia. Il apporte enfin des éléments pour contribuer à l'histoire militaire de la guerre civile, qui opposa César à Pompée.

    Un livre pour redécouvrir César, stratège et meneurs d'hommes.

  • Yann Le Bohec nous plonge dans la vie quotidienne des soldats romains à l'apogée de l'empire, de 31 av. J.-C. à 235 ap. J.-C. : qui étaient les hommes recrutés pour faire la guerre, comment se déroulait une journée au camp, comment les soldats conciliaient leur religion et leur métier, leur vie familiale et leurs loisirs, quelles étaient les punitions, corvées, récompenses...
    À partir des sources disponibles (les textes des grands auteurs, l'épigraphie, la papyrologie et la numismatique), et des nombreuses et récentes découvertes des archéologues, notamment les ostraka, les papyrus et les tablettes, l'auteur nous permet de comprendre pourquoi l'armée romaine du Principat a atteint un niveau d'excellence sans exemple dans l'histoire.
    Avec ce nouvel ouvrage, Yann Le Bohec, le grand spécialiste de l'armée romaine, apporte une contribution précieuse et originale à l'histoire militaire.

  • L'armée romaine a été l'armée la plus efficace non seulement de l'Antiquité mais encore de toute l'histoire. En cinq siècles, elle a conquis un empire immense - elle a su le garder pendant cinq autres siècles - et, après sa disparition, elle n'a laissé que des regrets. Sait-on que Rome, qui a tant fait la guerre, ne rêvait que de paix ? Les Romains avaient mis en place de nombreux garde-fous religieux et juridiques pour éviter la confrontation armée. Mais, une fois engagée sur le chemin de la guerre, Rome ne concevait pas de s'arrêter, sinon sur une victoire claire et nette. Sait-on aussi que les Romains ont inventé la logistique, le génie militaire, la médecine militaire et le« deuxième plus vieux métier du monde », le renseignement ? Ils ont même conçu la guerre biologique et chimique. Et, fait étonnant, cette armée exemplaire a nourri en son sein des vaincus, des déserteurs et des traîtres !

  • L'histoire de Rome est celle, extraordinaire, d'une petite cité qui a failli disparaître cent fois en deux siècles (509-338) avant de s'imposer à ses proches voisins, puis à toute une région - le Latium -, ensuite à l'Italie (272), et enfin au monde tout entier de l'époque, c'est-à-dire le monde méditerranéen.
    Pourtant, les Romains rejetaient la guerre et aimaient la paix. Faut-il chercher dans leur organisation politique, dans leur vie économique, dans leurs structures sociales ou dans leurs productions culturelles les raisons de la résistance d'une suprématie qui dura jusqu'à la chute de l'empire, au Ve siècle après J.-C. ?
    En mêlant approche chronologique et questionnements thématiques, cet ouvrage dresse un panorama de ce que nous savons de l'histoire romaine.
    /> Il offre ainsi une introduction éclairante au monde des Romains.

  • De César, on connaît surtout l'homme politique et l'écrivain mais peu le chef de guerre, stratège talentueux - dans l'art de remporter les guerres -, tacticien habile - dans l'art de remporter les batailles -, et qui éleva son art au rang d'une science presque exacte. Ce génie militaire s'illustre surtout dans deux conflits majeurs. Durant la guerre des Gaules (58-51 av. J.-C.), César met sur pied une armée sans équivalent dans l'histoire : la préparation, l'armement, la logistique, la tactique et le service de renseignements sont pensés pour faire des Romains des professionnels de la conquête. La guerre civile qui suit (49-45 av. J.-C.) voit César affronter un autre capitaine d'exception, Pompée. Grâce à une approche profondément renouvelée, Yann Le Bohec dévoile le talent militaire de César qui lui permit de gagner les cimes du pouvoir.

  • Si le nom de Spartacus nous est familier peu de monde peut se vanter de connaitre la véritable histoire du gladiateur. Cette biographie retracele Spartacus historique.

