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  • Le rire des femmes

    Sabine Melchior-Bonnet

    • Puf
    • 14 Avril 2021

    On a longtemps opposé rire et féminité. Faire rire était une prérogative des hommes.
    Car le rire possède un pouvoir de subversion, et la société se méfie des rieuses.
    Revanche des femmes à qui ont longtemps été refusées l'instruction, la parole et l'écriture, la conquête du rire leur offre un terrain de liberté. Mais le chemin a été long.
    Jusqu'à une époque récente, au théâtre, au cirque, dans la littérature, on ne trouvait pas de professionnelle du rire. Le rire des femmes était tenu sous contrôle : la bienséance, les règles de la conversation et de la séduction, la morale leur interdisaient de se laisser aller à rire ou à faire rire.
    C'est que l'esprit des femmes ne doit pas moins être couvert que leur corps : un coeur pur et un corps silencieux, telle est la vocation du féminin. Si la femme peut sourire, par attendrissement ou amusement, elle ne peut rire.
    C'est à cette conquête du rire, à cette lente et délicate prise de pouvoir que s'attache ce livre, de l'Antiquité, avec Aristote et Aristophane, jusqu'aux one woman show de nos jours, qui s'autorisent à être indifféremment drôles, jolies, bêtes ou méchantes - au risque, peut-être, de banaliser ce qui avait longtemps été défendu.

  • Cet ouvrage, composé de quatre-vingt textes courts consacrés à des dates-clés, propose un voyage à travers le monde et plus de trois millénaires d'une histoire extraordinairement riche, complexe et mouvementée. Un voyage qui permet de découvrir des individus et des familles unis (ou non) par une foi, une appartenance, des traits culturels, des pratiques, mais aussi par une histoire commune.

    La chronologie plurimillénaire du peuple juif ne se réduit pas à une quête qui, de l'exil au retour en Israël - où vit désormais la moitié de la population juive mondiale -, ferait de l'expérience diasporique une vaste parenthèse. De 1207 avant notre ère à 2015, chaque texte est consacré à une date de l'histoire des Juifs, heureuse ou tragique, interne à la vie des communautés ou relevant de l'histoire générale ; célèbre, comme l'expulsion d'Espagne en 1492, ou méconnue. Elles forment un exceptionnel panorama de l'histoire et de la culture juive.

  • Issue de la puissante et célèbre famille de banquiers florentins, Catherine de Médicis entre dans la maison des Valois par son mariage avec Henri de France, fils de François Ier. Son veuvage en 1559 la lie jusqu'à sa mort, en 1589, aux événements les plus marquants de l'histoire du royaume. Reine de France, régente et mère de monarques, la place qu'elle occupe sur l'échiquier politique du royaume est inédite. Dans ces temps particulièrement troublés, alors que les guerres de Religion secouent la France, Catherine de Médicis tente une politique d'apaisement entre catholiques et protestants. Elle est aussi l'une des plus grandes mécènes de son temps. Et pourtant, elle attire de nombreuses haines. Les romanciers ont contribué à la discréditer et les historiens ne l'ont guère mieux présentée, à l'instar de Michelet qui la nomme « l'immonde Jézabel » dans son Histoire de France. La vie de Catherine de Médicis, riche tant d'un point de vue politique que culturel, a alimenté nombre de rumeurs et de fantasmes, créant ainsi une véritable « légende noire ». La biographie que lui consacre Céline Borello rétablit une vérité historique bien plus complexe et nuancée.

