Faits de société / Actualité

  • Régine Frydman est une enfant du ghetto de Varsovie qui a, par miracle, échappé à la mort. Elle a huit ans en 1940 quand les Allemands décident d'enfermer 450 000 Juifs dans une enclave de cinq hectares, où ils vont être parqués et broyés à mort en l'espace de trois ans. Régine n'aurait pas survécu si son père Abram Apelkir n'avait pas bravé le danger, risqué sa vie en sortant du ghetto pour trouver de la nourriture, caché sa famille chez des amis polonais en plein centre-ville et à la campagne, et même chez des religieuses.
    Régine Frydman mêle son récit à celui de son père. A deux, ils livrent un témoignage bouleversant des terribles événements dont ils ont été les témoins, les cadavres qui s'entassent sur les trottoirs, les descentes éclairs de la police allemande, les fusillades dans la rue, les enfants qui se battent pour un quignon de pain, les marches dans la neige pour échapper aux rafles et à la déportation, et enfin la joie de retrouver la liberté grâce aux troupes russes.
    Un document rare.

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  • L'histoire du Front national est méconnue et mouvementée. Après de multiples métamorphoses, le parti d'extrême droite n'a jamais été aussi près du pouvoir.
    Depuis sa création en 1972 par Jean-Marie Le Pen, la vie du Front national est émaillée de crises et de succès : conquête de la mairie de Dreux en 1983, polémique autour du « détail », départ fracassant de Bruno Mégret en 1998, arrivée au deuxième tour des présidentielles de 2002. Aujourd'hui, fort des résultats aux élections municipales et européennes de 2014, Marine Le Pen est en passe de remporter son pari de dédiabolisation. À partir de nombreux entretiens avec les témoins, les sympathisants et les dirigeants, les deux auteurs retracent quarante ans d'un parti qui fascine, autant qu'il inquiète.

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  • Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, André Zeller, ancien chef d'état-major de l'armée de terre, participe au coup d'État d'Alger avec les généraux Challe et Jouhaud, bientôt rejoints par le général Salan. Ce coup de force vise à maintenir l'Algérie dans la République française. Le 23 au soir, le général de Gaulle apparaît en uniforme à la télévision. Ses formules choc donnent un coup d'arrêt à l'opération : « Un pouvoir insurrectionnel s'est installé en Algérie par un pronunciamiento militaire. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite... Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer la route de ces hommes-là... » En métropole, l'opinion est lasse du conflit algérien. Le 25 avril, le putsch est un échec.

    Le 6 mai à Alger, André Zeller se met à la disposition de l'autorité militaire. Incarcéré à la prison de la Santé, il est condamné à 15 ans de détention criminelle et à la privation de ses droits civiques par le haut tribunal militaire. Transféré à la maison centrale de Clairvaux puis à la prison de Tulle, il sera libéré par décret du président de la République le 13 juillet 1966, à l'âge de 68 ans.

    « Au fil des jours de sa captivité, André Zeller va noter ses conditions de vie, ses joies et ses déceptions, mais aussi ses réflexions sur la vie politique, sur l'armée, sur la situation mondiale, confronter ses actes à ses convictions. Ce journal de captivité nous présente ainsi l'autoportrait d'un de ces vaincus du processus de sortie de la crise algérienne, brisé par une raison d'État qu'il n'a pas acceptée, mais somme toute assez différent de l'image stéréotypée du militaire aux vues "expéditives et limitées" qu'en a conservé l'histoire. »

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  • À l'aube du 6 juin 1944, Guy Hattu, 29 ans, membre du Commando Kieffer, pose le pied sur la plage de Ouistreham. En juin 1941, il avait rejoint Londres et les Forces françaises libres. Fervent patriote, il tient depuis le début de la guerre son journal et écrit de longues lettres à sa mère, à ses camarades de combat, et à l'aumônier de la France Libre, l'abbé de Naurois.

    Humaniste chrétien et monarchiste, Guy Hattu entretient aussi une correspondance poignante avec son oncle Georges Bernanos, son aîné de vingt-cinq ans, dont il est très proche par l'esprit et le coeur. Par ce qu'ils révèlent, ces écrits, jusque-là inédits et ici rassemblés par son fils, nous plongent dans l'intimité d'un combattant de la France Libre face à ses doutes et ses convictions.

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  • Au faîte de sa puissance à l'aube du premier millénaire, l'Empire byzantin fut l'objet de toutes les convoitises. Démembrée en 1204, reconstituée en 1261, cette portion orientale de l'Empire romain s'effrite sous les menaces extérieures et les déchirements internes avant de s'effondrer définitivement dans les mains ottomanes en 1453. Aux querelles de succession impériale s'ajoutent les assauts incessants des barbares. Jusqu'à ce que mort s'ensuive, les ambitions expansionnistes, territoriales comme économiques, des chrétiens d'Occident, Turcs, Serbes, colons francs et autres marchands italiens secouent l'Empire byzantin, où le conflit l'a toujours disputé à la splendeur. Ce livre retrace les deux derniers siècles des vicissitudes d'un monde ballotté entre gloire et périls, monde dont l'effervescence et le rayonnement culturels marqueront à jamais les bassins de la mer Noire et de la Méditerranée.