    Spartacus est né d'une famille libre, au I er siècle avant J.-C. (vers 93), dans la province de Thrace, province de culture grecque conquise par Rome. Très jeune, victime d'une razzia, il fut vendu comme esclave. N'ayant pu faire valoir son statut d'homme libre auprès d'un tribunal romain, il devint gladiateur. Entre 73 et 71, l'esclave prit la tête d'une grande insurrection contre Rome. Comment ces hommes de toutes origines, souvent des esclaves fugitifs, sans moyens, sans formation militaire, sans armes, purent-ils défier l'armée romaine et vaincre des légionnaires rompus à tous les combats ?
    Rome mobilisa contre eux plusieurs armées, les meilleurs soldats de l'époque, et pourtant, au moins cinq légions, soit 25 000 hommes, furent anéanties... Rome prit peur et fit appel à l'illustre Crassus pour vaincre Spartacus. À l'aide des rares sources écrites, Yann Le Bohec tente de répondre à ces questions. Il reprend la chronologie des faits, reconstitue le parcours des insurgés, analyse la situationmilitaire de Rome, et nous donne une lecture inédite de l'« énigme » Spartacus.
    L'histoire d'un homme qui, d'une condition subalterne, s'est hissé à l'égal d'un authentique chef de guerre.

  • Guerre de l'Europe contre l'Afrique, les guerres puniques, qui durèrent plus d'un siècle, se soldèrent par la victoire de Rome. Á l'appui des dernières découvertes, ce livre réattribue les responsabilités et analyse les causes de la victoire. Pendant plus d'un siècle, Rome et Carthage vont s'affronter dans ce qui reste l'un des conflits majeurs de l'histoire de l'humanité. Première « guerre de cent ans », ponctuée de victoires, défaites et trêves, elle se déroula sur terre et sur mer, elle connut des sièges et des batailles rangées. La volonté de triompher transforma ce conflit en « guerre totale » englobant les militaires et les civils.
    Paradoxe étonnant, les Romains, vus comme des paysans, connurent leurs plus grandes victoires sur mer alors que les Carthaginois, perçus comme de grands marins, connurent la gloire des armes sur terre.
    L'ouvrage ne traite pas l'histoire de Rome et de Carthage séparément, comme cela fut si souvent fait. Il s'attache à les confronter en tenant compte des évolutions. Des origines du conflit à l'étude des moyens mis en oeuvre par les belligérants lors des trois guerres puniques, jusqu'au siège de Carthage, l'auteur tente de dissiper les mystères qui entourent encore ce formidable conflit.
    Á l'issue de ces guerres où s'illustrèrent Hamilcar, Hannibal et Scipion l'Africain, Rome domine le bassin occidental de la Méditerranée et Carthage est détruit.

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  • Le grand historien grec Polybe a affirmé que les Romains n'avaient pas de marine militaire en 264 av. J.-C., au moment où ils ont engagé la première guerre punique, et qu'ils ont créé des navires et des flottes à la suite de miracles. Comme il écrivait bien, ses lecteurs l'ont cru sur parole.

    Mais les miracles n'ont pas leur place en histoire. De plus, des textes et des faits contredisent cette affirmation. Les Romains ont eu très tôt la maîtrise de la mer, ce qui leur a permis de vaincre les Carthaginois à plusieurs reprises et de remporter ce conflit.

    C'est ce que nous prouve ce livre.

    "Lorsqu'ils [les Romains] décidèrent de faire passer leurs troupes [en Sicile], à Messine, ils ne possédaient pas de vaisseaux pontés, ni de transports, pas même un petit bateau, mais seulement des bâtiments à cinquante rames et des trirèmes, qu'ils avaient empruntés à Tarente, à Locres, à Élée et à Naples," POLYBE (1,3) ;

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  • Lucullus

    Yann Le Bohec

    Le nom de Lucullus est très connu, même d'un large public, qui l'associe à l'amour pour la bonne chère. Il s'est répandu à la suite d'une anecdote célèbre. Un soir, alors qu'il rentrait chez lui, Lucullus constata que son maître d'hôtel ne lui avait préparé qu'un repas frugal. Il demanda la cause de cette austérité, et l'autre lui répondit qu'il avait fait le choix de la simplicité parce qu'il n'y avait pas d'invités. Cette réponse suscita l'indignation du noble seigneur : « Ne savais-tu pas que ce soir Lucullus dîne chez Lucullus ? » Contemporain au I er siècle avant J-C. de César, Cicéron, Pompée ou Caton (I er siècle avant J.-C.), Lucullus était un homme d'État et général romain, vainqueur de la troisième guerre mithridatique dont le nom est arrivé jusqu'à nous notamment parce que Plutarque lui a consacré une de ses Vies des hommes illustres.
    Avec le brio qu'on lui connaît, Yann Le Bohec redonne vie à ce personne par la confrontation de nombreusessourceset la redécouverte de textesd'époque inconnusou négligés jusqu'alors.

