Essais / Réflexions / Ecrits sur l'histoire

  • À l'affut de l'information de première main, se méfiant des apparences, familier des vices et des vertus des hommes, habité par le besoin de comprendre avant de raconter, l'historien porte nécessairement un regard original, souvent riche de points de vue inattendus sur notre vie de tous les jours, la nôtre mais aussi la sienne. Les 45 chroniques qu'Emmanuel de Waresquiel, l'un des plus grands historiens d'aujourd'hui, nous offre ici pour notre bonheur forment une stimulante promenade dans l'histoire comme dans l'actualité (qui n'est après tout que l'histoire en train de se faire). Les rapprochements parfois lumineux, ou au contraire la mise en évidence de phénomènes uniques dans l'histoire nous donnent sans cesse à réfléchir, à imaginer.
    Écrites d'une plume alerte et joyeuse et nourries d'une connaissance très sûre, elles enchanteront les très nombreux lecteurs de l'auteur et bien au-delà, tous ceux qui aspirent, en ces temps moroses, à s'échapper en imagination et à comprendre.

  • Qui aurait pu imaginer un basculement du monde vers l'Asie, dominé par la Chine ? Ou la renaissance de l'islam sous une forme politique et guerrière ? En Europe, qui aurait pu prédire un tel regain de l'extrême droite et du populisme ? En France, qui aurait pensé qu'Emmanuel Macron deviendrait président de la République ?
    Interrogé par Emmanuel Laurentin, Marc Ferro porte son regard d'historien sur l'actualité. Il montre comment les grandes tendances d'aujourd'hui plongent dans le passé et ne sont jamais à l'abri de retournements. Décidément, l'Histoire nous réserve quelques surprises et il est bien difficile de trouver une logique aux bouleversements de notre temps.

  • Six ou sept générations de Français ont vécu sous l'égide de la civilisation républicaine. De 1870 à nos jours, cet écosystème, régénéré à plusieurs reprises - après la Grande Guerre, à partir de la Libération et encore en 1958 -, a tissé un vivre-ensemble à nul autre pareil reposant sur la démocratie libérale, la laïcité, la langue, l'école et un sentiment prononcé d'appartenance à une large communauté.
    Dans la seconde moitié du XXe siècle, les Trente Glorieuses ont favorisé la mise en place de l'État providence et, après 1962, la fin des guerres coloniales a instauré une paix que les Français ne connaissaient plus depuis très longtemps. Prospérité, plein emploi, concorde civile... Comment résister à l'idée que ces temps-là sont comme un paradis perdu ?
    De multiples forces historiques sont venues miner et altérer cet équilibre. Perte du sens de l'intérêt général, dégradation de l'école qui avait aussi pour mission de porter les valeurs de l'État-nation, émergence de diverses formes de violence sociale... Sur fond de mondialisation, de crise climatique et de guerre larvée contre le terrorisme, le vivre-ensemble a dégénéré en vivre côte à côte voire en vivre face-à-face. Le tragique de l'Histoire est revenu.
    En dressant la fresque d'un siècle et demi d'une civilisation aujourd'hui presque disparue, Jean-François Sirinelli éclaire toutes les étapes d'un phénomène dont nous n'avons pas toujours eu pleine conscience. Ce faisant, il nous aide à distinguer le contingent de l'essentiel et, peut-être, à rebâtir un monde nouveau, plus propice à la vie collective.

  • On imagine volontiers que l'Église, depuis ses origines, est une, catholique (universelle), apostolique (organisée par les apôtres de Jésus) et romaine (sous l'autorité de l'évêque de Rome), que les Églises orientales sont restées indépendantes pour des raisons intellectuelles ou historiques, que le culte a toujours été rendu de la même manière et le dogme fixé de toute éternité. Essaimage, dissidences et persécutions n'auraient-ils donc changé en rien le devenir des communautés chrétiennes durant leurs quatre ou cinq premiers siècles d'existence ? La construction de l'identité catholique aurait-elle été aussi linéaire qu'on le croit encore souvent ?
    Appuyé sur une connaissance intime des sources chrétiennes et non chrétiennes et nourri des recherches les plus récentes, ce livre riche et suggestif décrit un long processus de construction qui se clôt avec la transformation du christianisme en religion impériale à partir du règne de Constantin, le concile de Nicée (325) et finalement celui de Chalcédoine (451). Il renouvelle profondément l'histoire concrète des quinze ou vingt premières générations de chrétiens.