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  • Mardi 6 juin 1944, à l'aube, les Alliés débarquent sur les côtes normandes. Le 25 août, Paris est libéré. Dans l'intervalle, les Alliés piétinent, s'enlisent et subissent d'effroyables pertes. Trois mois, au lieu des trois semaines prévues, de longs et sanglants affrontements : la bataille de Normandie va décider du sort de la Seconde Guerre mondiale.

    Douze semaines de combats acharnés : d'abord sur les plages, dans les haies du bocage et dans la plaine de Caen, avant la percée tardive des Américains en direction d'Avranches, la « poche » de Falaise et la « course vers la Seine ». Au cours de la bataille de Normandie, deux millions de combattants s'affrontent sans merci. Pris au milieu des combats, 20 000 Normands périssent. Près de 100 000 hommes, femmes et enfants se réfugient dans les granges et les étables autour des villes anéanties par les bombes ; 150 000 sont chassés sur les routes dangereuses de l'exode.

    D'une écriture fluide et claire, cet ouvrage donne la part belle aux témoignages des différents protagonistes, alliés et allemands, et bien sûr normands. Au-delà de la simple description des opérations, il rend également compte des tensions entre Américains et Britanniques.

  • Issu de la bonne bourgeoisie parisienne, Maurice Bedel (1883-1954) reçoit une éducation soignée et très complète. Après des études de lettres à la Sorbonne, il se consacre à la médecine et se tourne vers la psychiatrie, spécialité rare à l'époque. Il fréquente de nombreux salons où il se lie d'amitié avec de grands artistes et écrivains (Maurice Denis, Edmond Rostand, Jean Cocteau). Lui-même dessinateur, élève de Maurice Denis, il a été proche des nabis et Van Dongen.
    Après la guerre, il a poursuivi une carrière de romancier, d'essayiste, de journaliste et de poète. Il a connu la gloire littéraire en 1927 lorsqu'il a reçu le prix Goncourt pour son roman Jérôme 60° de latitude nord. Il livre dans son journal de guerre (1er août 1914 - 31 décembre 1918) un témoignage saisissant du déroulement de la guerre avec une distance que n'observe pas la plupart des soldats et officiers combattants.

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  • 11 janvier 2013. La France, stupéfaite, apprend que son armée intervient au Mali pour empêcher l'avancé des islamistes. Voici la première analyse des mécanismes de l'opération Serval.
    Jamais engagement de l'armée française n'a été aussi médiatisé et pourtant l'opération Serval au Mali demeure une énigme : un président de la République, qui a fait campagne sur l'accélération du retrait d'Afghanistan, décide en quelques heures l'envoi au Mali d'un effectif supérieur ; des djihadistes qui, à l'abri dans le Nord du pays, ont la folie de vouloir conquérir le Sud en se prenant pour une armée régulière ; des troupes françaises qui retrouvent le panache, les raids dans le désert. Voilà quelques-unes des informations que Jean-Christophe Notin nous livre après avoir eu accès à l'ensemble des décideurs et des acteurs, de l'Élysée aux diplomates à Bamako, New York et Bruxelles, de l'État-Major des Armées à la section d'infanterie de marine, du commandement des opérations spéciales au mystérieux détachement « Sabre » basé à Ouagadougou. Il démontre ainsi comment, dans les premiers jours, le sort de la bataille n'a dépendu que de 70 hommes des forces spéciales ou encore comment tous les services de renseignement ont collaboré pour mener plusieurs opérations de libération d'otages aussi hardies que secrètes.
    Grâce à près de 200 témoignages qu'il recueillis, JC Notin peut aussi exposer les circonstances, et les conséquences, de l'implication nouvelle du gouvernement dans la conduite des opérations, la pression sans précédent qu'il a exercée sur les généraux pour obtenir des résultats rapides.
    Première guerre contre le terrorisme menée par la France en Afrique subsaharienne, Serval restera à ce titre un tournant dans la gestion politique des conflits.