  • Caligula

    Nicolas Tran

    Caligula fut le troisième empereur romain, à la suite d'Auguste et de Tibère, et régna de 37 à 41. Une présentation objective du personnage est difficile, en raison du rejet politique qui mena à son assassinat, puis du portrait à charge que les écrivains romains livrèrent à la postérité. Fils d'une petite-fille d'Auguste et d'un général promis à devenir empereur, le jeune Caligula subit une série de drames familiaux : la mort soudaine de son père, puis la disgrâce et l'élimination de sa mère et de ses frères aînés.
    A la mort de Tibère, il accède pourtant au pouvoir suprême, à l'âge de 25 ans. Après quelques mois de bon gouvernement, Caligula aurait basculé dans la folie et imposé aux Romains une tyrannie violente. En réalité, il entendit assumer totalement son rôle de monarque, sans la modération cultivée par Auguste. Il rompit de ce fait avec l'aristocratie romaine avant d'être assassiné par des officiers de la garde impériale.

  • Un serviteur qui venait l'hiver nous apporter en ville des oeufs frais de notre maison de campagne me raconta qu'il avait vu, au milieu du jardin, devant la maisonnette qui m'appartenait à moi toute seule, "un couple" désireux d'entrer, mais qu'il avait éconduit. Quand il revint la fois suivante, je lui demandai des nouvelles du couple, sans doute parce que l'idée qu'ils avaient dû depuis souffrir du froid et de la faim m'inquiétait : "Où ont-ils bien pu aller ? Eh bien, m'annonça-t-il, ils ne se sont pas éloignés.
    Alors ils sont toujours devant la petite maison ? Eh bien, ce n'est pas cela non plus : ils se sont complètement transformés, ils sont devenus de plus en plus minces et petits ; ils se sont tant amenuisés qu'ils ont fini par s'effondrer complètement." Car, un matin qu'il balayait devant la maison, il n'avait plus trouvé que les boutons noirs du manteau blanc de la femme, et, de l'homme, il ne restait plus qu'un chapeau tout bosselé ; mais le sol à cet endroit était encore couvert de leurs larmes glacées.

  • Marie-Antoinette

    Cécile Berly

    Un essai biographique sur Marie-Antoinette qui présente autant la femme que la reine et qui propose une lecture dépassionnée de cette figure incontournable de l'histoire.
    Autrichienne, Marie-Antoinette devient dauphine de France dans un contexte politique qui lui est plus que défavorable. Dernière reine de l'Ancien Régime, elle se conduit, avant tout, comme une favorite. Elle est puissante, scandaleuse, haïe. Son goût immodéré de la mode, du jeu, du luxe, a aussi laissé la marque d'un style et d'un art de vivre qui ont forgé sa réputation, pour le meilleur comme pour le pire. Mais Marie- Antoinette est aussi et surtout la reine de la Révolution. C'est un rapport de force mortel qui l'oppose à ce « torrent politique » qu'elle condamne autant qu'elle déteste.

  • La personnalité paradoxale de Marc Aurèle ne cesse de susciter la curiosité. Comment celui que rien ne prédestinait à devenir empereur de Rome, formé à l'école des meilleurs maîtres, féru de philosophie et capable de s'exprimer aussi bien en latin qu'en grec, accéda-t-il au sommet d'un Empire lui-même à l'apogée de sa puissance ? Quels talents lui valurent d'abord la protection d'Hadrien, puis la succession d'Antonin ? Comment, devenu empereur à l'âge de quarante ans, et allié à ses débuts à Lucius Verus, Marc Aurèle parvint-il à donner la pleine mesure de son talent et à surmonter les nouveaux défis que constituaient les menaces barbares aux frontières, l'apparition du christianisme et la survenue d'une terrible épidémie ? Le récit de sa vie éclaire la personnalité hors norme d'un réformateur épris de justice, guidé par des idéaux philosophiques exigeants, à la tête d'un Empire frappé par une crise protéiforme et d'une ampleur sans précédent.

  • Aliénor d'Aquitaine

    Martin Aurell

    Aliénor d'Aquitaine (1124-1204) est certainement la plus célèbre des reines médiévales, dont la légende noire nourrit encore de nos jours bien des romans. Épouse successive de Louis VII de France et d'Henri II d'Angleterre, elle met au monde au moins dix enfants, dont les célèbres Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre. Voyageuse infatigable jusqu'en Terre Sainte, en Italie du Sud ou en Castille, elle fomente une vaste révolte contre son second mari. Devenue veuve, elle joue un rôle politique toujours plus important.
    C'est au travers de sa féminité (fille, femme, épouse, mère) que Martin Aurell choisit de présenter l'itinéraire audacieux de ce personnage aux multiples facettes, de la nuptialité au veuvage.

