Pygmalion

  • Si Friedrich Nietzsche a pu, en son temps, déclarer " Dieu est mort ", personne, à ce jour, à notre connaissance, ne s'est aventuré à proclamer la mort de Satan. Nous ne nous y risquerons pas. Nous nous contenterons d'évoquer sa haute figure dans ses métamorphoses, ses pompes et ses oeuvres. Et, en un prolongement dramatiquement logique, le bouc émissaire tout trouvé qu'est la femme. A l'heure où le féminisme prend un nouveau visage et s'incarne dans la figure mythique de la sorcière, il est essentiel de revenir sur le processus qui a conduit à cet état de fait : le Diable.

    Du Moyen Age à nos jours, Dominique Labarrière dresse les multiples visages de l'incarnation du Mal, mettant en exergue l'utilisation qui en a été faite afin de modifier le statut des femmes : découvrez quelle est cette conception de la femme que les puissances religieuses et laïques vont s'employer à promouvoir à partir des dernières décennies du XVe siècle.

  • Derrière les dangers mortels que représentèrent, lors de la dernière guerre, les meutes des sous-marins allemands écumant les mers pour intercepter et tenter d'anéantir le trafic maritime allié à destination de l'angleterre, se profile l'inflexible silhouette de leur chef suprême karl dônitz, grand ordonnateur de la bataille de l'atlantique, aussi redouté de ses adversaires qu'adulé de ses hommes qui le surnommaient " le lion ".
    Combattant fanatique, patriote jusqu'à l'aveuglement, ce fut lui que hitler désigna pour lui succéder à la tête de l'allemagne en déroute. condamné pour crimes de guerre au procès de nuremberg, mais toujours révéré par l'immense majorité de ses anciens marins, karl dônitz demeure, plusieurs années après sa mort, une figure hautement ambiguë et controversée. alors quel homme fut-il exactement ? quels furent sa place et son rôle réels dans le tragique déroulement du dernier conflit mondial ? fondée sur des archives inédites de la kriegsmarine, cette biographie, la première à lui être consacrée, ne laisse rien dans l'ombre.
    Elle apporte notamment, de manière exhaustive, nombre d'informations révélatrices tant sur la guerre des u-boote que sur la tactique et le comportement de leur chef implacable, détruisant par là bien des idées reçues.

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  • Marie Mancini fut-elle une intrigante, le jouet des visées égoïstes de son oncle Mazarin, ou l'objet d'un amour sincère de la part du jeune Roi-Soleil? Pour l'histoire, ce destin éphémère et tumultueux, aux incidences politiques incertaines, reste un épisode mal élucidé de la vie sentimentale de Louis XIV.
    À l'aube du règne, la rencontre fortuite du jeune roi et de la nièce du cardinal, Italienne sensible, tourmentée et fière, se révèle le prélude à plusieurs années d'intrigues et à une passion brisée par la raison d'État. Pour Marie, éloignée de la Cour, à jamais déchirée par l'abandon du roi qui lui avait promis le mariage, commence alors une cruelle et incessante errance: une vie de souffrances en dépit du bref et brûlant intermède d'un fol amour qu'elle éprouve pour un noble italien devenu son mari, mais que bientôt elle rejette et fuit, irrémédiablement déçue.
    Plus que jamais frondeuse et solitaire, esclave de ses chimères, très longtemps menacée du couvent ou de l'emprisonnement, elle va poursuivre ses pérégrinations à travers l'Europe jusqu'à sa mort en Italie. C'est ce périple tortueux et pathétique, mais aussi le bouleversant voyage intérieur d'une femme dévorée par l'amour et l'ambition trahie, que fait revivre Françoise Mallet-joris avec une sobriété et un pouvoir d'évocation exemplaires.

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  • Les Médicis

    Henri Pigaillem

    L'ascension politique et sociale des Médicis est l'une des plus formidables de l'Histoire. Après avoir pratiqué le simple métier d'usurier sur les marchés de Florence, ils formèrent la famille la plus puissante d'Italie et s'illustrèrent notamment à travers sept grands-ducs, trois papes, deux reines de France et de nombreux cardinaux. Impliqués dans tous les grands événements de leur temps, en outre artistes, poètes, inventeurs, bâtisseurs, ils furent aussi des mécènes autour desquels gravitèrent Politien, Pic de la Mirandole, Michel- Ange, Raphaël, Botticelli, Léonard de Vinci, Galilée, ou encore Haendel et Scarlatti. Enfin, collectionneurs éclairés, ils rassemblèrent pendant trois siècles les plus belles oeuvres d'art venues du monde entier et exposées aujourd'hui dans les musées de Florence. Henri Pigaillem brosse un panorama complet de cette glorieuse dynastie, de la révolte des Ciompi en 1378 à la conspiration des Pazzi, du sac de Rome au schisme anglican, du concordat de Bologne à la chute de Florence, du premier grand-duc Cosme Ier à la dernière représentante de la famille, Anne-Marie-Louise, disparue en 1743.

