• Le 25 mai 2020 à Minneapolis, l'homicide d'un homme noir par un policier blanc suscite des manifestations géantes dans l'ensemble des États-Unis. En quelques jours, « Black Lives Matter » devient un slogan universel, tout en inscrivant son action dans la longue histoire des luttes politiques des Noirs américains.
    L'histoire des Africains-Américains, nous rappelle Pap Ndiaye, est marquée au fer rouge par l'esclavage, la ségrégation et les violences raciales. Sans oublier les résistances, les victoires remportées dans la douleur et les cultures artistiques d'une richesse inouïe, notamment les spirituals, le gospel et le jazz.
    De la révolte de Nat Turner en 1831 à l'abolition de l'esclavage en 1865, des lois qui imposent la ségrégation et la privation du droit de vote dans le Sud des États-Unis au fameux I Have a Dream de Martin Luther King, du mouvement Black Power à l'élection de Barack Obama, l'auteur analyse les combats, les conquêtes et les espoirs vécus par les Noirs américains depuis deux siècles.

  • Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire - salué dans le monde entier, sélectionné aux Oscars et remportant le César 2018 - aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux États-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.

  • À l'orée du XXe siècle, les États-Unis prennent place au sein des puissances mondiales pour, un demi-siècle plus tard, devenir la première d'entre elles. C'est le siècle américain.
    Le second volet de cette épopée revient sur le rôle joué par le pays durant les guerres mondiales et raconte l'assassinat de Kennedy, le Vietnam, le Watergate, les otages de l'ambassade américaine à Téhéran, le scandale Monica Lewinsky, la présidence Obama, le bilan de Trump et l'élection de Biden.
    Par une fine approche socioculturelle, Bertrand Van Ruymbeke relate plus de cinq siècles d'histoire d'un pays qui a connu certes des succès et des élans d'optimisme, de croissance et d'inventivité, mais aussi des échecs, des doutes et des malheurs.

  • Du voyage de Christophe Colomb en 1492 au tournant de la Première Guerre mondiale, le premier volume de cette magistrale histoire des États-Unis retrace l'essor d'une société multiculturelle sans cesse en mutation.
    Du XVIe au XVIIIe siècle, les Anglais fondent des colonies le long du littoral de Terre-Neuve à la Géorgie : ils font venir des esclaves africains et repoussent les Amérindiens au-delà des Appalaches. En 1776, l'Amérique s'embrase. Les révolutionnaires défient la Grande-Bretagne et déclarent l'indépendance de treize colonies qui s'unissent. Une république fédérale est née.
    Bertrand Van Ruymbeke revient dans ce premier volet sur la naissance d'un État marqué par un développement territorial, démographique et économique phénoménal et une construction politique reposant sur un équilibre complexe.

  • À la fois concis et ambitieux, ce livre retrace l'histoire de la lutte des Noirs américains pour l'égalité et la citoyenneté dans les années 1950 et 1960. S'émancipant d'une histoire focalisée sur les figures iconiques comme Rosa Parks ou Martin Luther King, Thomas Holt propose une histoire from below (« par en bas ») qui met les anonymes au centre de la narration pour mieux restituer les logiques profondes du « Mouvement ».
    Symboliquement, l'auteur débute son récit en 1944 par le geste de sa propre grand-mère Carrie s'asseyant à l'avant d'un bus, espace réservé aux Blancs. Loin d'en faire une héroïne, l'auteur rappelle qu'il y eut de nombreux actes de rébellion semblables. Ces multiples actions individuelles, souligne-t-il, permirent l'émergence du Mouvement des droits civiques qui allait s'épanouir au cours de la décennie suivante.
    À côté d'un récit précis des faits majeurs, Thomas Holt montre donc que la résistance a été animée avant tout par des citoyens ordinaires, souvent des femmes, ouvrant la voie aux mouvements féministes de l'après-Seconde Guerre mondiale. Cet ouvrage constitue un apport précieux à l'étude des résistances à l'oppression raciale et une boussole pour penser notre présent et envisager l'avenir.

  • Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l'égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, ce livre retrace la lutte des Africains-Américains, depuis l'émancipation des esclaves en 1865 jusqu'au mouvement Black Lives Matter aujourd'hui, en redonnant toute leur place aux acteurs - et aux actrices - anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée.
    Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l'auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l'ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de l'« apartheid américain » dans le Nord et l'Ouest et des mobilisations quotidiennes des Africains-Américains pour l'amélioration de leurs conditions de vie.

  • - Si l'on remet en cause le roman national, doit-on pour autant transformer les héros en méchants, ou peut-on nuancer, par exemple en replaçant les individus dans le contexte de leur époque ?

    - l faut présenter un tableau complexe. Mais pas trop complexe. Inutile de finasser pour parler de Hitler. Certains individus ont joué un rôle assez dépourvu d'humanité.

    - Donc Colomb, par exemple, est un méchant ?

    - Quand je décris Colomb, je n'omets pas qu'il était un homme courageux, un grand navigateur, qu'il a accompli un exploit. C'est un aspect des choses. Mais il y a un autre aspect : il a débarqué sur ce continent pour utiliser les gens qui vivaient là afin de rapporter des profits ; dans ce dessein il a mutilé, tué, réduit en esclavage. Oui, on peut l'humaniser. On peut parler de ses actions positives, ou de ses qualités personnelles. Mais à la fin, dans une approche éthique de l'histoire, si quelqu'un a commis des atrocités, on porte un jugement sur cela. Ainsi, on complète le portrait. On est plus proche de la vérité. » En 2007, le journaliste Ray Suarez a eu avec Howard Zinn une série d'entretiens autour de son oeuvre majeure, Une histoire populaire des États-Unis. Zinn revient sur divers épisodes, de la conquête du territoire à la « guerre contre le terrorisme » en passant par la révolution, la guerre civile, les luttes ouvrières des XIXe et XXe siècles, les guerres mondiales, la guerre froide ; et il développe sa conception de l'écriture de l'histoire. Une introduction parfaite à l'oeuvre de Zinn, où l'on retrouve sa manière inimitable d'aborder clairement et directement les questions les plus complexes.

  • À l'aube du 30 avril 1871, dans le canyon d'Aravaipa en Arizona, une troupe d'Indiens Tohono O'odahm, de Mexicains et d'Américains massacrait dans leur sommeil plus de cent quarante Apaches, en majorité des femmes et des enfants.
    Avec un authentique talent d'écrivain, Karl Jacoby interroge dans ce livre les raisons profondes de la violence dans l'Ouest américain et les ombres portées qu'elle projette encore aujourd'hui. En imprimant à son enquête la forme de quatre récits juxtaposés rapportant l'histoire de chaque communauté impliquée, puis la mémoire que chacune d'entre elles a gardé de la tuerie, il propose une vigoureuse réflexion sur les effets provoqués par les actes génocidaires dans la pratique historienne, le travail de mémoire et la production de la violence.

  • S'il est une amnésie dans la mémoire, l'histoire et la conscience contemporaine, c'est l'invasion du Mexique par les États-Unis en 1846-1848. Pour les Nord-Américains, elle n'a pas existé. Pour les Européens, elle représente un détail. Pourtant l'annexion de plus de la moitié du territoire d'un pays ne saurait être anecdotique. Et d'autant plus que cette annexion a annoncé toutes les sales guerres du XXe siècle.
    Pour la première fois, Éric Taladoire, spécialiste du Mexique, décrit la disproportion des forces, les atrocités commises, le racisme à l'oeuvre, la politique de superpuissance mise en acte. Le tableau inédit qui en ressort vient écorner le roman national d'une Amérique patrie de la liberté et de la démocratie. C'est là toute la raison de notre méconnaissance totale de ce conflit prototypique.
    Grâce à une documentation exigeante qui démolit les fausses évidences sur cette guerre abominable et qui éclaire ses conséquences encore aujourd'hui prégnantes de part et d'autre du Rio Grande, ce livre constituera l' ouvrage de référence sur la guerre du Mexique. Tout en offrant un aperçu salutaire sur la face obscure des USA.