  • Francois Ier

    Pascal Brioist

    • Puf
    • 3 Juin 2020

    L'évocation de François I éveille tout d'abord les souvenirs scolaires d'un géant débonnaire représenté par Clouet ou Le Titien, de la bataille de Marignan ou du séjour de Léonard de Vinci au Clos Lucé. Mais au-delà des images convenues, qui était précisément ce roi mécène ? Quelles furent ses entreprises politiques ? Pascal Brioist nous plonge dans la vie du grand homme, son éducation, sa formation, ses pratiques du pouvoir. Un destin jalonné d'épisodes célèbres, marqué par la centralisation du pouvoir, la rivalité des Habsbourg et l'apparition de la Réforme. Prince des arts, roi bâtisseur, à l'origine de l'unification linguistique de la France, il engage aussi le royaume dans la course au Nouveau Monde et règne en souverain absolu.

  • Hitler

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    Deux grands noms de l'histoire de l'Allemagne contemporaine dressent une biographie renouvelée du personnage le plus fantasmé du XXe siècle. D'où venait Hitler, quel était son véritable buit et l'a-t-il atteint ? Plus qu'un portrait, c'est un parcours, entre échecs personnels et succès politiques, entre folles obsessions et pragmatisme froid, que Johann Chapoutot et Christian Ingrao retracent. L'une de ses prophéties était : « Il n'y aura plus jamais de novembre 1918 dans l'histoire allemande. » : lui et le peuple allemand ne survivront pas à la défaite. En déconstruisant méthodiquement le mythe - cette ambition ultime d'Hitler et de Goebbels -, le travail de l'historien peut aider à vaincre une dernière fois le nazisme : Hitler n'était ni brillant, ni même saint d'esprit ; son projet ne reposait sur aucune forme de rationalité ; l'ampleur de ses crimes est inédite et documentée. Comment alors a-t-il pu emmener toute une population aussi loin dans le meurtre et l'autodestruction ?

  • Dans Figures de l'histoire, Jacques Rancière poursuit sa subtile réflexion sur le pouvoir de représentation des images de l'art. Comment fait l'art pour rendre compte des événements qui ont traversé une époque ? Quelle place attribue-t-il aux acteurs qui les ont faits - ou à ceux qui en ont été victimes ? D'Alexandre Medvedkine à Chris Marker, de Humphrey Jennings à Claude Lanzmann, mais aussi de Goya à Manet, de Kandinsky à Barnett Newman, ou de Kurt Schwitters à Larry Rivers, ces questions ne sont pas seulement celles que posent les spectateurs aux oeuvres qu'ils rencontrent.
    Elles sont celles de l'histoire de l'art elle-même. S'interroger sur la manière avec laquelle les artistes découpent le monde sensible pour en isoler ou en redistribuer les éléments, c'est s'interroger sur la politique au coeur de toute démarche artistique. Telle est la démarche de Jacques Rancière, pour qui il n'est pas d'image qui, en montrant ou en cachant, ne dise quelque chose de ce qu'il est admis, dans tel lieu ou à tel moment, de montrer ou de cacher. Mais aussi pour qui il n'est pas d'image qui ne puisse, en montrant ou en cachant autrement, rouvrir la discussion à propos des scènes que l'histoire officielle prétendait avoir figées une fois pour toutes. Représenter l'histoire peut conduire à l'emprisonner - mais aussi à en libérer le sens.