  • Savez-vous que Mozart était franc-maçon ? Que Beethoven était fasciné par Bonaparte ? Que François-Joseph Gossec a mis en musique la Révolution française ? Que Strauss s'accommoda des nazis et que Chostakovitch résista à Staline ?
    Face au pouvoir, la plupart des musiciens se sont engagés et ont choisi d'entretenir avec les puissants des rapports d'admiration, de séduction ou d'opposition... De Lully courtisan du Roi-Soleil à Verdi chantre de l'unité italienne, d'Hector Berlioz partisan des Trois Glorieuses à Mikis Theodorakis affrontant la dictature des colonels, Laure Dautriche nous invite à suivre le parcours singulier de treize génies pris dans les tourments de l'Histoire. Plongée dans les révolutions, les guerres ou les dictatures, leur musique a toujours fini par triompher.

  • Du début du XVIe au milieu du XVIIIe siècle, les pirates sillonnent les routes maritimes du globe, des Antilles à Terre-Neuve, de l'océan Indien aux côtes du Pacifique à la recherche de nouveaux butins. Voici l'histoire des« picoreurs des mers » qui se transformèrent en mythe. Les flibustiers, corsaires et pirates de chair et d'os étaient basques, bretons, gascons ou normands, espagnols ou britanniques. Certains avaient un grand coeur, quelques-uns furent des prédateurs. Dès le XVIe siècle, ils écumèrent les mers, traquant les galions isolés et attaquant les colonies espagnoles.
    Héros nationaux, puis personnages de pacotille revus par Hollywood, les pirates furent présentés après mai 1968 comme des libertaires, ancêtres des anarchistes. Grâce à des documents inédits, Jean-Pierre Moreau retrace la véritable histoire des pirates et explique comment ils devinrent des figures de légende.

  • Qu'est-ce que la civilisation musulmane et ses valeurs ? En quoi peut-on les comparer à l'héritage européen ? Quels réflexes mentaux l'histoire de l'Islam a-t-elle enracinés chez ses fidèles ? Sont-ils en contradiction profonde avec l'esprit de « l'homme européen » ? Celui-ci existe-t-il d'ailleurs au-delà des slogans politiques ?
    Une incompréhension culturelle autant que religieuse semble imprégner les rapports entre l'Europe et le monde musulman, qui seraient incompatibles et hostiles. Pourtant, il existe entre eux de nombreux parallèles - mystiques, éthiques ou philosophiques -, souvent méconnus. À travers l'histoire croisée de l'Europe et de l'Islam, puisant dans les grands textes religieux, littéraires et politiques qui ont construit les deux civilisations, Olivier Hanne peint le tableau de la naissance et de la croissance de deux sentiments d'appartenance, montre leurs antagonismes profonds, tout en soulignant ce qu'ils ont pu avoir en commun dans le passé, afin de préparer l'avenir.

