Biographies / Monographies

  • La vie de Winston Churchill, homme d'État et homme de guerre exceptionnel, est un roman ; elle est ici racontée comme tel, sans un mot de fiction.
    Se fondant sur des recherches dans les archives de huit pays, la consultation de quelque quatre cents ouvrages et l'interview de nombreux acteurs e témoins, ce récit épique mené brillamment par François Kersaudy montre comment un homme solitaire, longuement façonné par d'exceptionnels talents et de singulières faiblesses, a pu infléchir le cours de notre siècle.

  • Alexandra David-Neel est la plus célèbre des exploratrices. Déguisée en mendiante, elle est la première femme européenne à pénétrer en 1924 dans Lhassa, la capitale du Tibet, alors interdite aux étrangers. On croit connaître le destin de cette infatigable voyageuse, mais sait-on qu'Alexandra David-Neel (1868-1969) a été une féministe de la première heure, journaliste, cantatrice, authentique anarchiste ne voulant dépendre de personne ?
    Pour percer le mystère de la vie de cette femme incroyable, il y a un repère, un fil conducteur auquel Laure Dominique Agniel redonne toute sa place : son mari, Philippe. L'ami, le confident, le seul avec qui elle laisse tomber le masque.
    Les milliers de lettres à son époux nous éclairent sur sa quête acharnée de liberté pendant les 101 années de son existence. Les différents noms qu'elle a portés traduisent ce cheminement vers l'invention de soi : née Alexandra David, elle associe le nom de son mari au sien pour signer son oeuvre Alexandra David-Neel. Dans un style limpide et enlevé, Laure Dominique Agniel nous restitue la vie menée tambour battant d'une femme en avance sur son temps.

  • La vie du général est un roman. Il naît esclave à Saint-Domingue en 1762, des amours d'un aventurier normand, le marquis de La Pailleterie, et d'une esclave. Adolescent, il rejoint son père en Normandie, après avoir été vendu contre un billet de bateau. Après quelques années de dolce vita parisienne avec son ami créole le chevalier de Saint-George, et quelques duels, il se brouille avec son père et s'engage sur un coup de tête dans la cavalerie sous le pseudonyme d'Alexandre Dumas. La Révolution apporte la gloire à celui qui n'était encore qu'un sans grade, mais dont la bravoure force l'admiration. Son amitié avec trois camarades intrépides inspirera Les Trois Mousquetaires. Le héros gagne aussi l'amour d'une jeune fille qui s'éprend de lui dans la cour du château de Villers-Cotterêts. Mais la guerre sépare bientôt les mariés de l'an II. Dumas est nommé général, le premier général français d'origine africaine. En 1794, il invente les chasseurs alpins et conduit deux fois l'armée des Alpes à la victoire. Nommé à la tête de l'armée de l'Ouest, il démissionne au péril de sa vie pour épargner les Vendéens. Rappelé en 1795 à Paris pour réprimer une insurrection, il est devancé par son rival Bonaparte. Il combat néanmoins à ses côtés et il s'illustrera sous ses ordres pendant la campagne d'Italie. Ce nouveau Bayard arrête à lui seul, sur un pont, un régiment de cavalerie autrichienne, ce qui lui vaut d'entrer dans la légende. Figure emblématique de l'expédition d'Egypte, il finit par se brouiller avec Bonaparte et démissionne avec éclat. Détenu pendant un an et torturé dans les geôles du roi de Naples, il est ensuite mis sur la touche par Napoléon. Le général Dumas meurt de chagrin en 1806, privé de l'honneur de combattre à Austerlitz avec ses amis. Mort sans récompense, ni pension, ni décoration (on lui refuse la légion d'Honneur) il laisse un orphelin de 3 ans qui va plus tard reprendre le nom d'Alexandre Dumas et l'immortaliser à travers de célèbres romans. Le petit-fils du général Dumas, écrivain lui aussi, entrera à l'Académie française et sera l'auteur de La Dame aux camélias, inspiratrice de La Traviata.

