Francois-xavier De Guibert

  • En France, l'immigration fait figure de sujet tabou.
    Les manipulations, dogmes, mensonges avérés sur les chiffres, interdisent tout débat sérieux et serein sur un thème essentiel pour l'avenir des Français. D'où ce livre sans parti pris, bien documenté, guidé par la seule ambition de la vérité. L'augmentation des flux migratoires sur la France s'accélère fortement depuis une décennie. L'aggravation du chaos planétaire, cause des grands mouvements de populations, donne à penser que ce phénomène n'en est qu'à ses débuts.
    Empêtré depuis quarante ans dans ses contradictions et ses renoncements - notamment au principe d'assimilation - l'État semble dépassé par les événements et rien ne prouve que les réformes courageuses mais bien insuffisantes entreprises en 2003 suffiront pour inverser la tendance. Le discours dominant qui prône l'ouverture des frontières à de grands mouvements de populations régénérateurs et la promotion d'une société multiculturelle, ou " plurielle ", se heurtent désormais à la réalité : celle d'une France fragmentée, communautarisée, en proie à la montée de la violence ethnico-religieuse, à l'islamisme, à un nouveau racisme " multiforme ", dont les 800 cités ghettos sont désormais le foyer.
    Hypothéquant son avenir, la France des années 2000 reproduit, en pire, les errements de quarante ans d'immigration mal gérée qui ont conduit à cette situation. L'auteur dresse un tableau réaliste du paysage français de l'immigration. Il présente les conséquences de la suppression des contrôles aux frontières nationales par le traité de Schengen. Il dénonce le transfert complet de la compétence politique à Bruxelles en matière d'immigration, imposé par les traités européen, scellé par le projet de Constitution européenne, qui condamne les gouvernements à l'immobilisme dans un contexte de plus en plus tourmenté et à la veille du nouveau défi migratoire que représenterait l'adhésion de la Turquie à l'Union.
    Il propose enfin de repenser les fondements de la politique française en se donnant les moyens de mettre fin aux entrées illégales, en organisant l'immigration sur la base de contingents qui seraient votés par la Nation à travers son Parlement, en restaurant le principe d'assimilation, et en plaçant la question des migrations au coeur d'un nouveau dialogue Nord-Sud.

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  • Nombreux sont, depuis un siècle, en Europe, et en particulier en France, les chercheurs qui se sont intéressés au monde musulman. Pourtant, le message du Coran, la pensée islamique classique et contemporaine demeurent étrangement méconnus dans l'opinion publique occidentale. Celle-ci est tellement conditionnée par les contentieux historiques et par les raccourcis médiatiques de notre temps, qu'elle a peur de l'Islam, considéré encore, par beaucoup d'Européens, comme un péril pour l'Occident . Il est donc nécessaire qu'au-delà des malentendus et des préjugés, sources parfois de graves conflits, une meilleure connaissance mutuelle s'établisse et s'approfondisse entre les peuples des diverses civilisations et les croyants des diverses religions, autour de la Méditerranée et au-delà. A cet égard, la traduction en français de ce livre d'Alija Izetbegovic est un événement important. Il l'est, tout d'abord, à cause de la personnalité de l'auteur, dont on sait le rôle déterminant qu'il joua tout au long des tragiques événements que connurent les Balkans ces dernières années. En mai 1990, il devient le premier Président de Bosnie-Herzégovine. Mais Alija Izetbegovic n'est pas seulement un homme politique, il est aussi un penseur dont les analyses philosophiques et religieuses s'inscrivent dans la perspective du renouveau actuel, si méconnu chez nous, de la culture islamique, de Rabat au Caire et de Paris à Téhéran. Peut-être faut-il souligner aussi que cet effort est d'autant plus intéressant pour nous, Européens, qu'il nous arrive d'une région où l'islam côtoie, depuis longtemps déjà, le catholicisme et l'orthodoxie, comme c'est le cas désormais en de nombreux pays occidentaux. En lisant, dans cette perspective, le livre d'Izetbegovic et, en particulier, les pages dans lesquelles il évoque la place de la religion dans les sociétés, ses rapports avec la science, l'art et la morale, la place de l'individu dans la communauté, les relations entre le christianisme et l'islam, comment ne pas penser aux appels lancés, à maintes reprises, par Jean-Paul II en faveur d'une coopération confiante entre tous les croyants, pour promouvoir des valeurs éthiques communes Puisse ce livre répondre à l'appel du Pape à Casablanca, en 1985 : Le dialogue entre chrétiens et musulmans est aujourd'hui plus nécessaire que jamais.