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  • Une vaste fresque du monde romain, véritable somme par Yann Le Bohec, professeur émérite d'histoire romaine de l'université Paris IV-Sorbonne.
    La chronologie est essentielle pour l'histoire, il a fallu commencer par là. Ensuite, une déclinaison thématique :
    Institutions, armée (jadis négligée), économie, société, culture (souvent oubliée) et religions (au pluriel). On a ajouté à cela une ouverture sur la vie quotidienne. L'étendue de l'empire imposait également de brosser un tableau des différentes régions qui le composaient.
    Après ces descriptions du Principat, un retour à la chronologie s'imposait, lié à la thématique et à la diversité géographique.
    La crise du IIIe siècle fut surtout militaire, et aussi économique (conjoncturelle, ce qui a échappé aux historiens) ;
    Les conséquences sont connues, mais pas les causes.
    Le Bas-Empire, pour finir, reprend le même schéma, chronologique et thématique, avec une problématique particulière. L'étude de cette période conduit à deux questions : quand et pourquoi l'empire romain est-il mort ?
    Un ouvrage destiné aux étudiants de master et aux nombreux amateurs d'histoire romaine qui reconnaissent en Yann Le Bohec un pédagogue éclairé. S'appuyant sur une illustration abondante, l'auteur balaye toute la destinée de l'empire romain et en restitue la vie et l'esprit. Un livre incontournable.

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  • Cette 4e édition de l'«Armée romaine sous le Haut-Empire», entièrement refondue et mise à jour, traite de cette formidable machine de guerre qu'est l'armée romaine, dont l'auteur dévoile tous les rouages : recrutement, organisation, hiérarchie, entraînement, tactique et place de l'armée dans l'Empire. Un ouvrage de référence, par le spécialiste de l'armée romaine.

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  • Ce titre inédit du professeur Le Bohec, nous raconte la bataille qui permit à l'empereur d'origine libyenne, Septime Sévère, d'asseoir un pouvoir contesté par nombre de ses contemporains, tel Clodius Albinus, légat de Bretagne. En 197, l'affrontement décisif entre les armées des deux rivaux se déroule à mi-chemin entre Londres et Rome, près de Lyon, sans doute au confluent de la Saône et du Rhône. Quoi que bien décrit par un auteur ancien, cet épisode n'avait jamais été étudié par les modernes. Il permet d'analyser la stratégie, la tactique et les structures militaires de Rome à cette époque.

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  • Nos contemporains qui sont intéressés par l'histoire de France croient connaître la guerre des Gaules, et ils imaginent que les traductions actuellement disponibles sont satisfaisantes.
    Hélas, il n'en est rien. L'enquête qui ouvre cet ouvrage étudie successivement les armées des Gaulois et l'armée romaine. Partant du texte de César, comparé aux écrits d'autres auteurs et à l'archéologie, l'auteur propose une étude tout à fait originale, qui, curieusement, n'avait jamais été faite. La conclusion est sans appel: quel qu'ait été leur courage, les Gaulois ne pouvaient pas gagner la guerre.
    La traduction de La guerre des Gaules qui fait suite à ces chapitres utilise une version de Camille Rousset publiée en 1872. Ce texte a été choisi pour la saveur, la beauté et l'élégance de la langue. Il fallait toute fois l'adapter, car, en un siècle et demi, quelques mots ont changé de sens (c'est ainsi que " décamper " signifiait alors simplement " lever le camp "). Et puis, le vocabulaire militaire et la langue de la guerre n'ont jamais intéressé les modernes, en sorte que l'on trouve de nombreux faux-sens jusque dans les traductions actuellement les plus utilisées.

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  • Dans cette édition consciencieusement augmentée de son premier opus paru en 2008, l'auteur nous conte le comment et les pourquoi d'une des plus cuisantes défaites de l'armée romaine. Nous sommes en l'an 9 apr. J.-C. Auguste, successeur de César, veut consolider l'hégémonie romaine. Il dispose pour cela d'une armée forte d'environ 25 légions.

    En Germanie, ce rôle de "pacification" incombe au légat consulaire Varus. Mais le manque de tact de ce personnage autoritaire débouche sur un fiasco. Et trois légions romaines se jettent dans le piège sanglant tendu par les guerriers d'Arminius...