  • Sommes-nous tous Africains, émigrés du « berceau de l'humanité » ? Qu'a été, ou qu'est toujours, la Françafrique ? Comment « l'Islam noir tolérant » a-t-il donné naissance au djihadisme au Sahel ? L'Internet et la téléphonie mobile révolutionnent-ils le quotidien africain ? Comment expliquer la percée de la Chine en Afrique ?
    Faire le tour d'un continent sept fois plus vaste que l'Union européenne en explorant son histoire, sa culture, ses évolutions sociales, économiques, politiques et géopolitiques, ses épreuves du passé - esclavage, colonisation, guerres - et ses promesses d'avenir, tel est le pari ambitieux de ce livre.
    L'exceptionnelle jeunesse de l'Afrique marque ses réalités contemporaines : 40 % de ses habitants ont moins de 15 ans. Le quasi-doublement de sa population d'ici à 2050 va décupler les défis comme les opportunités. L'Afrique trouvera-t-elle les moyens pour nourrir, loger, former et employer tous ses jeunes ?
    Le niveau de son développement, de sa stabilité politique et de son état sanitaire, le rythme de l'émigration ou sa contribution à la (dé-)pollution de la planète concernent plus que jamais l'Europe et le reste du monde. Voici 100 clés pour mieux comprendre les enjeux présents et futurs de la « jeune Afrique ».

  • Qui mieux que Gilbert Martineau, consul honoraire de France à Sainte-Hélène de 1956 à 1987, aurait pu établir une chronique minutieuse des années vécues par Napoléon dans l'île de 1815 à 1821 et faire sentir les lieux, le climat, la flore, dire à quel point ce rocher pouvait paraître dérisoire à l'ancien maître de l'Europe. Peindre l'inconfort de Longwood, décrire ces interminables saisons pluvieuses et embrumées, faire revivre ce monde clos où une vétille prenait des allures d'affaire d'État et où la médiocrité et la cupidité d'une grande partie de l'entourage impérial le disputaient à la mesquinerie et à la bêtise de presque tous les Anglais... Avec cette connaissance intime de l'île et de son atmosphère, Gilbert Martineau a pu écrire, à Sainte-Hélène même, le livre complet et documenté qui renouvelle le sujet.

  • Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.

  • Le phénomène de l'esclavage a suscité une quantité d'études qui en ont largement éclairé le mécanisme et ont décrit avec précision leur condition, presque toujours abominable.

    En revanche, on connaît mal le milieu des « propriétaires », des maîtres : comment et pourquoi achète-t-on des esclaves ? Comment met-on ce « capital » en valeur ? Comment ce petit milieu d'origine européenne adapte ses productions au marché mondial et quelle incidence cela a sur les esclaves ? Quelles sont les moeurs des maîtres entre eux ? Les archives conservées sur la Guadeloupe permettent de faire une étude de cas exceptionnelle.
    Cet ouvrage propose une histoire inédite des maîtres sur la longue durée. C'est un travail sans précédent et un examen qui réserve bien des surprises.
    Il tente d'expliquer le mécanisme de l'esclavage et montre comment des hommes en ont réduit d'autres à la servitude dans les colonies, alors que celle-ci disparaissait en métropole. Il s'intéresse également aux engagés, ces Européens qui, dans la première moitié du XVII e siècle, vivent des conditions de travail proches de l'esclavage.
    L'ouvrage évoque les métamorphoses des propriétaires avec le développement de la production du sucre et l'impact politique de la Révolution française. Le fil conducteur du livre est l'analyse de quatre familles de maîtres.
    Chaque chapitre relate la vie de deux ou trois maîtres, puis élargit le propos sur l'ensemble des propriétaires pour chaque époque étudiée. Huit générations de propriétaires se succèdent des débuts de la colonisation jusqu'à la seconde abolition de l'esclavage (1848). Ces huit générations forment les huit chapitres de l'ouvrage.

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  • En 527, Justinien devient empereur romain d'Orient. Dès lors, le souverain de Constantinople poursuit un seul but : réformer, agrandir, unir son empire dans la même foi chrétienne et en faire la plus grande puissance du monde méditerranéen.
    Empereur « qui ne dort jamais », il unifie le droit avec le Code justinien et de nouvelles lois ; il bâtit de nombreux monuments, dont la basilique Sainte-Sophie de Constantinople ; il adopte une politique religieuse offensive envers les païens et les hérétiques et s'engage dans la définition de la doctrine orthodoxe.
    À l'extérieur, il défend l'empire contre les attaques de la Perse et des barbares. La reconquête de l'Afrique du Nord et de l'Italie est l'un de ses immenses succès. Si son long règne ne fut pas sans ombres, Justinien a conduit l'Empire romain à son apogée.