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  • Homme d'Etat, Robert Schuman l'a été, et de façon manifeste : par sa pensée, par son activité politique, notamment au service de l'idée européenne. Citoyen du Ciel, il l'a été tout autant au long de ses soixante-dix-sept ans de vie : par son intériorité, par sa foi simple et active, par son engagement personnel dans l'Eglise, par ses amitiés. Comment comprendre, chez Robert Schuman, la coexistence et l'intégration de ces deux versants ? Comment comprendre que Robert Schuman, avec sa frêle silhouette, sa voix nasillarde, son austère vie de célibataire, ait pu devenir un homme accompli, intégrant aussi paisiblement, semble-t-il, ces deux dimensions d'homme d'Etat et de citoyen du Ciel ? La question méritait d'être posée, alors qu'un procès en vue de sa béatification est en cours et que nous sommes à l'aube d'un siècle où les relations entre le fait politique et le fait religieux ont plus que jamais besoin de l'enseignement et du témoignage de l'histoire. La première partie de cet ouvrage est consacrée à identifier Robert Schuman en le situant par rapport à quelques contemporains.

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  • La démocratie est aujourd'hui une valeur sacrée, une véritable religion.

    Dans un ouvrage «passionné, passionnant [...] où toute l'histoire de la pensée politique moderne et contemporaine est citée à com­paraître» (P. Magnard), Maxence Hecquard revisite les fondements et la genèse de cette religion séculière.

    L'antique ordre du monde s'est écroulé. La mort de Dieu, définitive depuis Darwin, fait place à un Etat de droit fondé sur une «vérité scientifique» : le progrès. Qui contesterait un tel régime ?

    La cohérence remarquable du système apparaît ainsi à l'énoncé de la métaphysique sous-jacente : celle d'un univers en évolution peint par Condorcet et Teilhard de Chardin, mais véritablement pensé par Kant, Hegel et Darwin. La démocratie est le moment politique de ce progrès. Hasard et liberté, droit et morale, intérêt et bien commun forment désormais autant de couples indissolubles. Le lien social devient essentiellement économique...
    MAXENCE HECQUARD, philosophe, collabore à diver­ses revues spécialisées. Par ailleurs diplômé de l'ESSEC et de la faculté de droit d'Assas (Paris II), il mène aussi une carrière financière qui l'a conduit à vivre à Tokyo, Buenos-Aires et Londres.

    Extrait du livre :
    LA DÉMOCRATIE EST UNE NÉGATION 18. Métaphysique et politique Dato non concesso, «admettons...», répondra-t-on, la démocratie pré­sente les traits d'une idéologie, d'une religion moderne. Mais nous parlons de philosophie et vous n'avez qu'effleuré le sujet. Il n'est pas de religion sans métaphysique, au moins tacite. Le rite, si grossier soit-il, fait participer le vulgaire des plus sublimes réalités. La parabole, le mythe, lui expriment au travers d'un voile, les vérités dont la lumière trop crue l'aveuglerait. La religion relie, re-ligat, à un au-delà, à ce qui est derrière.
    Qu'est-ce qui est derrière la démocratie ? Que signifie le rite démocra­tique ? Une métaphysique ? Une vision du monde ? Une conception de la nature humaine ?
    Aucune théorie politique, aucune idéologie n'est indépendante d'une philosophie de l'être ou du moins d'une philosophie de l'homme. En effet dans la mesure où il y a théorie, il y a quelque part universalité, c'est-à-dire vision globale, vision du globe. Cette vision de l'humanité en tant que groupe d'hommes ne peut être indépendante de celle de l'humanité en tant qu'essence.
    La clarté et la force du rapport de la métaphysique et de la politique dépendent évidemment de la priorité de la démarche philosophique. Dans les philosophies anciennes la politique est généralement la conclusion de cette démarche. En effet, s'il faut reconnaître avec Henri Joly que «dans l'antiquité classique, pas d'anthropologie qui ne soit politique», l'interrogation porte d'abord sur l'être des choses et des hommes. En effet la philosophie antique est d'abord une sagesse, une sapientia, c'est-à-dire quelque chose qui se goûte (sapere). Elle est une contemplation progressive et l'on contemple d'abord ce qui vous est plus proche : soi, l'autre, l'être, ce qu'il faut faire, ce qu'il faut dire. L'ordre politique est ainsi recherché et découvert après bien d'autres. Ainsi les spécialistes s'accordent à reconnaître que les écrits politiques de Platon l'ont été après les autres : les Lois par exemple serait l'un des derniers des trente cinq dialogues qu'il rédigea en cinquante ans. Aristote aurait de même composé la Politique à la fin de sa vie, en tous cas après la Métaphysique. Quant à l'Éthique à Nicomaque, elle correspon­drait à l'état le plus mûr de sa pensée morale et aurait donc également été composée sur le tard lors de son second séjour à Athènes. «La constitution d'Athènes» daterait de la toute dernière période. Saint Thomas n'écrit pareillement ses rares traités politiques (De Regimine Judeorum (1263) et De Regimine Principum (1266)) qu'après plusieurs commentaires théologiques et de l'Écriture, après le De Veritate (1256-59), le Contra Gentiles (1259-64) etc.. Il ne commente l'Éthique à Nicomaque et La Politique qu'après le De Anima, la Physique et la Métaphysique. Certes Jaeger montre que dans le cas d'Aristote - que nous pouvons appliquer mutatis mutandis à tous les grands anciens - il n'y a pas de périodes clairement successives et distinctes au cours desquelles la pensée du philosophe se serait exclusivement attachée à un domaine : par exemple une période physique suivie d'une période métaphysique, puis d'une période morale et enfin d'une période politique. Il y a au contraire une recherche continue et générale qui mûrit dans chaque secteur respectif en harmonie : La République précède les Lois de Platon, Le Politique - dialogue perdu d'Aristote - est écrit bien avant La Politique et l'Éthique à Eudème annonce celle à Nicomaque. Il reste que dans la pensée antique le souci politique n'est jamais premier.