  • Diogène

    Jean-Manuel Roubineau

    Platon a dit de lui qu'il était un « Socrate devenu fou ». Philosophe atypique, Diogène ne s'est interdit aucune extravagance, ne s'est soumis à aucune des conventions sociales en vigueur à son époque, le IVe siècle av. J.-C. Mais s'il est demeuré, jusqu'à nos jours, une figure familière de la culture occidentale, il le doit avant tout à son rôle dans la naissance d'un courant philosophique majeur, le cynisme.

    Pourfendeur des théoriciens de la philosophie et adepte d'une philosophie en actes, Diogène choisit de mener une existence de mendiant et s'emploie à dénoncer les artifices de la vie en société. Successivement citoyen de Sinope, étranger en exil, esclave asservi par des pirates crétois puis affranchi, Diogène illustre, de manière saisissante, la mobilité et l'insécurité sociales caractéristiques du monde grec ancien. Surtout, refusant toutes les appartenances, de la famille à la cité, il est le premier à se déclarer citoyen du monde et invente un nouvel idéal : le cosmopolitisme.

  • César

    Christophe Badel

    César voulait-il être roi ? Les contemporains l'ont cru et ses meurtriers l'ont tué pour cette raison, mais les historiens actuels en doutent fortement. Sa biographie donne peut-être les clefs de l'énigme.
    L'ouvrage analyse donc les différentes étapes de la vie de César en quatre temps. « Le patricien » rappelle son origine : une famille noble très ancienne prétendant remonter à la déesse Vénus, et sa jeunesse au milieu de la première guerre civile. « Le populaire » relate son ascension politique, en tant que chef du courant populaire jusqu'à la conclusion du premier triumvirat et l'accession au consulat (59 av. J.-C.).
    « L'imperator » raconte la conquête de la Gaule, qui révèle en lui un très grand général.
    /> Enfin, « Le dictateur » narre la guerre civile contre Pompée, la mise en place de la dictature et s'interroge sur sa volonté de s'attribuer la royauté.

  • De sa naissance en 1913, à sa mort en 2008, Aimé Césaire a accompagné l'ensemble du processus de décolonisation qui a caractérisé le XXe siècle. Fils et petit-fils d'esclave, il a fait de l'engagement anticolonial le principe de son existence. En témoigne le manifeste du mouvement de la Négritude, fondé avec Léopold Sédar Sengohr et Léon-Gontran Damas, que constitue son Cahier d'un retour au pays natal. La Négritude, à la fois prise de conscience intellectuelle et refus politique de l'assimilation, est incontestablement l'un des principaux volets culturels de la décolonisation sur le plan international.
    Parallèlement, Césaire a mené le combat politique en représentant la Martinique à l'Assemblée nationale cinquante ans durant. Face aux trahisons qu'ont constitué à ses yeux la loi de départementalisation, dont il a été le rapporteur, et le communisme, il a créé le Parti progressiste martiniquais pour défendre l'autonomie. Son écriture singulière, dont la puissance évocatrice est un appel à l'insoumission des peuples et au redressement de l'être, fait de lui l'un des plus grands écrivains de langue française et une figure de l'humanisme du XXe siècle.

  • En restituant le parcours de Robespierre, depuis son enfance jusqu'à l'image qu'il projette chez les républicains du premier XIX siècle, l'ouvrage présente la vie de Robespierre dans toute sa complexité et permet de comprendre le parcours d'un homme des Lumières devenu acteur majeur de la Révolution, puis véritable mythe historique. Il s'agit d'isoler, à chaque étape de son existence, les logiques de son engagement et de ses convictions : de ne pas négliger l'avocat et l'homme de lettres des années 1780, nourri de droit et d'histoire, et aspirant à la disparition des préjugés ;
    De ne pas méconnaître l'importance du député de l'Assemblée constituante (1789- 1791), dont les combats pour l'égalité des droits, l'abolition de la peine de mort ou le rejet de l'esclavage, lui ont valu une exceptionnelle célébrité ; de ne pas oublier, non plus, son long soutien à la monarchie constitutionnelle...
    En somme, ne pas lire la vie de Robespierre en pensant uniquement au républicain de l'été 1792 ou à la Terreur des deux années suivantes, permet de mieux comprendre l'origine des regards contrastés et enflammés que le personnage continue à susciter.