  • De Londres au Liban, la vie de Lady Hester Stanhope est à la fois un récit historique à une époque cruciale pour l'Europe du 19e siècle, un conte des mille et une nuits, une histoire d'amour et d'aventures. Après avoir été le bras droit du Premier Ministre William Pitt, elle fuit l'Angleterre pour s'installer en Syrie, alors sous la domination ottomane. Elle parcourt l'empire, de Constantinople à Alexandrie, devient reine de Palmyre, amazone du désert, astrologue, chercheuse d'or, naufragée, témoin des déchirements de la région, elle crée une cité jardin dans la montagne libanaise où elle vivra jusqu'à sa mort.
    Sa rage de vivre libre résonne encore aujourd'hui. Femme habillée en homme, tantôt guerrière, tantôt princesse, elle a transgressé tous les interdits sociaux et religieux, mais jamais calmé le désespoir d'une petite fille orpheline. Elle a aimé passionnément un jeune homme riche et beau, elle a survécu à la peste, elle a ouvert sa demeure à des centaines de réfugiés quand le Liban était le champ de bataille. Voici l'histoire d'une femme qui fut une légende vivante, et même morte, puisque sa dépouille fut pendant la guerre civile libanaise, l'objet de curieuses tractations entre les milices druzes et les autorités d'Angleterre, ce pays renié qui longtemps, l'oublia.

  • « Fouché, bien sûr, ne m'était pas un inconnu. Fouché de Nantes, le bourgeois impécunieux, le petit professeur en soutane des collèges de l'Oratoire, Fouché le conventionnel, le tueur de roi, le proconsul de Nevers et de Moulins, le mitrailleur de Lyon, le tombeur de Robespierre et le cauchemar de Napoléon, le ministre de tous les régimes, l'inventeur de la police moderne, le bâtisseur d'état, le théoricien et l'homme d'action, l'aventurier, le conspirateur et le parvenu.
    Assurément l'un des hommes les plus puissants de son époque, en tout cas l'un des plus étonnants. Rares sont ceux qui inventèrent de nouvelles règles du jeu sans attendre la fin de la partie. Fouché a été de ceux-là ». Emmanuel de Waresquiel fouille jusque dans ses moindres recoins la vie d'un homme aussi dissimulé que contradictoire.Àl'aide de larges fonds d'archives - dont beaucoup sont inédits -, il dessine le portrait brillant d'un incroyable personnage jusqu'ici incompris et desservi par sa légende noire. Il nous donne ce faisant un Fouché d'une surprenante actualité.

  • Cléopâtre

    Maurice Sartre

    Cléopâtre est la plus célèbre des reines de l'Antiquité et l'objet de tous les fantasmes : femme fatale, Égyptienne avide et cruelle, maîtresse et épouse des hommes les plus puissants de Rome... Elle fut en réalité la reine grecque d'un royaume prestigieux, dernier vestige de l'empire d'Alexandre le Grand.
    Avec un regard critique, utilisant textes, inscriptions, images et monnaies, Maurice Sartre écarte les mythes, brise les idées reçues et brosse le juste portrait d'une souveraine lucide et volontaire. En pleines guerres civiles romaines, Cléopâtre est consciente des limites de sa puissance mais porte loin ses projets politiques pour rendre à son royaume sa grandeur passée. Une femme d'État, en somme !

  • Charcot

    Dominique Le Brun

    Il aurait dû suivre la voie de son célèbre père, mais Jean-Baptiste Charcot (1867-1936), médecin lui aussi, choisit la navigation. L'appel des glaces est la grande affaire de sa vie. Grâce à lui, la cartographie des côtes et la connaissance de l'Antarctique font un bond en avant au cours de la première moitié du XXe siècle. Habité par ses missions, le « Polar Gentleman », comme le surnomment les Anglais, se prend de passion pour le Groenland et d'amitié pour le peuple inuit. Son charisme et son grand coeur encourageront les vocations, dont celle de Paul-Émile Victor qui prolongera l'oeuvre de Charcot après sa disparition au large de l'Islande.

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  • Fils de Saint-Malo, Jacques Cartier reste dans l'imaginaire collectif « le découvreur du Canada ». En 1534, ce capitaine courageux entre dans le golfe du Saint-Laurent. Il sera le premier à remonter « le plus grand fleuve qu'on ait jamais vu », ouvrant ainsi la route intérieure du continent nord-américain.
    Soutenu par François Ier, cet explorateur avisé espérait découvrir un passage vers Cathay et les routes de l'Asie. Il suscite des vocations d'aventuriers des océans et, grâce à lui, la puissance continentale française apprend à regarder au-delà de l'horizon. Un rêve qui prendra forme au siècle suivant avec la colonie de la « Nouvelle-France », fondée par Champlain sur ses traces.