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  • Film infalsifiable du " moment " fondateur du christianisme pour la science, objet du premier acte de foi des chrétiens selon les Evangiles, le Linceul de Turin est un signe de contradiction invincible.
    Il a résisté à toutes les tentatives de disqualification depuis cent dix ans, c'est un fait aujourd'hui acquis. La surabondance d'éléments favorables à l'authenticité avait jusqu'à une date récente dispensé d'une épistémologie générale cette pièce archéologique la mieux étudiée au monde. La contradiction du C 14 a, paradoxalement, rendu l'immense service de rappeler qu'en sciences comme ailleurs l'accumulation de preuves ne dispense jamais d'un jugement de vérité.
    L'apport décisif des " systèmes experts ", c'est d'exiger la mise en place d'une architecture d'analyse méthodique des différents éléments du dossier. En découle une synthèse logique contraignante au terme de laquelle il apparaît, sans échappatoire possible, que le Linceul est, par sa nature même, sa propre démonstration d'authenticité, au troisième degré par défaut, en ce sens qu'il ne peut pas être autre chose que l'authentique linceul de Jésus Christ.
    C'est pourquoi, il n'est plus possible, du point de vue des exigences de la raison, de le présenter comme si il était la représentation du Christ ; sans reconnaître pour autant qu'il est le Linceul des Evangiles : " photographie " du corps supplicié de celui qui a dit " Je suis la Vérité ".

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  • On entend souvent dire aujourd'hui que la crise économique et financière qui déferle actuellement sur le monde n'était pas prévisible. Rien n'est plus faux. A l'origine de la crise, il y a un Système Monétaire International profondément déréglé par le régime de l'étalon-dollar. Depuis plusieurs décennies, des esprits avertis avaient prévenu des effets dévastateurs qu'aurait nécessairement la politique d'émission de plus en plus déraisonnable de la Réserve Fédérale américaine sur l'économie mondiale. Comme le dit avec force Maurice Allais, le Prix Nobel français d'économie, dans une indifférence générale " Ce qui doit arriver arrive ". Il se produit donc aujourd'hui ce qui arrive toujours en régime de papier-monnaie : après l'euphorie de la multiplication sans limite du crédit vient le krach. C'est ainsi que le billet vert tend vers sa dépréciation absolue. Même si tout est fait pour en retarder l'échéance, nous n'échapperons pas à l'effondrement du dollar et des monnaies qui se sont imprudemment solidarisées avec lui. Pour limiter, si cela est encore possible, les effets de cette catastrophe inévitable, il faut créer de toute urgence une Unité de Compte Internationale qui soit un panier des grandes monnaies-papier auxquelles on devra ajouter l'or qui redonnera une crédibilité indispensable à la monnaie fiduciaire. Par la suite, il ne faudra pas se contenter de revenir à la référence or que va, en tout état de cause, imposer le marché, quoi que puissent penser ou faire les grands dirigeants économiques et politiques. Pour dépasser les limites quantitatives de l'or, il sera nécessaire de revenir à son indispensable complément circulant " : l'argent-métal qui a présidé, avec l'or, à l'essor historique de la richesse des nations. Ce diagnostic posé, et le seul remède possible analysé, reste la question de la mise en oeuvre d'une immense réforme par un personnel politique largement responsable de la situation, qui n'a pour l'essentiel rien prévu et dont l'action est, à tous égards, jugée par la présente tragédie...

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  • Depuis 1999, la Côte-d'Ivoire est secouée par des accès de violence.
    Mais, au-delà des soubresauts, le monde assiste à une redistribution des cartes géopolitiques dans cette riche région d'Afrique. Après Félix Houphouët-Boigny et sa longue histoire d'amour avec la France, ses successeurs ont marqué leur différence, puis, avec le Président Laurent Gbagbo, leur hostilité à l'égard de l'ancienne puissance coloniale. Après une sécession de fait entre les " rebelles " musulmans du nord et les chrétiens du sud, de puissants intérêts contradictoires broient la Côte-d'Ivoire et handicapent son avenir.
    La France, militairement très présente grâce à un mandat de l'ONU, ne sait plus très bien comment reconquérir le prestige et l'affection qui ont marqué pendant si longtemps les relations entre les deux pays. De leur côté, les Etats-Unis sont en embuscade et ne seraient pas mécontents de prendre la place que les Français n'ont pas encore laissée. Enfin, les multinationales (pétrole, cacao, minerais, construction, etc.) jouent leur propre partition dans un concert de puissances qui devient cacophonique.