  • Jamais engagement de l'armée française n'a été aussi médiatisé. Pourtant l'opération Serval au Mali, déclenchée le 11 janvier 2013, demeure largement une énigme.
    À l'appui de centaines de témoignages inédits, Jean-Christophe Notin lève enfin le voile sur

  • Héros de la Seconde Guerre mondiale, pionnier et martyr de la Résistance, mort pour son pays. Le nom d'Honoré d'Estienne d'Orves est un symbole de la France Libre.
    Des rues, des places, un navire de guerre portent aujourd'hui le nom d'Honoré d'Estienne d'Orves. Ils éveillent dans la mémoire des Français le souvenir du jour où il tombait sous les balles allemandes avec deux compagnons d'armes, Maurice Barlier et Yan Doornik, premiers fusillés de la France Libre.
    Rien, pourtant, dans l'éducation d'Honoré d'Estienne d'Orves, ne le prédestinait à cette décision de rupture avec l'ordre établi qu'il prend le 9 juillet 1940, en quittant son navire de l'escadre française basée à Alexandrie. Rien, hormis cette volonté farouche de poursuivre le combat partout où cela est possible. Avec un petit groupe de marins et d'officiers, il rejoint les camps d'entraînement de l'armée britannique à Ismaïlia, puis à Aden. Il rallie ensuite l'Angleterre et le noyau qui se constitue autour du général de Gaulle. Affecté au 2e bureau des Forces navales françaises libres, il met sur pied des réseaux de renseignements en France occupée et établit des liaisons radio clandestines avec Londres. Dans la nuit du 22 au 23 décembre 1940, il débarque à la Pointe du Raz. Il se rend à Nantes et à Paris, où il multiplie les contacts et organise des sous-réseaux. Mais un mois plus tard, l'opérateur radio venu avec lui d'Angleterre le trahit et dit tout ce qu'il sait aux hommes de l'Abwehr, le service de renseignement de l'état-major allemand. Alors commence le calvaire...
    Les carnets et lettres d'Honoré d'Estienne d'Orves ont été publiés en 1950. À cette époque, les enquêtes relatives aux faits de résistance n'étaient pas terminées et l'accès aux documents restait difficile. L'ouvrage présenté aujourd'hui est le recueil des dernières lettres, du journal et des cahiers de captivité d'Honoré d'Estienne d'Orves, présenté par ses enfants.

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  • Blessures

    Paul Amar

    Connu et aimé du grand public pour avoir longtemps présenté le journal de 20 heures, Paul Amar ne s'était jamais confié. Pour la première fois, il raconte ici son enfance en Algérie, son adolescence à Lyon, et ses premiers pas dans le journalisme comme correspondant de guerre.

    Éditorialiste politique écouté, célèbre animateur des soirées électorales et des grands débats de société, confident des artistes et des écrivains, Paul Amar aime donner la parole aux autres. Mais aujourd'hui, avec une sensibilité extrême, il dit sans détour son mal-être et son indignation face à la montée du racisme et de l'antisémitisme. Lui qui se définit comme un Français républicain, laïc et humaniste souffre d'être désigné ainsi que d'autres comme juif et s'interroge sur la vie politique française.

    Mêlant souvenirs et réflexions, on découvre, au fil des pages, un homme indigné, profondément blessé et inquiet pour l'avenir de son pays et de ses valeurs.

    Un témoignage saisissant.

  • De gigantesques brasiers qui ravagent Paris sous la Commune, aux milliers de bidons de jaunes d'oeufs qui éclatent comme des bombes sous la Halle aux cuirs en 1906 ; des obus de la " Grosse Bertha " en 1918, aux héroïques combats pour la libération en 1944 ; des attentats qui sèment la terreur au milieu des années 1980, à l'explosion qui tue cinq pompiers en 2002.
    Cet album nous entraîne vers un surprenant voyage à travers plus d'un siècle d'événements, dramatiques ou anecdotiques, souvent mal connus mais toujours émouvants. Trois générations de sapeurs-pompiers se sont retrouvées pour raconter ici l'histoire de leur prestigieuse unité.

  • Les écrits de Winston Churchill, depuis son premier et unique roman jusqu'à ses Mémoires de Guerre, en passant par ses biographies et ses recueils d'articles, ont presque tous été traduits en français. Ce n'est pas le cas de sa correspondance avec son épouse, publiée en 1998 aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne sous le titre : Speaking for themselves, et sous-titrée : The personal letters of Winston and Clementine.
    Cet ouvrage, introduit et annoté par leur fille Mary Soames, est un choix dans les centaines de lettres, notes personnelles et télégrammes échangés entre Churchill et son épouse entre 1908 et 1964. Voilà une collection unique, naturellement destinée à rester confidentielle de leur vivant, et qui donne un aperçu incomparable, non seulement de leur vie de couple et de famille, mais aussi de leurs jugements sur la politique nationale et internationale, sur les grandes personnalités du moment, sur le cours de deux guerres mondiales, sur leurs espoirs, leurs ambitions et leurs déceptions pendant plus d'un demi-siècle.
    Les annotations de leur fille Mary Soames, qui a été témoin de bien des épisodes mentionnés dans les lettres, ajoutent un éclairage précieux à cette correspondance intime, dans laquelle la politique constitue bien souvent une partie intégrante de l'intimité.

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