  • Des centaines de livres ont été écrits sur Picasso. Mais rares sont ceux qui lui donnent la parole. Ici, c'est la voix de Picasso que l'on entend parler librement de politique, des femmes, du monde de l'art, d'argent, de la vie.
    Cet immense artiste est aussi - mais qui peut en douter - un intellectuel, à tout le moins un homme hors du commun, qui aime discuter, se confronter et affirmer ses convictions. On découvre qu'il manie redoutablement la formule assassine, le trait d'humour, la maxime et l'historiette. On savoure les propos tenus par Picasso à Braque ou Matisse, à ses innombrables amis poètes comme Cocteau, Éluard, Prévert, et, plus rarement, à des journalistes.
    Les souvenirs et confidences rapportés par sa compagne Françoise Gilot, par son ami le photographe Brassaï, par son principal marchand Daniel-Henry Kahnweiler, par sa camarade Hélène Parmelin et par bien d'autres tissent un livre éclairant et surprenant.
    Sous la plume lumineuse de Laurent Greilsamer se dessine une face méconnue de l'artiste. Le monde de Picasso respire sur les cimaises des musées du monde entier, mais c'est aussi un monde de mots à lire de toute urgence.

  • Auteur d'une oeuvre gigantesque, Victor Hugo fait corps avec l'histoire du XIXe siècle qui l'a vu naître en 1802 et mourir en 1885. À lui seul, il en est un résumé des désastres et des espérances.
    Michel Winock dessine le portrait d'un homme aussi complexe que fascinant. Servi par une plume fluide, il nous retrace sa carrière d'écrivain, ses amours, sa famille, ses campagnes pour la justice, son combat contre la peine de mort, son exil, sa ferveur pour Napoléon Ier et sa colère contre Napoléon III, ses relations avec l'invisible... Un tableau passionnant qui éclaire de l'intérieur la conception du monde de cet homme-siècle qu'on ne cesse de redécouvrir.

  • Créatrice d'Hercule Poirot et de Miss Marple, Agatha Christie est l'auteure de langue anglaise la plus vendue après Shakespeare. Pianiste, soprano, infirmière, globe-trotteuse, championne de surf, épouse modèle passionnément amoureuse de ses deux maris et mère d'une fille, la « duchesse de la Mort » a eu mille vies.
    4 décembre 1926. La voiture d'Agatha Christie, 36 ans et déjà star du roman policier, est retrouvée près de l'étang de Silent Pool. La police s'interroge : qu'est-il arrivé à sa célèbre propriétaire ? S'agit-il d'une fugue, d'un accident, d'une mise en scène géniale comme elle sait si bien en imaginer ? Béatrix de l'Aulnoit fait toute la lumière sur cette énigme qui fit la une de la presse durant onze jours et passionne toujours ses millions de lecteurs.
    Libre, indépendante, aventurière, Agatha Christie adorait autant vivre en Angleterre qu'au Moyen-Orient. Elle a publié soixante-six romans, quatorze recueils de nouvelles et a également connu la gloire comme auteure de théâtre. Toujours à l'affiche, sa pièce La Souricière bat tous les records de longévité. Et pourtant, elle ne s'est jamais considérée comme un « écrivain ».
    De Londres à Bagdad, c'est la vie trépidante et romanesque de cette Anglaise à l'humour indémodable que cette biographie nous fait découvrir.

  • Au coeur des Pays-Bas occupés, une voix s'élève face à la barbarie nazie. Cette voix est celle d'Etty Hillesum, jeune femme juive, dont le journal intime et la correspondance attestent d'une confiance dans la beauté de la vie et d'une inébranlable foi en l'être humain.
    Passionnée et indépendante, Etty cherche auprès de ses conquêtes amoureuses un remède à son mal-être. Sa rencontre avec le psychologue Julius Spier bouleverse son existence. Il lui apprend l'amour de Dieu et de l'humanité. En 1942, elle rejoint le camp de transit de Westerbork pour porter secours à ses frères détenus, et meurt à Auschwitz à l'âge de 29 ans.
    Au-delà du témoignage historique et du testament littéraire, Cécilia Dutter met en lumière la modernité d'Etty Hillesum, suit pas à pas son singulier chemin d'éveil et nous donne à entendre son message de paix universel, si riche d'enseignement pour le monde d'aujourd'hui.