  • La Bible est le livre le plus vendu au monde depuis l'invention de l'imprimerie. Sous la plume de spécialistes, juifs ou chrétiens, voici vingt portraits des plus grandes figures de cette saga incomparable.
    D'Adam et Ève à Jésus, d'Abraham à Marie, de Moïse à saint Pierre, du roi David à Marie-Madeleine, les personnages les plus fondamentaux des traditions juive et chrétienne défi lent devant nous avec un souci constant de la narration, mais aussi une fi ne contextualisation historique et une recherche du sens spirituel de leur destinée.
    À l'heure où le fait religieux ne cesse d'interroger, ce livre est une manière plaisante et sérieuse de découvrir le Dieu des juifs et des chrétiens.

  • La pensée stratégique occidentale peine à définir une ligne d'action crédible face aux « nouvelles conflictualités » : elle est écartelée entre la tentation du tout-technologique et la fascination pour les approches venues de la sociologie, de l'anthropologie, de l'ethnologie, etc. Or, la technique n'est qu'un facteur de l'équation stratégique et les sciences sociales, certes indispensables, ne sauraient se substituer aux connaissances militaires fondamentales. Ces connaissances sont au coeur du présent ouvrage. La guerre reste le « caméléon » dont parlait Clausewitz : sous des apparences toujours évolutives, son essence ne change pas.
    Les auteurs de ce livre prolongent ici leur enseignement à l'École de guerre. Leur contact permanent avec les armées les fait bénéficier d'une information inégalée sur les évolutions stratégiques en cours. Leur formation d'historiens de la stratégie et des relations internationales leur permet de replacer ces évolutions dans la longue durée d'une réflexion jalonnée par les écrits de Sun Tzu, Thucydide, Machiavel, Napoléon, Clausewitz, Foch, Douhet, Lawrence, Liddell Hart, De Gaulle, et bien d'autres encore.

  • Apparue dès l'Antiquité, la peste a ravagé l'Orient et l'Occident jusqu'au XVIIIe siècle. Aucun fléau n'a à ce point terrifié les hommes, convaincus de voir se déchaîner sur eux la colère divine. Son seul retour, au milieu du XIVe siècle, faucha entre un quart et un tiers de la population occidentale. Serait-elle désormais un mal connu, révolu, endigué ? Loin de là.
    La dernière pandémie a sévi de 1894 à 1945, dévastant l'Inde, ravageant des terres nouvelles et jusqu'aux ports d'Europe. Elle nous est familière depuis le roman de Fred Vargas, Pars vite et reviens tard, et sa référence à la« peste des chiffonniers », qui faucha trente-quatre personnes à Paris et dans sa banlieue en 1920.
    Aujourd'hui encore, la menace est présente et la lutte continue. Or, la controverse au sujet des vecteurs de l'épidémisation n'a cessé de diviser les spécialistes. Quelle est la responsabilité respective du rat, de la puce et de l'homme ?
    Faisant appel à la médecine comme à l'histoire, à l'entomologie comme à l'archéologie, Frédérique Audoin-Rouzeau mène sur le sujet une enquête scientifique aussi rigoureuse qu'exaltante.

  • La littérature sur l'art de la cuisine est presque aussi ancienne que la cuisine elle-même. Pourtant, il est souvent difficile de se faire une idée précise, palpable, concrète des cuisines du passé. Quel goût avaient les vins que buvaient César ou Horace ? Quelle saveur avaient les ragoûts du Moyenâge ou les pâtés rabelaisiens ? Et les traités de cuisine d'antan restent souvent obscurs pour les profanes de notre époque. C'est au détour de mémoires, de correspondances, de romans, à travers nombre de témoignages spontanés, et dont le but était tout autre, que Jean-François Revel a retrouvé la trace de ces mets disparus. Une succulente promenade littéraire à travers trois mille ans de souvenirs et de révolutions gastronomiques.