  • Philippe Ier exerça le plus long règne de la dynastie capétienne. Deux événements majeurs bouleversèrent la France et l'Europe : la conquête de l'Angleterre par Guillaume de Normandie et la première croisade à laquelle participèrent les principaux vassaux du royaume. En même temps, naquit un rayonnement culturel qui, pendant deux siècles mit la France médiévale à la tête des arts et des lettres.

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  • Au XIe siècle, alors que débute le schisme entre les Eglises d'Orient et d'Occident, Henri Ier de France épouse Anne de Kiev. Cette dernière n'a laissé aucune trace dans les chroniques slaves et n'apparaît qu'en filigrane dans les archives françaises. L'ouvrage redonne toute son importance à cette reine mystérieuse.

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  • Dans l'histoire de la France, les femmes, et avant tout les reines, ont souvent régné sur le coeur et l'esprit de leur peuple, bien qu'elles n'aient pas toujours.
    Exercé le pouvoir. Pendant quinze siècles, certaines ont joué un rôle prépondérant en se montrant plus lucides, plus préoccupées du bonheur de leurs sujets, sinon plus attentives au rayonnement de la monarchie. Si les rois ont fait la France, on peut dire que les reines l'ont sans doute aimée davantage. Héritière des Médicis, belle-fille de François II, épouse d'Henri H, mère de François II, de Charles IX et d'Henri III, elle tient pendant trente ans la barre de l'État, dont quatorze de pouvoir absolu.
    Confrontée à huit guerres de religion, aux luttes des Guise et des Bourbons pour s'arroger le pouvoir, aux interventions de l'Espagne et de l'Angleterre, elle se bat avec un courage admirable contre tous les facteurs de désintégration. Mais, on ne peut laisser dans l'ombre ses fautes - dont la Saint-Barthélemy au premier rang - ni ses erreurs politiques, sa méconnaissance des thèses économiques des premiers mercantilistes, ses dépenses inconsidérées et ses guerres.
    Jean-Pierre Poirier signe ici une biographie magistrale qui remet en lumière la grandeur et les lacunes d'une reine hors pair.

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  • Soeur de Louis XVI, de Louis XVIII et de Charles X, Madame Élisabeth a-t-elle été un ange ? Certains ont pu le croire en assistant à sa mort édifiante sur l'échafaud, en 1794.
    Contrairement à ce qu'on a pu dire, elle ne fut pas du tout une princesse effacée, mais au contraire une femme de caractère, perspicace et courageuse. Monique de Huertas en propose un émouvant et fidèle portrait et convainc sans peine de son intelligence vive et sensible, de sa générosité, de sa piété, de sa foi profonde. S'informant de tout, lisant presque en cachette libelles et brochures, Aladame Élisabeth suivit de très près les faits et les événements de son époque.
    Ses réflexions, nourries de bon sens et de raison, fusaient à l'improviste, prenant souvent son entourage au dépourvu. Aux heures les plus tragiques, lucide mais impuissante, pas un instant elle n'envisagea d'abandonner le malheureux Louis XVI, même lorsqu'elle releva avec douleur ses erreurs politiques, même lorsqu'elle comprit que le destin funeste des Bourbons était scellé. Fidèle jusqu'à son dernier souffle, digne, intrépide, elle marcha au sacrifice sans jamais faiblir.
    Comment ne pas admirer et aimer cette princesse royale si injustement occultée par l'histoire ?

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  • Dictionnaire des papes

    Ivan Gobry

    Ce dictionnaire complet rassemble tous les papes, des plus obscurs aux plus brillants, qui se sont succédé sur le trône de saint Pierre, depuis ce dernier jusqu'à Benoît XVI. Chaque notice comprend leurs dates de naissance et de mort, les dates de leur pontificat, la présentation des événements majeurs de leur règne. L'ensemble est rédigé avec la plus stricte objectivité historique.

  • De quoi sont-ils vraiment morts... ou de quelles maladies souffraient-ils ? La médecine fait sans cesse des progrès. Désormais, au vu des documents dont on dispose (rapports d'autopsie, témoignages, tests ADN, etc.), il est possible de remettre fondamentalement en cause les diagnostics qu'établirent les médecins d'alors sur la mort de grands personnages. Le docteur Jacques Deblauwe s'est ainsi penché sur près d'une trentaine de cas. Et ses découvertes sont saisissantes : saint Louis n'est pas mort de la peste ni François Ier de la syphilis, comme on l'a toujours dit. L'auteur enrichit aussi nos connaissances : il analyse le genre de folie dont souffrit Charles VI et les causes de l'impuissance de Philippe Auguste. Autre découverte : ce fut un infarctus du myocarde qui emporta Charles V en 1380. En se mettant au chevet de l'Histoire, Jacques Deblauwe rouvre ainsi de célèbres dossiers et bouleverse bien des idées acquises.