  • Héros méconnu de l'épopée napoléonienne, Eugène de Beauharnais (1781-1824) est né du premier mariage de l'impératrice Joséphine avec le général de Beauharnais, guillotiné sous la Terreur. Fils adoptif de Napoléon, vice-roi d'Italie, chef d'armée, prince allemand, il occupe une place centrale et originale dans l'univers impérial.
    La rencontre de sa mère avec Bonaparte détermine son existence. Napoléon voue à Eugène une grande affection, l'éduque, le forme à la guerre et à la politique, le marie à la fille du roi de Bavière et l'adopte solennellement en 1806. Il le prépare à lui succéder en lui déléguant le gouvernement de l'Italie comme vice-roi et en lui confiant des armées. Eugène fait alors ses preuves et paraît appelé à gouverner un jour l'Empire ou à en assurer la régence pour le roi de Rome. Le destin en décida autrement après le divorce de Napoléon, son remariage avec Marie-Louise et la naissance de l'Aiglon.
    Eugène de Beauharnais fut le seul de la famille impériale à répondre parfaitement à l'idéal napoléonien de fusion sociale et d'intégration européenne. Très populaire, il laisse une image associant le sérieux de l'homme d'État en Italie et la bravoure du soldat français en Russie, à la gaieté, la jeunesse, l'amour aussi, très romanesque, avec sa jeune épouse. Sa descendance nombreuse a fait d'Eugène l'ancêtre de presque tous les souverains européens.

  • Parmi tous les défis que Napoléon s'est lancés, le plus difficile a probablement été celui de fonder une dynastie. De ses frères et soeurs il a fait des rois et des reines et en épousant la fille de l'empereur d'Autriche, il espérait faire entrer sa descendance dans le cercle le plus fermé, les antiques et illustres familles régnantes. Mais rien ne s'est passé comme il l'avait voulu. Certes l'enfant, né en 1811, titré roi de Rome, était un mâle, certes il ne manquait pas de dons, certes sa première éducation a été très soignée mais bien vite le rêve qu'il puisse un jour régner se mua en cauchemar. Il n'avait pas quatre ans que les armées étrangères foulaient le sol français et que la Fortune abandonnait Napoléon. Le roi de Rome ne fut Napoléon II que quelques jours. Quasiment kidnappé sur ordre de son grand-père maternel, il ne devait jamais revoir son père. Élevé comme un Autrichien sous la très lointaine tutelle de Marie-Louise, privé peu à peu de son entourage français, celui qui allait devenir duc de Reichstadt (pas même archiduc !) allait passer à Vienne plus d'une quinzaine d'années avant de mourir en 1832 de la « poitrine », otage impuissant et souvent inconscient de manoeuvres voire de complots sur fond de relations internationales. Enfermé dans sa cage dorée, empêché de s'émanciper, frustré dans ses aspirations, en particulier militaires car sa fragile santé l'handicapait, il est mort à vingt et un ans. Tout semblait montrer qu'il serait vite oublié, mais pourtant il devint presque aussitôt un mythe, lié à celui de son père. Cette tragique destinée a hanté tout le XIXe siècle, le siècle du romantisme, le siècle aussi de la légende napoléonienne, jusqu'à ce que Edmond Rostand écrive sur le jeune homme l'une des pièces les plus jouées en France. À la tête d'une exceptionnelle documentation en partie inédite et avec une rigueur et une sensibilité peu communes, Laetitia de Witt nous révèle la personnalité de l'Aiglon et montre à quel point il a été, de sa naissance au transfert de ses cendres à Paris sur ordre de Hitler, un sacrifié de l'histoire.