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  • Un ouvrage consacré au théologien J. Huss, dont la condamnation pour hérésie, puis la mort sur le bûcher en 1415, lors du concile de Constance, enclenchent un processus qui mènera à la création de l'Eglise hussite puis aux croisades.

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  • A la fin du XXe siècle, la population mondiale, estimée à six milliards d'hommes, comprend près d'un tiers de chrétiens. Depuis le début de ce siècle, ce rapport est resté pratiquement stable. Il est délicat d'avancer des chiffres précis quant à la répartition dans les différentes confessions. Pour l'an 2000, des estimations donnent 1,037 milliard de catholiques, 321 millions de protestants, 223 millions d'orthodoxes, 65 millions d'anglicans et 380 millions d'autres chrétiens. Le siècle écoulé a été marqué par l'emprise d'idéologies antireligieuses et mortifères. Paradoxalement, des chrétiens ont parfois été fascinés, voire séduits, et ont pu succomber à leur emprise. En revanche, d'autres les ont vivement récusées. Entre ces deux perspectives, d'autres réactions apparurent. Il n'en demeure pas moins vrai que le XXe siècle a été celui des martyrs, plus qu'aucun autre depuis les origines du christianisme : au cours des cent dernières années, probablement plus de trois millions de chrétiens périrent au nom de leur foi. Par ailleurs, pour les Églises, ce siècle a été l'occasion d'une constante confrontation par rapport à l'indifférence, à l'opposition ou au questionnement de sociétés en profonde mutation. Là encore, la diversité des comportements et des réponses est grande. La vocation du présent ouvrage est d'offrir aux lecteurs des points de repère pour comprendre les évolutions récentes du christianisme. Les documents statistiques, les récits ou les analyses complètent cette mise en perspective d'une histoire qui porte l'avenir de l'humanité.

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  • 158pages. 20x13x2cm. Broché.

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  • Qu'on lui coupe le cou, le procès viendra après , s'écrie la Reine de coeur en montrant du doigt sa victime, dans le chef-d'oeuvre de Lewis Carroll, Alice au Pays des Merveilles. Ici, nous sommes tous fous ! lui répond en écho le Chat du Cheshire. C'est ce qu'illustre la couverture de ce livre, et ce que rappellent les exergues en tête de l'Introduction et des Chapitres. Quand on s'astreint, comme Paul et Pierrette Girault de Coursac, à chercher dans les divers dépôts d'archives les clefs du procès de Louis XVI, on retrouve la même impression d'absurdité, de nonsense , de cauchemar pour tout dire, les Jacobins de la Convention jouant le rôle de la Reine de coeur, la Commune et son terrible maire Petion, celui du Chat si habile à tendre des pièges à la pauvre Alice. Mais l'absurdité n'a pas cessé il y a deux cents ans, elle s'est perpétuée. Les historiens héritiers spirituels des Grands Ancêtres ont toujours voulu, avec Robespierre, un Louis XVI coupable ou la République n'est point absoute . Et les historiens héritiers des princes et des émigrés ont toujours voulu un Louis XVI d'accord en secret avec ses frères, pour légitimer leur conduite. Car s'il ne l'est pas, dira Calonne leur conseiller, si ses actes publics expriment bien sa volonté, les princes et nous avons cru devoir lui désobéir, nous sommes donc tous des rebelles . Il fallait donc sortir du pays du nonsense et de celui du Miroir, et poser les bonnes questions : - que sont devenus les témoins ? pourquoi si peu d'écrits du Roi lui-même dans les pièces du procès ? quels papiers contenait l'Armoire de fer ? le Roi connaissait-il, approuvait-il la correspondance de Marie-Antoinette avec les souverains étrangers ? etc. Il fallait ouvrir les dossiers oubliés depuis si longtemps, non seulement aux Archives nationales et aux Archives des Affaires étrangères à Paris, mais aussi aux Archives départementales du Loiret à Orléans, aux Archives d'Etat d'Autriche à Vienne, aux Archives d'Etat de Prusse à Merseburg, aux Archives royales de Suède à Stockholm, au Public Record Office à Londres. Il fallait chercher la vérité sans passion autre que celle de la vérité, sans motif politique, sans avoir peur d'être gêné ou déçu. Il a fallu quatre mois aux juges de Louis XVI pour préparer l'acte énonciatif de ses crimes . Il a fallu deux cents ans aux historiens pour essayer de justifier ce sacrifice humain, la mise à mort d'un innocent. Il a été accordé onze jours à Louis XVI et à ses trois avocats pour préparer sa défense. Dix ans, c'est le délai qui a été nécessaire pour mener à bien l'Enquête sur le Procès du Roi, et en faire une nouvelle édition, revue, corrigée augmentée et complétée.