  • Été 1874, de l'or est découvert en territoire indien. À leurs risques et périls, des milliers de prospecteurs s'y aventurent. Pour protéger son peuple, le chef Sitting Bull prend alors la tête d'une coalition de Sioux et de Cheyennes.
    Guerrier, homme-médecine et guide spirituel, Sitting Bull mène son peuple dans une série de combats contre les tuniques bleues. Le 25 juin 1876, il remporte la bataille de Little Big Horn face au 7e de cavalerie du lieutenant colonel Custer. Cet affrontement est devenu un événement mythique de l'histoire des États-Unis. Or, qui l'incarne mieux que Sitting Bull, figure emblématique de l'indien des Plaines, épris de liberté, attaché à son mode de vie et fier de ses traditions ?

  • La photographie de l'une des Neuf, Elizabeth Eckford, 15 ans, huée et insultée, fait la une des journaux le lendemain. L'Amérique est bouleversée. Commence alors un bras de fer qui oppose le gouverneur de l'Arkansas Orval Faubus au président des États-Unis Dwight Eisenhower. Thomas Snégaroff, spécialiste des États-Unis, est allé sur place pour enquêter sur cet épisode majeur de l'histoire de la lutte pour l'égalité des droits. Grâce à des témoignages inédits et des archives publiques exploitées pour la première fois, il nous livre un récit captivant et émouvant qui brosse un portrait de l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui.

  • Ce livre raconte "une autre histoire": parcourant cinq siècles, il présente, à partir aussi bien de textes d'une actualité proche que de récits plongeant dans les temps immémoriaux du mythe, la résistance d'un peuple à la négation de son existence.
    Le récit de leur résistance tenace à la colonisation et à la tentative d'extermination permet d'entendre directement leur parole, de les observer dans l'action, de les retrouver comme les partenaires d'une histoire commune où Euro-Américains et Amérindiens ont chacun joué leur rôle. Vus sous cet angle, les Amérindiens paraissent exemplaires : ils se sont opposés avec constance au vol de leurs terres, à la violence exterminatrice, à l'anéantissement de leurs structures sociales et de leurs cultures, saisissant les armes les plus propices - guerre, guérilla, recours légal, usage inversé de l'acculturation, ressourcement aux racines de la spiritualité ancestrale.
    Exemplaires dans leur refus de séparer la lutte pour la survie du combat pour l'identité, les Amérindiens concrétisent, par l'affirmation de leurs propres valeurs, le doute qui saisit le monde actuel sur le bien-fondé des civilisations technologiques, l'exploitation abusive des ressources naturelles, l'enfermement de l'homme blanc dans une vie consacrée au seul profit matériel.

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  • « Le problème du XXe siècle est le problème de la ligne de partage des couleurs. » Telle est l'intuition fondamentale de W. E. B. Du Bois dans Les Âmes du peuple noir, oeuvre majeure de la littérature nord-américaine. Dans ce recueil d'essais publié en 1903, Du Bois évoque avec une puissance inégalée l'étendue du racisme américain et donne à voir au monde la réalité de l'expérience quotidienne africaine-américaine dans l'Amérique de la ségrégation. Cette nouvelle traduction montre, inscrits dans la langue, tous les enjeux philosophiques d'un texte qui se veut également littéraire.
    L'écriture élégante et passionnée de Du Bois tisse les souvenirs autobiographiques et les paraboles épiques avec les analyses historiques et sociologiques, construisant ainsi l'unité culturelle et politique du peuple noir à partir de la multiplicité de ses âmes individuelles. Ce livre a inspiré l'essentiel de la conscience collective noire et des mouvements en faveur des droits civiques dans les années 1960, et continue d'avoir un retentissement considérable au sein de la communauté africaine-américaine et au-dehors.

  • Faire l'histoire des États-Unis, le projet permet de lever un premier préjugé, celui d'un pays si « jeune » qu'il n'aurait pas d'histoire. Du jour de l'indépendance à la guerre de Sécession, de la conquête de l'Ouest à celle de la Lune, de la crise de 1929 à l'élection de Donald Trump, cet ouvrage raconte le roman vrai de l'Amérique.
    Au-delà d'un simple récit chronologique, François Durpaire montre combien les États- Unis résistent à toute compréhension simpliste. Il nous invite à lire l'histoire de ce pays comme celle d'un dialogue ininterrompu entre l'unité et la diversité, qui sont les deux valeurs inscrites dans la devise originelle des États-Unis d'Amérique : e pluribus unum - « de plusieurs, un ».