  • Oui, Marie-Antoinette a vécu un véritable roman d'amour avec le comte de Fersen. Cette question, qui a bouleversé tous ceux qui se passionnent pour la reine, est enfin résolue grâce aux preuves irréfutables apportées par une technologie de pointe appliquée aux lettres qu'elle a échangées avec le gentilhomme suédois. La correspondance miraculeusement retrouvée et acquise en 1982 par les Archives Nationales, comportait des passages raturés illisibles. Grâce au travail réalisé par une équipe de scientifiques dans le cadre du projet REX employant des outils de très haute technologie, il a été possible de décrypter toute une série de lignes qui étaient perdues pour l'histoire. Soumis à la fluorescence des rayons X, ils ont révélé leurs secrets en 2020. Evelyne Lever, qui avait été l'une des premières à consulter ces précieux documents, a eu le privilège d'assister à leur « décaviardage ».
    En une dizaine de chapitres, elle retrace cette poignante histoire d'amour qui s'ébauche au début du règne de Louis XVI et se poursuit pendant la Révolution, avant de publier l'intégralité de ces lettres secrètes où se mêlent sentiments et projets politiques. La personnalité des deux protagonistes en sort considérablement enrichie.
    Une histoire fascinante.

  • Le véritable gentleman ne se borne pas aux dehors extérieurs de la politesse - il cultive en lui les bonnes manières, parce qu'elles sont comme la forme tangible de la bienveillance et du respect qu'il professe pour autrui. Mais cette bienveillance et ce respect, il les a aussi dans le coeur.
    Qu'offrir à une femme mariée au réveillon de Noël ? Comment rédiger sa carte de visite, puis la déposer ? Et à qui ? De quelle couleur choisir ses gants pour se rendre en promenade ? Conçu pour éviter la fâcheuse méprise, le faux pas inconvenant, les Usages du monde de la baronne Staffe, manuel de savoir-vivre paru en 1889, constituent le bréviaire par excellence de la politesse française. Le lecteur y trouvera autant un document essentiel sur la vie mondaine de la Belle Époque, ses codes stricts et ses règles de bon sens, qu'un rappel utile de quelques politesses apparemment surannées, mais toujours bonnes à entendre, et à pratiquer.

  • Ce sont cinq siècles d'Histoire - tant politique, sociale, économique, culturelle - d'une monarchie supranationale qui régna en Europe centrale et orientale sur des nations déjà existantes (hongroise, polonaise, Bohême). Parmi les grandes figures qui illustrent cet empire original : Frédéric III, Maximilien Ier et bien-sûr Charles Quint, qui contribua à en faire une monarchie universelle.
    Conquêtes, Réforme, guerres, querelles de succession, reconstruction, autant de défis auxquels les Habsbourg ont fait face.
    Dans le premier tome, Jean Bérenger part des origines de la dynastie puis s'empare du prodigieux destin des Habsbourg de la monarchie allemande au Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle.
    Dans le second tome, l'auteur traite des trois derniers siècles d'existence de cet empire original, qui s'est hissé au rang de grande puissance européenne. Lorsque le 12 novembre 1918, l'empereur Charles, dernier monarque régnant de la dynastie des Habsbourg, abdique et meurt en exil, se clôt la fabuleuse épopée des Habsbourg.