  • Le roi Arthur

    Alban Gautier

    Dès les tout premiers textes, l'histoire et la légende se confondent. Les récits faisant référence à un guerrier ou à un roi nommé Arthur sont apparus dans la Grande-Bretagne du haut Moyen Âge, vers 800. Personnage à la fois situé dans le temps et auréolé de mystère, a-t-il réellement existé ? Et comment, dans les siècles suivants, les rapports entre l'histoire et la légende ont-ils évolué ? Pourquoi certains ont-ils jugé bon de défendre l'historicité du personnage, alors que d'autres l'ont farouchement niée ? Des premiers siècles médiévaux jusqu'aux derniers développements de la série Kaamelott, en passant par le temps des Plantagenêts et le siècle des Tudors, le lecteur suivra ainsi le devenir singulier d'un roi qui est devenu l'un des grands mythes de l'Occident.

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  • Traité des libres qualités

    Pascal Chabot

    • Puf
    • 4 Septembre 2019

    « La qualité est une de ces abstractions dont la philosophie a la charge. Comme la réalité, l'esprit ou le bien, elle est difficile à définir. On pourrait dire d'elle ce que saint Augustin disait du temps : si personne ne me demande ce qu'est la qualité, je le sais ;
    Si je cherche à l'expliquer à quelqu'un, je ne le sais plus. Car la qualité, comme le temps, fait partie de ces notions fondamentales qui structurent notre rapport au monde.
    Elles sont les socles sur lesquels s'édifient nos univers mentaux. Elles sont des évidences que la vie ordinaire s'épargne d'interroger, mais sans lesquelles pourtant cette vie ne serait pas possible, ni n'aurait de sens. » En 2 parties, 12 chapitres et 114 paragraphes, le philosophe montre comment une notion d evenue centrale peut se faire l'instrument de notre asservissement au technocapitalisme mondial tout autant que l'outil précieux de notre résistance au toxique et un mot d'ordre pour vivre mieux.

  • le moyen age est loin de nous.
    pourtant il nous touche et nous le sentons proche. c'est un passé reculé, mais c'est notre passé. il prête au rêve, voire au fantasme, mais il importe de le découvrir dans sa vérité, car bien des éléments de notre modernité ne se comprennent qu'en remontant à lui. nous ne pensons pas et nous ne vivons pas comme au moyen age, mais nos modes de pensée et de vie seraient différents si ceux du moyen age ne les avaient précédés et enfantés.
    ce dictionnaire se veut une clé pour la découverte du moyen age occidental. il en explore tous les aspects : l'histoire, la philosophie, la littérature. chacun de ses codirecteurs a pris en charge l'un de ces grands domaines, dont les problématiques et les enjeux ne cessent de se croiser et de se confronter. l'effort a été à la mesure de l'énormité de la tâche : 280 spécialistes ont été réunis pour traiter les 1790 entrées de cet ouvrage de 1600 pages, un système de renvois par de corrélats et un index rendent la consultation aisée malgré ses dimensions et sa complexité.
    en d'autres termes : le moyen age de a à z.

  • Une exploration de la rationalité paradoxale de ceux qui s'abandonnent à la folie du fanatisme. Un ouvrage qui déconstruit un certain nombre d'idées reçues sur leur profil et leurs intentions, avec l'exploration d'un univers mental mal connu et qui, à juste titre, fait peur.
    En convoquant les travaux les plus récents de la sociologie, des sciences politiques et de la psychologie cognitive, ce texte dessine un portrait inédit d'un mal qui ronge les démocraties contemporaines :
    La radicalisation des esprits. S'appuyant sur de nombreux exemples et expérimentations de psychologie sociale, il propose un descriptif des étapes qui conduisent au fanatisme et quelques solutions pour aider à la déradicalisation.