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  • Le comte Jean T'Serclaes de Tilly fut l'un des plus grands chefs militaires du XVIIe siècle. Rarement y eut-il plus éblouissante carrière que celle de ce gentilhomme brabançon. Après de solides études chez les Jésuites, il s'engagea à l'armée de Farnese, se mit à la disposition de l'empereur, combattit les Turcs, se révéla ensuite le grand vainqueur des deux premières phases de la guerre de Trente Ans et mourut en 1632, à l'âge de 73 ans, après avoir été blessé en défendant le passage de la rivière Lech. L'auteur ne nous présente pas seulement la biographie de son héros. L'exposé qu'il fait de la guerre de Trente Ans est d'une clarté aussi rigoureuse que synthétique. Tilly resta invaincu jusqu'au moment où il rencontra un adversaire de classe exceptionnelle, Gustave-Adolphe, roi de Suède, qui savait habilement manier deux outils qui manquaient à Tilly : une armée moderne et l'or de Richelieu. Mais Tilly avait des qualités morales qui transcendent le talent guerrier. Il était pieux, mais refusait tout sectarisme. Son souci du respect des populations et de leurs biens le distinguait de Mansfeld, de Brunswick, de Wallenstein, et des condottieri de son temps, qui pillaient et assassinaient sans vergogne. Si tous les chefs des deux camps avaient été pareils à Tilly pendant la guerre de Trente Ans, l'Allemagne n'aurait pas connu cette accumulation de deuils et de ruines qui créa pour longtemps un inimaginable vide démographique, et économique au centre de l'Europe.

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  • Le matin du 21 janvier 1793, les dernières paroles de Louis XVI sur l'échafaud ont été étouffées par les tambours de Santerre. Deux cents ans après, sa voix a d'autant plus de mal à se faire entendre que mémorialistes et faux témoins s'acharnent à parier à sa place. Mieux encore, de nombreuses lettres apocryphes circulent encore, que les historiens répugnent à laisser de côté parce qu'elles les arrangent ou qu'elles leur paraissent plus vraie que les vraies Voici, réunis pour la première fois, un choix d'écrits authentiques du dernier roi Très Chrétien : lettres officielles ou familières, discours, actes de la puissance royale, réflexions politiques, etc. Ils embrassent toute sa vie, depuis son enfance heureuse et studieuse jusqu'à la veille de sa mort, de 1762 à 1793. Louis XVI parle enfin, révèle ses idées, ses projets, ses intentions, sa grande espérance à la veille de 1789, la véritable plaie de son coeur pendant les dernières années. C'est vraiment un autoportrait riche d'émotion et de surprises pour le lecteur habitué aux stéréotypes contradictoires du tyran ou du pauvre homme dont se contentent habituellement les livres d'histoire.

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  • Quel rôle ont réellement joué le comte de Provence et le comte d'Artois, futurs Louis XVIII et Charles X, pendant le règne de Louis XVI et pendant la Révolution ? Connaît-on vraiment bien leur personnalité, comme le sens et la portée de leur action politique ainsi que les conséquences qu'elles ont pu avoir ? C'est à répondre à ces questions que se sont appliqués Paul et Pierrette Girault de Coursac, complétant ainsi, par un nouveau livre décisif, la grande fresque qu'ils esquissent depuis quarante ans sur l'histoire de cette période. Selon leur habitude, ils retracent, dans un premier temps, les années d'enfance des trois princes, avant d'aborder le règne, puis la Révolution au cours de laquelle Artois et Provence joueront un rôle déterminant, en s'opposant à la politique menée par le Roi. En lisant cet ouvrage, on comprendra enfin toute la force d'âme qu'il a fallu à Louis XVI pour pardonner,dans son testament, à ceux qui par un faux zèle ou par un zèle mal entendu m'ont fait beaucoup de mal . Fidèles à leur méthode, les auteurs ont volontairement ignoré les ouvrages de leurs prédécesseurs pour n'utiliser que les documents strictement contemporains des événements. Mettant à jour de nombreuses archives inédites ou inexploitées, ils donnent, dans un livre surprenant, des éléments définitifs pour comprendre cette période capitale.