  • Ce sont cinq siècles d'Histoire - tant politique, sociale, économique, culturelle - d'une monarchie supranationale qui régna en Europe centrale et orientale sur des nations déjà existantes (hongroise, polonaise, Bohême). Parmi les grandes figures qui illustrent cet empire original : Frédéric III, Maximilien Ier et bien-sûr Charles Quint, qui contribua à en faire une monarchie universelle.
    Conquêtes, Réforme, guerres, querelles de succession, reconstruction, autant de défis auxquels les Habsbourg ont fait face.
    Dans le premier tome, Jean Bérenger part des origines de la dynastie puis s'empare du prodigieux destin des Habsbourg de la monarchie allemande au Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle.
    Dans le second tome, l'auteur traite des trois derniers siècles d'existence de cet empire original, qui s'est hissé au rang de grande puissance européenne. Lorsque le 12 novembre 1918, l'empereur Charles, dernier monarque régnant de la dynastie des Habsbourg, abdique et meurt en exil, se clôt la fabuleuse épopée des Habsbourg.

  • Sans Mahomet, Charlemagne n'aurait jamais été empereur. De quand date vraiment la chute de Rome ? Pourquoi passe-t-on de l'Antiquité au Moyen Âge ? À ce vieux débat, Henri Pirenne apporte une réponse révolutionnaire.
    Au VIIe siècle, la disparition du monde romain n'est pas le fait des invasions germaniques, mais de l'incursion de l'islam en Méditerranée, un nouveau pouvoir qui interrompt les échanges pluriséculaires entre Orient et Occident. Isolés, la papauté et le monde franc ont été contraints de se recomposer en chrétienté autonome.
    Adulée ou contestée, cette étude fondatrice, devenue un classique, alimente aujourd'hui plus que jamais le débat.

  • Ce chapitre gourmand de l'histoire des mentalités jette un regard friand sur les arts de la table et les nouvelles pratiques culinaires de l'Europe du XVIIIe siècle.
    Piero Camporesi entraîne le lecteur dans une promenade à travers le paysage sensuel de la cuisine des lumières. L'exotisme et la légèreté succèdent à la barbarie des tablées graisseuses afin d'exalter la finesse des corps. Sous sa plume, la lumière douce des chandeliers anime le chatoiement des couleurs et le ballet des mets. Tel un voyageur gastronome, il présente à travers une myriade de textes inédits les tables modernes et leurs délicieux ordres géométriques. Le raffinement et la sensualité des sociétés galantes s'incarnent dans ce goût du chocolat, auquel on prête les vertus les plus fantaisistes.

  • Comment la Ville éternelle est-elle venue à l'existence ? Compte tenu de l'importance qu'allait avoir le destin de Rome pour l'histoire de l'humanité, cette interrogation est pour l'historien l'équivalent de celle qu'affronte le philosophe lorsqu'il se demande : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » Romulus et Rémus, la louve nourricière, Albe la Longue... Autant de légendes, admises comme objets d'art, mais condamnées par la science. Depuis quelques décennies, cependant, des découvertes archéologiques, souvent spectaculaires, permettent d'apporter des réponses neuves à cette grande question des origines de Rome.
    Le livre d'Alexandre Grandazzi, qui a inauguré une nouvelle façon de lire les mythes antiques, s'est imposé comme un classique des études sur l'Antiquité.

  • Des Dolomites au cap Leuca, l'Italie a toujours fasciné les voyageurs étrangers, en particulier français. Montaigne, Montesquieu et Stendhal comptèrent ainsi parmi ces « fous de l'Italie » qui lui consacrèrent de nombreuses pages. Pourtant, le pays recèle encore bien des secrets à explorer.
    Depuis quand Turin est-elle considérée comme l'un des coeurs de la magie noire ? Comment Amerigo Vespucci, plutôt que Christophe Colomb, parvint-il à donner son nom au Nouveau Monde ? Pourquoi Lampedusa, auteur du Guépard, détestait-il l'opéra italien ? Comment la 'Ndrangheta, la mafi a calabraise, est-elle devenue l'une des plus puissantes du monde ? Pourquoi dit-on de l'Italie qu'elle est le pays de la « dolce vita » ?
    Jacques de Saint Victor nous promène à travers l'Italie qu'il aime, mystérieuse et profonde, celle que l'on rencontre hors des sentiers battus.

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