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  • Pourquoi les manuels académiques sont-ils si discordants avec la documentation du Moyen Âge ? Telle est la question que se pose l'auteur qui s'attache à comprendre l'écart entre la lecture des sources archivistiques autour du XV siècle et les récits officiels sur les mêmes périodes dont l'on retrouve la trame narrative dans les manuels d'enseignement d'histoire religieuse ou d'histoire de l'Église. En s'appuyant sur un ensemble d'études récentes, cet ouvrage traite de sept points d'observation en un aller-retour constant entre Moyen Âge et contemporanéité en s'inventant comme institution globale, l'Église catholique faît l'expérience des matrices de de la Modernité politique occidentale.

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  • Christophe Colomb

    Denis Crouzet

    Tour à tour dépeint comme un aventurier audacieux ou un conquérant avide, un visionnaire incompris ou un illuminé intransigeant, Christophe Colomb (1451-1506) est aujourd'hui celui qui a volontairement déclenché le premier génocide amérindien au nom du Christ et des rois catholiques.
    Denis Crouzet privilégie ici le regard quasi onirique que le Gênois portait sur le monde et sur lui-même. À partir du Journal de bord ou du Livre des prophéties de l'Amiral de la mer Océane, il recompose ses rêves, ses attentes, ses angoisses, et démêle l'écheveau d'un imaginaire singulier. Colomb s'imagine avoir trouvé une terre bénie, signe divin annonçant le retour du Christ. Ses déceptions multiples - l'or qui est rare, le Cathay qui tarde à apparaître, le mécontentement de ses compagnons et les réactions défensives des Indiens - vont le convaincre que la révélation apocalyptique dont il est le héraut se heurte à la puissance du Diable. Il bascule ainsi dans un temps de violence, imprimant une tournure dramatique à la rencontre avec le Nouveau Monde.

  • Martin Luther, un destin

    Lucien Febvre

    « Luther, un des pères du monde moderne... Luther, en vivant, en parlant, en se montrant lui, a créé, comme tant d'autres, maintes situations de fait, à leur tour génératrices de conséquences spirituelles ou morales qu'il n'avait point envisagées. » Publié en 1928, ce premier ouvrage rencontra un large écho et fut plusieurs fois réédité sans modifications ultérieures si ce n'est une mise à jour de la bibliographie. Il décrit un Luther novateur, soucieux de retrouver les bases spirituelles perdues, selon lui, d'une Église chrétienne traditionnelle dont la hiérarchie étouffait la foi de ses fidèles. Mais aussi un Luther qui « n'avait rien d'un bâtisseur épris de durée » qui a « accompli le schisme sans rétablir l'unité, affaibli et diminué matériellement l'Église catholique, créé des conditions propices à la naissance de sectes innombrables, provoqué la discussion par des laïcs de questions religieuses », et ce faisant, précurseur involontaire des libres penseurs des siècles ultérieurs.

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  • Cet ouvrage, conçu par un travail d'équipe, est à un double titre un guide : de la recherche en histoire et du métier d'historien. Avec ses 355 entrées et ses 201 auteurs, il entend montrer que l'histoire est une discipline vivante, sans cesse remise sur le métier par ceux qui l'écrivent. Des choix ont dû être faits et les grands thèmes qui renouvellent la pensée historique ont été privilégiés : les sensibilités, les représentations, l'information, l'opinion, les médias, la culture de masse, la mondialisation, etc. Ils sont traités en respectant les écarts chronologiques, de l'Antiquité à nos jours, la diversité historiographique et la complexité de domaines souvent foisonnants. Il apparaît alors que, quelle que soit leur spécialité, les historiens ont en commun de répondre aux mêmes exigences de rigueur pour administrer la preuve et rechercher la vérité. Une grande attention a donc été portée au métier d'historien face à ces nouveaux objets et à de nouveaux modes d'investigation. Une telle somme montre que l'Histoire reste une, comme un édifice éclairant un savoir indispensable au citoyen d'aujourd'hui.

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