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  • Ceci est la transcription exacte d'un Journal, commencé le 21 juin 1940 et arrêté le 9 aout 1944. Ces quatre cahiers dormaient dans une petite valise, avec quelques souvenirs de jeunesse et d'enfance. Il y a quatre ans environ, je les ai recherchés, certaine d'y trouver des preuves -mes preuves- que tous les Français n'étaient pas des collaborateurs, affirmation trop souvent avancée et qui me révolte... ... Ceux qui ont vécu cette époque y retrouveront un peu de leurs jeunes années. Les autres verront ces temps anciens sous un angle très différent de ce que présentent aujourd'hui des études sérieuses, documentées, synthétisant et rationalisant à l'extrême (avec le recul, c'est facile !) le quotidien d'une période où rien n'était simple, ni évident, ni prévisible, ni vraiment gai, ni uniquement dramatique, mais où chaque instant était intensément vécu. Dans ces lignes, par le petit bout de la lorgnette, on voit un peu de tout : des remarques sur la vie de chaque jour, les échos d'innombrables rumeurs, les réactions des parisiens, les nouvelles diffusées par la presse et la radio, la radio anglaise, bien sur. Des jugements et commentaires, politiques et militaires, feront peut-être sourire parfois par leur naïveté (j'ai eu 20 ans en octobre 40) mais tout est vrai, noté à chaud. ...Tous collabos, les Français ? Allons donc ! Bien sur, ils n'étaient pas tous Résistants non plus (avec un grand R) car, malgré le désir que l'on pouvait avoir de faire quelque chose, il n'était pas si facile que ça d'entrer en Résistance pour un Français moyen. D'une part, nous étions vaincus et occupés, on l'oublie volontiers quand on fait un survol critique de ces sombres années. D'autre part, était-il toujours possible, surtout pour un homme ou une femme ayant déjà une vie organisée, des responsabilités, de planter là sa famille, ses enfants, son gagne-pain, pour s'engager à fond dans la grande aventure du clandestin ? Certains ont pu le faire, grâce à des situations familiales favorables à une telle décision, grâce surtout à une totale liberté d'action, d'où le grand nombre de jeunes dans la Résistance... ...Pourtant, en dehors de toute action sérieuse, structurée, encadrée, il y eut tant de petits actes qui furent des preuves de résistance...

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  • Depuis de longs mois, la crise de l'école est au coeur de l'actualité, qu'il s'agisse des faits divers, de la politique ou des débats d'idées qui semblent, le plus souvent, obscurs au grand public.
    Mais, en fait, d'une manière accélérée sous la conduite de ses nouveaux responsables, l'école subit, en ce moment, une transformation radicale, dans ses objectifs, comme dans ses moyens. Ce changement inquiète les parents. Pourtant, ils n'en soupçonnent pas encore l'ampleur.
    L'objectif, c'est « l'école de masse » où les individualités ne doivent plus être prises en considération. C'est ainsi que la décrivent les sociologues et les « pédagogistes » qui inspirent les décisions ministérielles, avec l'ambition de bouleverser la société en commençant par les enfants.
    Les moyens, c'est « le pédagogisme », c'est-à-dire la prétention de faire de la pédagogie un « en soi » supérieur à toutes les disciplines.
    En analysant les textes les plus récents des penseurs qui dirigent l'école aujourd'hui, des plus anodins en apparence aux plus confus, Liliane Lurçat discerne clairement, derrière le projet pédagogique, un véritable projet politique remplacer l'instruction obligatoire par l'école obligatoire, pour créer un « homme nouveau ». Une démarche suicidaire vers une école totalitaire ?

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  • Depuis moins d'un demi-siècle, en un crescendo vertigineux, les moeurs sexuelles sont devenues plus libertines et plus licencieuses. Les normes d'aujourd'hui sont les transgressions d'hier ; la déferlante de la pornographie s'accélère et se criminalise. Aucun domaine, aucun statut, aucun âge n'est épargné. C'est la société dans son ensemble et dans ses fondements mêmes, qui est concernée. L'expression vie dissolue fait maintenant sourire, alors que l'on peut légitimement se demander si la civilisation elle-même n'est pas soluble dans le pansexualisme triomphant. Cependant, ceux qui posent cette question ouvertement ne sont qu'une infime minorité. On peut ainsi constater que le principal tabou sexuel de notre époque concerne la reconnaissance des dommages causés par ladite libération sexuelle ! Cet essai n'élude rien. Il propose un bilan historique et une réflexion sur la permissivité sexuelle, l'aliénation de la liberté qu'elle induit et son utilisation à des fins subversives : politiques, culturelles, éducationnelles et antireligieuses. Il analyse les mécanismes idéologiques et psychobiologiques qui sont en jeu. Un index et un sommaire détaillé permettent de s'orienter facilement dans ce livre, dont la plupart des articles peuvent être lus indépendamment. Cet ouvrage, émaillé de très nombreuses citations, apporte des moyens pour comprendre et pour argumenter à ceux qui ont saisi le risque que cette évolution représente pour la pérennité de la civilisation

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  • Une famille à la Belle Epoque est une étude historique retraçant la vie de quatre familles à la Belle Epoque : les familles Gaillard de Saint Germain, Collette, de Bengy et de Diesbach. Tout l'intérêt de ce travail réside dans l'étude de la vie, de l'évolution, du rôle de ces familles de la bonne société , à l'aube du XXe siècle, en France, dans le contexte particulier de la Belle Epoque (1890-1914), marquée par les transformations tant politiques que sociales et économiques, et touchée par une remise en cause des valeurs et des structures du XIXe siècle. Comment ces familles vivent-elles les bouleversements de la société ? S'adaptent-elles ou rejettent-elles les idées du monde moderne qui s'instaure ? Cette étude passionnera les descendants et parents de ces familles, par l'évocation vivante de leurs ancêtres, et les autres, par la valeur historique de ce travail. Les nombreuses photographies sont autant de souvenirs pour mieux suivre ces familles dans leur quotidien. Une famille à la Belle Epoque donne une vision inédite de la vie de familles aristocrates et bourgeoises de province,l'histoire n'ayant retenu que celle des familles de la haute aristocratie parisienne.