  • Ce livre, à destination du grand public amateur d'histoire, est la première biographie française d'un homme qui a dû abandonner sa carrière, son nom, son âme de chef né.
    Il y a près de 70 ans, le 20 novembre 1947, le prince Philippe de Grèce et de Danemark, après avoir renoncé à ses titre et prédicat pour n'être plus que le « lieutenant Philippe Mountbatten de la Royal Navy », épousait à l'abbaye de Westminster, la princesse Élisabeth.
    Depuis cette date, il a sacrifié toutes ses ambitions personnelles pour devenir « l'homme lige » de son épouse, « son roc » comme l'a dit récemment Élisabeth II, sans même recevoir le titre officiel de « prince consort ».
    Il a accompagné la souveraine dans ses innombrables périples autour du monde, agrémentant ces visites d'une once de son humour très particulier. Il a toujours été le vrai « chef de famille » dans le cercle intime. Il humanise, agrémente son rôle de ses frasques et de ses gaffes perpétuelles. Et n'est pas dénué d'idées, c'est lui en effet qui imposa la retransmission télévisuelle du couronnement, faisant entrée la monarchie anglaise dans la modernité.
    À plus de 90 ans, le duc d'Edimbourg reste assez largement un mystère. L'Historien Philippe Delorme retrace sa vie : son enfance mouvementée, ses années de formation, le rôle déterminant de son oncle « Dickie » Mountbatten, son rôle durant la guerre, les péripéties de ses fiançailles, ses passions et ses combats... Ce livre cherche à soulever un coin du voile et montre, de nombreuses anecdotes à l'appui, un personnage qui méritait de prendre un peu plus de lumière.

  • Il a tout abandonné - sa carrière dans la Royal Navy, son nom, son âme de « chef né » - pour devenir le mari d'Élisabeth II. Voici raconté le destin singulier de Philippe d'Édimbourg, ce célèbre inconnu.
    Né en 1921 prince Philippe de Grèce et de Danemark, il s'engage avec brio dans la carrière maritime aux premières heures de la Seconde Guerre mondiale. Sa rencontre avec l'héritière du trône du roi George VI l'entraîne à tout sacrifier à l'amour. En 1947, leurs noces à l'abbaye de Westminster, puis en 1953 le couronnement d'Élisabeth II retransmis dans le monde entier, marquent le début d'un roman qui, soixante-dix ans plus tard, n'est pas encore achevé.
    Par sa volonté de faire entrer la monarchie dans la modernité, son soutien indéfectible lors des crises, son engagement dans l'écologie, sans oublier son humour si british, le duc d'Édimbourg a su laisser son empreinte dans l'aventure du XXe siècle.

  • « Pour vivre avec un monstre sacré de la politique, un monstre d'égoïsme, d'ambition et d'orgueil, il faut un tempérament de feu. Lorsqu'à Blenheim, le château de ses ancêtres Marlborough, Winston Churchill la demande en mariage, la blonde, belle et sportive Clémentine Hozier (1885-1977) ne doute pas de relever le défi. Mais la bonne société anglaise se demande pourquoi le flamboyant ministre s'est mis en tête d'épouser une jeune fille qui n'a pas plus de fortune que lui. Ce mystère s'appelle l'amour...» Londres, mars 1908 : Clementine Hozier et Winston Churchill se rencontrent à un dîner où ni l'un ni l'autre ne voulaient se rendre. Leur coup foudre est à l'origine d'un étonnant roman d'amour qui va durer près de soixante ans. Ensemble, ils ont eu cinq enfants. Alors que les femmes de chefs d'état ont tant de mal à trouver la mesure entre effacement et influence, dès le jour de son mariage, à 23 ans, Clementine tient sa juste place. Elle restera toujours incroyablement fidèle à ses convictions, ses certitudes, ses ambitions. De la légende Churchill, elle a connu tous les secrets, les ombres, les vérités derrière le mythe. Tout ce que l'histoire ne saura jamais et qu'elle a voulu cacher. Parce que dès le premier jour, imperturbable et fière, elle n'a cessé de croire en lui. Pour vivre avec ce monstre sacré de la politique, il fallait un tempérament d'acier.
    Fruit d'une longue enquête, cette biographie trace le portrait d'une femme ardente dont le destin exceptionnelse confond avec l'histoire tragique du XXe siècle.

  • Tour à tour duchesse d'Aquitaine, reine de France puis d'Angleterre par son mariage avec le futur Henri II, Aliénor domine par sa personnalité hors du commun le XIIe siècle occidental.
    Cette souveraine lucide et lettrée s'imposa vite comme une femme de pouvoir, outrepassant les traditionnelles attributions conférées aux femmes, et occupa une place déterminante dans les relations entre la France et l'Angleterre. Loin de la légende noire que la postérité a pu lui tisser, elle fut également une véritable mécène, protégeant artistes et troubadours. Une femme maîtresse de son destin, qui s'éteignit à l'âge exceptionnel de quatre-vingt-deux ans.