  • L'Afrique romaine doit son importance à son agriculture, à son artisanat actif, à ses villes, Carthage, Timgad, aux écrivains célèbres qu'elle a vu naître, Apulée, Tertullien, à la famille impériale des Sévères, à saint Augustin.

  • La première image que beaucoup de peuples européens ont eue de l'Etat romain, ce fut l'irruption de légions ; ce fut la conquête ; ce fut la violence.
    Pourtant, très rapidement l'adhésion suivait et la romanité se diffusait. Sans doute parut-il bon d'installer des camps permanents, mais cette stratégie ne fut mise en oeuvre qu'à partir de l'époque d'Auguste / Tibère. Pourquoi cette conquête a-t-elle eu lieu ? Quand ? Comment ? Obéissait-elle à une stratégie élaborée ? Quelles tactiques ont été appliquées ? Quelle organisation a suivi ? L'histoire militaire est maintenant bien intégrée à l'histoire générale, liée à l'étude de l'économie (soldes, logistique), de la société (hiérarchie, recrutement), de la culture (romanité), des religions, et à tous les aspects de l'anthropologie.

  • Il faut louer le jury d'Agrégation d'avoir enfin proposé une question qui fait appel à l'intelligence historique des étudiants : " Rome et l'Occident ".
    Il faut aussi complimenter les auteurs de la bibliographie dite " officielle " qui ont fourni un travail considérable pour les aider. Mais qui dit " intelligence " dit " difficulté ", et la difficulté, dans ce cas, vient de la conjonction de coordination " et ". Que signifie-t-elle ici ? D'un point de vue simplement grammatical, elle unit deux mots. Ici, elle unit deux actions, et celles-ci vont en sens contraire ; on peut aussi dire qu'elles constituent, si l'on préfère, une action et une réaction.
    D'une part, il y eut action de Rome vers l'Occident : conquête, organisation de cette conquête, entente avec les populations. D'autre part, il y eut réaction des provinciaux. Les uns ont tout refusé en bloc, comme Vercingétorix ou Boudicca ; d'autres se sont résignés ; d'autres encore ont accueilli les changements avec plus ou moins d'enthousiasme. Par la suite, ces derniers ont plus ou moins intégré la romanité, et plutôt plus que moins, dans leur vie quotidienne, leurs activités économiques, leur organisation sociale, leurs pratiques culturelles et religieuses.
    Et il n'est pas possible d'étudier les conquérants sans tenir compte des conquis ; il n'est pas possible d'étudier les transformations en faisant abstraction de ceux qui les veulent, de ceux qui les refusent et de ceux qui les subissent. Cet ouvrage cherche à simplifier le travail des étudiants en leur proposant des articles couvrant tous les aspects du sujet, en leur indiquant des pistes pour ne rien négliger d'une question plus complexe qu'il n'y paraît.

  • L'afrique romaine est devenue célèbre grâce aux écrivains illustres qu'elle a vu naître - apulée, tertullien, s.
    Cyprien et s. augustin - et grâce aux ruines majestueuses de sites comme carthage, dougga, timgad et volubilis. elle a donné à rome des chevaliers, des sénateurs et même la famille impériale des sévères, originaire de lepcis magna en tripolitaine. elle est un terrain d'études en constants progrès. c'est ainsi que, dans le domaine économique, plusieurs enquêtes ont bouleversé son image traditionnelle.
    Cette région en effet ne fut pas seulement le " grenier à blé de rome " ; un artisanat très actif produisant essentiellement de la céramique s'y était développé. en ce qui concerne la religion, on sait aujourd'hui que la population vénérait un grand dieu, saturne. et si elle s'est largement convertie au christianisme ce ne fut jamais totalement ; elle eut pourtant ses martyrs, notamment perpétue et félicité.
    L'afrique romaine bénéficie d'une documentation abondante et de qualité. cependant les historiens n'ont pas toujours suffisamment pris en compte ses spécificités qui touchent le domaine même des institutions. des questions restent posées et des débats ont été ouverts : tous les africains ont-ils été romanisés ? jugurtha et tacfarinas, célèbres insurgés, furent-ils des exceptions ou des modèles ? comment l'afrique a-t-elle vécu la " crise du iiie siècle " ? dans quelle mesure a-t-elle été touchée par la " renaissance du ive siècle " ? pourquoi et comment s'est faite la conquête vandale ?.

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