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  • Voici un étrange roman d'amour tout en demi-teinte où les héros, eux-mêmes, ne savent pas réellement où ils en sont. Plusieurs lectures possibles : politique, histoire, économie, anticipations se mélangent en une sorte de magie.Les deux personnages principaux se meuvent dans un univers nouveau qui existera peut-être en 2052 étant inscrit dans le monde d'aujourd'hui ou bien n'existera jamais. Une bonne nouvelle : le socialisme, cette horrible cruauté du vingtième siècle, avec son « fils » le chômage, se trouve éradiqué de la surface de cette « Ville Bleue ». La richesse insolente de la Ville n'empêche pas quelques errants de la déparer et, parmi eux, l'un des plus flamboyants multimilliardaires du début du XXI° siècle, mais chut !Qui sont ces « Saigneurs » que nous côtoyons sans doute, dès aujourd'hui, sans toujours le savoir, extraterrestres invisibles et tout puissants issus probablement du déjà vieux « siècle des obscurités » et de ses sociétés secrètes. Existent-ils vraiment et comment s'exerce leur pouvoir ?Les flashs historiques se succèdent dans un désordre apparent et vous assisterez, comme si vous y étiez, à la « guerre des potes », ces potes cajolés si longtemps par tout l'Occident chrétien et déboulant d'un seul coup pour tout ravager.L'auteur lance, en fusées successives, une gerbe d'idées et de faits, sous forme d'affirmations fulgurantes : nul besoin de démontrer, c'est un roman. Il n'abandonne jamais son humour parfois drolatique et, s'il ne juge guère le monde imaginaire et plein de mystères qu'il crée, chacun sait ce qu'il en pense en fait.Le projet « Amadeus » se bâtit à toute allure. Qu'en est-il exactement, faut-il en avoir peur ? Que deviendront ces amoureux après 2052 ? La Ville Bleue continuera-t-elle sa route majestueusement dans les espaces ? A vous de juger et d'imaginer.Et Dieu, dans tout ça ? Il est omniprésent.

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  • Dans cet ouvrage, Paul et Pierrette Girault de Coursac prennent le lecteur par la main pour le faire participer aux différentes étapes du travail de l'historien. Les 49 années qu'ils ont consacrées à la recherche, à l'analyse des documents et à la rédaction de leurs ouvrages, leur permettent, en effet, de connaître toutes les difficultés, tous les pièges que rencontre à chaque pas l'historien consciencieux, et rendent leur projet particulièrement intéressant. En histoire, c'est du choix des sources que dépend la connaissance exacte des faits, des événements et des personnes. Quelles sont donc les sources le plus souvent, le plus constamment utilisées par la plupart des historiens ? Les récits des mémorialistes et les ouvrages des historiens leurs prédécesseurs ! Aussi les auteurs montrent-ils d'abord ce qu'il faut penser de ces sources, en étudiant dix mémorialistes parmi les plus souvent cités, et quatre historiens réputés, en mettant en évidence les erreurs, les oublis, les confusions, et même les mensonges qu'ils y rencontrent. Examinant ensuite les autres sources : pièces officielles et officieuses, publications de documents ou de correspondances, archives privées, pièces des dépôts publics d'archives, les auteurs montrent, par de nombreux exemples, en quelle suspicion doivent être tenus la plupart des documents, et que l'historien doit les soumettre à l'analyse la plus rigoureuse. Un chapitre entier est consacré à des exemples de cette analyse. Les auteurs ont aussi étudié les différentes formes de mensonge qu'ils ont rencontrées, en particulier dans les dépêches d'un ambassadeur. Ils montrent au lecteur, sur plusieurs exemples, qu'en mettant ces mensonges en évidence, il est possible de retrouver la vérité que connaît celui qui la dissimule si bien. Un ouvrage qui doit passionner les amateurs d'histoire, et qui peut servir de guide au futur historien.