  • Napoléon III

    Eric Anceau

    Premier président de la République et dernier souverain régnant de notre histoire, Louis-Napoléon Bonaparte a toujours suscité passions et jugements contradictoires. Mais qui était-il réellement ?
    Pour Victor Hugo, il fut « Napoléon le Petit », alors que Pasteur considérait son règne comme l'un des plus glorieux de tous les temps. Figure majeure du XIXe siècle, Napoléon III en incarne l'esprit, la diversité, les contradictions : homme de réflexion et d'action, autocrate et démocrate, autoritaire et libéral, réactionnaire et progressiste, apôtre de la paix et fauteur de guerre.

  • Ayant reçu une éducation brillante, Madame Campan entre au service des soeurs de Louis XV, puis s'attache à la personne de Marie-Antoinette. Cette femme lettrée fait preuve d'un dévouement total envers le couple royal, jusqu'à leur mort, sous la Terreur.
    Après la Révolution, elle fonde la première Maison d'éducation de la Légion d'honneur avec la bénédiction de Napoléon. Sa renommée est aussi grande que celle de certaines de ses élèves, la reine Hortense ou Pauline Borghèse.
    Madame Campan a traversé plus de quarante ans de l'histoire de France dans l'intimité et le secret des grands. À partir de ses Mémoires et de sa correspondance, Inès de Kertanguy évoque un personnage attachant dont le témoignage révèle des dizaines d'anecdotes sur les intrigues de Cour et la vie quotidienne à Versailles.

  • « Je veux laisser parler mon coeur et raconter, au fil de la plume, cette aventure assez rare vécue par deux hommes fort dissemblables et qui, cependant, ont tissé entre eux un lien de confiance indissoluble. ».
    Sa première rencontre avec Jacques Chirac, à l'hôtel de Matignon en 1976, Alain Juppé ne l'a jamais oubliée : « Une présence physique qui occupait tout l'espace. » Dans ce livre en forme de confession, commencé avant la disparition de l'ancien Président, il raconte l'histoire de ce couple politique inédit qu'ils formèrent pendant près de quarante ans. C'est un portrait en creux qui se dessine ici avec vérité, un brin de nostalgie et beaucoup de tendresse. Celui d'une amitié singulière fondée sur un respect mutuel et la passion commune de servir la France dans lequel l'ancien maire de Bordeaux ne cache rien de son admiration. « Cette empathie entre un peuple et l'homme qui l'incarne est une alchimie qui ne se prête pas toujours à l'analyse car c'est un élan du coeur. » Tout comme cet hommage.

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  • Napoléon

    Jacques Bainville

    Publié en 1931, le Napoléon de Jacques Bainville connut un immense succès. Écrit dans un style étincelant, il est une référence pour saisir l'épopée napoléonienne. Bainville, royaliste convaincu, proche de Charles Maurras et de Léon Daudet, livre une étude complète et méthodique des faits, sans passion ni enthousiasme excessif, qui aboutit à un puissant portrait de Napoléon. Avec son art du récit et son style élégant, il donne aux événements leur juste place et fait revivre un Napoléon captif de l'héritage révolutionnaire, emporté de guerre en guerre par le rythme de l'histoire, qui est celui de la vie. En un mot, un classique.

  • Le grand Jaurès

    Max Gallo

    Dans la France de la Belle Époque, Jean Jaurès fut l'homme de tous les combats : il soutint la grève des mineurs de Carmaux, dénonça les « lois scélérates » de 1894, prit la défense du capitaine Dreyfus, fonda le journal L'Humanité, et s'opposa de toutes ses forces à la guerre.
    Max Gallo, avec érudition et passion, reconstitue jour après jour l'existence de Jaurès. L'enfant qui grandit dans la campagne du Tarn, l'étudiant exceptionnel, rival d'Henri Bergson, dans le Paris des années 1880, le mari fidèle, le jeune député et le tribun inlassable, et l'homme de tous les jours, celui qui mangeait comme un paysan et crachait dans son mouchoir. Sans oublier, bien sûr, l'homme assassiné, un funeste 31 juillet 1914...
    « Cet homme-là, Jaurès le socialiste, qui ne fut même pas secrétaire d'État, il est toujours là, présent, presque familier. ».
    Max Gallo

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