  • « Le 16 septembre 1620, le célèbre navire qui compte parmi les 102 passagers à son bord ceux que l'on appellera les Pères pèlerins (The Pilgrim Fathers) quitte le port de Plymouth pour les côtes du Nouveau Monde. » Quelle est l'origine de Thanksgiving et à quoi renvoie le mythe de la « Destinée manifeste » ? Quels événements ont marqué les esprits et fait débat au coeur de la société américaine ? Quelles sont les grandes figures qui ont façonné le visage de cette « jeune » nation ?
    Depuis le débarquement des premiers colons en Nouvelle-Angleterre jusqu'à la présidence de Donald Trump, en passant par la Déclaration d'indépendance ou encore le mouvement pour les droits civiques, cet ouvrage retrace les étapes charnières qui ont jalonné l'histoire des États-Unis. Présenté sous la forme d'une chronologie raisonnée, il dessine les contours de l'identité américaine et permet de comprendre la place complexe de cette grande puissance dans notre monde.

  • - Un ouvrage né d'un débat avec Howard Zinn, à qui Dunbar- Ortiz reprochait d'avoir manqué son objectif avec Une Histoire populaire des Etats-Unis de faire une histoire des classes populaires en restant prisonnier d'un point de vue eurocentré.
    - Une nouvelle histoire des États-Unis, non pas « du point de vue amérindien », mais révélant une histoire nationale structurée par le génocide et la colonie de peuplement.
    - Un changement de paradigme historique qui réfute la théorie du « middle ground » (Richard White).
    - Un ouvrage qui, en sondant l'histoire, permet de mieux comprendre l'Amérique contemporaine, la violence nationale et le thème du « suprématisme blanc ».
    - Un ouvrage très abordable, pour tous les lecteurs, dans une édition adaptée pour le lectorat français - une entreprise de salubrité publique.

  • Sam Kenoi, Apache Chiricahua interrogé dans les années 1930, se souvient du Géronimo de son enfance. Il n'appréciait guère cet « emmerdeur [...] trouillard comme un coyote ». L'épopée du célèbre chef apache s'en trouve écornée, mais c'est aussi le moyen de faire entendre - au delà et malgré la dévastation - d'autres voix, celles du peuple anonyme qui survécut à une déportation de vingt-cinq ans en Floride puis en Oklahoma avant de pouvoir retrouver ses terres. Un récit vif, dense et poignant, parcouru d'un humour cabotin - signe de vie. Ce livre, apparenté aux documents tels que les Lettres à ma fille de Calamity Jane, forme un contrepoint aux célèbre Mémoires de Géronimo (Maspero/La Découverte), écrites par ce dernier.

  • Alors que le mouvement des droits civiques commence à embraser l'Amérique des années 1950, les hôpitaux psychiatriques attestent d'une étrange évolution du diagnostic de la schizophrénie : jusque-là réservée aux intellectuels et aux femmes au foyer blanches, la maladie devient soudain l'apanage d' une nouvelle catégorie d'individus - majoritairement des hommes noirs et en colère.
    C'est en se plongeant dans les archives de l'hôpital d'État d'Ionia (Michigan) que le psychiatre Jonathan Metzl a fait cette découverte stupéfiante. D'inhibés qu'ils étaient, les « nouveaux» schizophrènes se voient qualifiés de belliqueux ou de paranoïaques et, parallèlement, sous la plume des grands psychiatres de l'époque, la schizophrénie devient une « psychose de révolte ». Plus encore, l'abus diagnostique s'immisce dans le langage courant au point que même Martin Luther King ou Stokely Carmichael le reprendront à leur compte, faisant de la schizophrénie une image de l'identité afro-américaine scindée en deux par l'hégémonisme blanc.
    Dans cet ouvrage passionnant, J. Metzl met au jour un racisme institutionnel d'un genre nouveau : l'instrumentalisation de la psychiatrie à des fins de domination des populations. Un ouvrage plus que jamais nécessaire, à l'heure où l'urgence de déconstruire toute forme de racialisation apparaît de façon toujours plus éclatante.