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  • A partir de l'origine des sociétés humaines, des premières manifestations de la mémoire historique, enfin de ce que nous pouvons savoir sur les deux millénaires qui ont précédé l'ère chrétienne, l'auteur analyse, à la lumière des grands acquis de la science contemporaine, la genèse du pouvoir au sein des peuples de l'Antiquité. La rivalité fondamentale entre pasteurs et agriculteurs, l'importance des migrations dans la formation des États, les rapports de forces dans l'évolution de la démocratie athénienne et de la république romaine, la place des philosophes en Grèce, en Inde et en Chine, face aux détenteurs de l'autorité politique, autant de questions essentielles pour comprendre ce début de l'histoire du monde. Quels ont été les ressorts sociologiques et culturels et les conséquences du passage de l'orient hellénistique dans la dépendance de l'empire romain en gestation ? Que savons-nous réellement des personnages illustres de ce théâtre d'ombres qui construit une large part de notre culture: Moïse, Sémiramis, Alexandre, Jules César ou bien encore Marc-Antoine et Cléopâtre ? Robert-Noël Castellani s'interroge au terme de cette fresque saisissante: le moteur de l'histoire de l'Antiquité ne résidait-il pas alors, comme encore aujourd'hui, dans une dialectique subtile entre le droit de conquête des uns et l'esprit de cité des autres ? Comme le souligne André Damien dans sa préface: (...) cet ouvrage qui ne ressemble à aucun autre débute opportunément par une sorte de ` pèlerinage aux sources [ ...] C'est une contribution fructueuse à la mémoire historique, matière à réfléchir et si possible à mieux faire. Car sur le fond, les problèmes d'aujourd'hui sont les problèmes de toujours, et les peuples oublieux de l'histoire sont condamnés à réapprendre, souvent, plus douloureusement encore, ce dont leurs prédécesseurs avaient, avant eux, déjà fait l'expérience.

  • Jésus-Christ, son Fils, notre Seigneur, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli...Ce qu'affirme le Symbole des Apôtres, reprenant le témoignage des Évangiles, est, dès l'origine une affirmation centrale des chrétiens: Jésus est bien mort sur la Croix, après avoir subi les souffrances de la Passion. Sans mort, il n'y a pas d'ensevelissement... et pas de Résurrection.Aujourd'hui, les progrès de l'exégèse, et le retour à une lecture rigoureuse des Évangiles, comme les travaux scientifiques multipliés sur les grandes reliques de la Passion, certaines très connues, comme le Linceul de Turin, d'autres moins célèbres, comme le Suaire d'Oviedo, permettent avec les progrès de la médecine de se faire une idée plus juste du déroulement de la Passion et de la mort de Jésus.Le Suaire d'Oviedo est ce linge taché de sang qui aurait été posé sur la tête de Jésus mort, et qui, au témoignage des Évangiles, a été retrouvé dans le Sépulcre, avec le Linceul. Il est à Oviedo, en Espagne, depuis le VIIe siècle et il a fait l'objet, récemment, d'études scientifiques approfondies.Ce qui frappe l'analyste averti de ces deux reliques, c'est leur complémentarité (même groupe sanguin), leur cohérence parfaite avec le témoignage des Évangiles qu'elles illustrent et auxquels elles apportent le poids d'un témoignage sur le témoignage, muet mais terriblement réaliste. Ce qui frappe également l'observateur de bonne foi de ces deux linges, c'est leur surinformation en données scientifiques très précieuses, données qui échappaient totalement aux connaissances des contemporains de l'événement auquel elles se rapportent.L'étude pluridisciplinaire historique, scientifique et médicale, dont ce livre esquisse la synthèse, permet de reconstituer le parcours de souffrances physiques et morales de Jésus, de Gethsémani au Sépulcre.À l'examen, il apparaît qu'aucun homme n'aurait pu supporter physiquement sans défaillance majeure, et jusqu'au bout, cette épreuve véritablement surhumaine. De même que le Centurion au pied de la Croix a pu s'écrier, bouleversé: Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu!, les connaissances d'aujourd'hui nous obligent aussi à reconnaître que Celui qui s'appelait lui-même le Fils de l'Homme, ayant assumé librement un supplice qui, dans son enchaînement, est le sommet de la souffrance humaine, est bien l'Homme véritable, qu'il a bien vécu notre condition d'homme en toutes choses... et qu'il peut bien dire à chaque homme, et pour l'éternité:Ce n'est pas pour rire que je t'ai aimé.

  • CITOYENS, JE VOUS PARLERAI ICI AVEC LA FRANCHISE D'UN HOMME LIBRE ; JE CHERCHE PARMI VOUS DES JUGES, ET JE N'Y VOIS QUE DES ACCUSATEURS. Trois jours et quatre nuits, moi, Romain de SEZE, avocat au Barreau de Paris, j'ai lutté pied à pied avec les documents pour édifier avec Malesherbes et Tronchet, et surtout avec mon Roi, la défense de celui qui était déjà condamné par la Convention. J'ai voulu plaider avec la justice, le coeur, le talent que l'on me reconnaissait alors. Mon maître ne me laissa combattre que sur le terrain du Droit : il se souciait de balayer les accusations dont il était l'objet, non d'apitoyer. Pendant plus d'une heure, je lui ai donné ma voix. En vain... Quand tout fut fini, ma franchise m'avait privé de ma liberté. Ce fut la prison pour de longs mois. Ce fut surtout l'horreur du 21 janvier... .

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