  • Le Montana, plus que tout autre État américain, rime avec aventure. Ce territoire incarne le mythe de la frontière, toujours repoussée, jamais vaincue, toujours recherchée. Sept réserves indiennes, huit parcs ou monuments nationaux et l'impression de vivre dans l'un des ultimes sanctuaires naturels de l'Amérique, aujourd'hui menacé par le « fracking », l'exploitation industrielle du gaz de schiste.
    Le Montana est un rêve. Il fut celui des pionniers.
    Il demeure celui des écrivains et des cinéastes qui en ont fait l'ultime destination créative, loin de New York ou d'Hollywood. Mais il y a surtout l'histoire. Elle est gravée là dans les pierres, dans le lit des rivières, sur les flancs des montagnes enneigées que d'authentiques cowboys continuent d'arpenter.
    Le Montana, ou la solitude absolue que l'Amérique a érigée en culte. Un petit livre pour oublier le reste des États-Unis. Parce qu'au Montana, c'est une Amérique unique que l'on rencontre.

  • Voici enfin publié pour la première fois, plus de soixante-quinze ans après sa rédaction, un reportage signé James Agee que l'on croyait à tout jamais perdu, une enquête sur le métayage du coton dans l'Alabama qui devait donner lieu, plusieurs années plus tard, au célèbre ouvrage Louons maintenant les grands hommes (1941).
    En 1936, le magazine Fortune, pour lequel Agee travaille, décide de l'envoyer dans l'Alabama afin de décrire les conditions de vie de trois familles de métayers du coton. Agee insiste pour que le photographe Walker Evans l'accompagne et c'est ainsi que les deux hommes vivront plusieurs semaines durant avec les Burroughs, les Tingle et les Fields. Tandis qu'Evans réalise certains de ses clichés les plus célèbres, Agee décrit minutieusement les existences de ces hommes, femmes et enfants, afin que nous en comprenions parfaitement chacun des aspects, qu'il s'agisse du travail, de la nourriture, des maisons, des vêtements, de la santé, de l'éducation ou des loisirs.
    Profondément bouleversé et indigné par les conditions de vie ces trois familles de métayers, Agee a produit un compte rendu journalistique qui émeut par sa beauté et sa virulence, une charge contre le capitalisme qui explique, à n'en pas douter, pourquoi Fortune rejeta l'article et qui demeure, de nombreuses décennies plus tard, d'une féroce actualité.

  • Cet ouvrage propose en treize thèmes une synthèse des connaissances permettant de mieux comprendre ce que sont véritablement les Etats-Unis aujourd'hui.
    Pour chaque thème, le lecteur trouvera un bref rappel historique suivi d'un développement structuré et organisé pour appréhender au plus juste les différents aspects de la société américaine actuelle. De nombreux tableaux et graphiques, à jour des dernières données (dont les élections présidentielles de 2020), nourrissent utilement cette synthèse.

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  • Regards croisés sur la (post-)racialité aux Etats-Unis Nouv.

    L'histoire des États-Unis est celle de relations tumultueuses entre différents groupes que des expériences coloniales, migratoires, économiques et politiques (de la quasi-extinction des populations autochtones à la ségrégation raciale en passant par l'esclavage) ont liés sans parvenir à les fusionner dans le creuset d'un seul et même projet de société. Au travers de chapitres rédigés par des spécialistes de l'histoire politique, sociale et culturelle des États-Unis, le présent ouvrage propose des perspectives innovantes et suggère, sous la forme de neuf « regards croisés », une réflexion sur les tenants et les aboutissants d'une hypothétique Amérique post-raciale dont l'avènement fut annoncé au lendemain de l'élection de Barack Obama. En étudiant divers groupes racialisés (Amérindiens, immigrants venus d'Amérique latine ou de la Caraïbe, Africains- Américains), et en se penchant sur la vie politique, sur le sport, le cinéma, l'éducation, la cuisine et sur la mémorialisation de l'esclavage, de la suprématie blanche ou de la pratique du lynchage, le volume sonde l'omniprésence et la complexité des questions raciales aux États-Unis aujourd'hui.

  • 19 dates-chapitres qui ont fait l'histoire américaine :
    - un exposé principal en anglais et un éclairage complémentaire en français.
    - des rubriques d'accompagnement (keywords, figures, people, places).
    - des cartes et des illustrations , un index et des tableaux récapitulatifs.

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