    Couverture : Hyacinthe Rigaud, Portrait en pied de Louis XIV (détail), huile sur toile, 1702, Château de Versailles © Photo Josse / Leemage. Portrait de Franck Ferrand par David Ignaszewski / Koboy © Flammarion

  • Empereur, il a régné sur la France, l'Allemagne et l'Italie, territoires qui préfigurent l'Europe d'aujourd'hui.

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  • Les tourbillons de l'histoire cèdent parfois la place à des pauses festives dont on ne doit pas mésestimer l'importance. La table, au même titre que les champs de bataille, a toujours été un formidable lieu de pouvoir et de stratégie politique ; l'issue d'un festin n'est jamais sûre, tant les enjeux de puissance y sont réversibles.
    Voici 12 agapes mémorables aux mises en scène éblouissantes et aux enchantements culinaires ; tel le Banquet du Bal des Ardents organisé par le roi Charles VI, qui vit cinq grands seigneurs de ses amis mourir par le feu, transformés en torches vives, et qui en fut affecté jusqu'à la folie ; ou le Banquet du Faisan célébrant la suprématie du duc de Bourgogne Philippe le Bon et dont le clou fut un pâté d'où jaillirent vingt-huit musiciens donnant sur-le-champ un concert. Ou encore celui de Vaux-le-Vicomte dont les splendeurs firent de l'ombre au Roi-Soleil : Fouquet le paya d'un emprisonnement à vie. Ou, enfin, ces immenses mouvements de commensalité fraternelle qui, sous la IIIe République, réunirent en 1900 plus de vingt mille maires dans le jardin des Tuileries.
    Ces festins devenus pages d'Histoire, Suzanne Varga les a mitonnés avec un art consommé !

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  • Entre 1815 et 1848, sous deux régimes successifs et sous le règne de trois rois aux passés et aux personnalités très différents, les Français ont fait leur premier véritable apprentissage des libertés politiques. Le système représentatif s'installe, non sans limites et surtout non sans heurts. Une révolution en 1830, mais aussi, plus durablement, une forte instabilité ministérielle sont le prix à payer pour l'introduction du système parlementaire dans notre pays. Confrontés à des assemblées de notables. Louis XVIII, Charles X, puis Louis-Philippe s'efforcent, avec plus ou moins de sens politique, de concilier l'émergence inéluctable des libertés avec l'affirmation de l'autorité royale, dans une France traversée par de profondes évolutions sociales, économiques, religieuses.
    Ces trois décennies, où se mélent survivances de l'Ancien Régime et aspirations à la modernité, sont portées par un débat politique de grande intensité, dominé par l'affirmation croissante du libéralisme contre l'esprit de tradition. Des personnalités d'exception se détachent : Guizot, Thiers, Benjamin Constant. Chateaubriand, Lamartine. De grands courants d'idées émergent - radicalisme, socialisme, catholicisme social -, accompagnant des revendications sociales et politiques qui marqueront le XIXe siècle tout entier, l'affirmation de la sensibilité romantique contribuant à entretenir une contestation permanente. Expansion économique enfin et affirmation des libertés parlementaires, mais aussi terreur blanche, attentats contre la personne royale, émeutes et révolutions n'annoncent rien d'autre que l'adolescence politique de la France contemporaine, encore traumatisée par le tumulte révolutionnaire et le despotisme impérial.
    Avant même l'instauration de la République, et malgré l'épilogue brutal de 1848, la période de la monarchie constitutionnelle a posé les principes et fondé durablement l'exercice des grandes libertés d'opinion, de discussion, d'expression qui sont devenues pour nous inséparables de la démocratie.

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  • Elle fut la Favorite par excellence ! Louise de La Vallière avait régné sur le coeur du jeune et romantique Louis XIV.
    Madame de Maintenon régnera sur l'esprit d'un monarque vieillissant et désabusé. Athénais de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan, régna sur les sens d'un Roi-Soleil à son zénith. Pendant dix ans, elle fut la véritable reine de Versailles : orgueilleuse et redoutable quand il s'agissait d'évincer ses rivales, adulée par le monde des Arts et des Lettres lorsqu'elle protégeait Corneille et Molière, La Fontaine et Lully.
    Louis XIV ne lui refusait rien et l'adorait. Etait-il inquiet pour sa succession? Elle lui donna des héritiers qui furent déclarés "nés en vrai et loyal mariage ". Leur descendance a régné sur l'Europe entière. Elle fut éblouissante - on ne s'ennuyait jamais avec elle, affirmait la célèbre princesse Palatine. Jusqu'au jour où son ciel se couvrit de nuages noirs comme les messes et les ongles des sorcières.
    Peut-on dire que Madame de Montespan a trempé dans la ténébreuse et macabre affaire des poisons, le plus grand scandale du Grand Siècle, comme on l'en a si souvent soupçonnée? Pour résoudre cette énigme, il fallait une enquête rigoureuse. L'historien Michel de Decker, transformé en détective pour l'occasion, la mène brillamment dans ce récit alerte.

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  • Soucieux de cerner les faits à la lumière des plus récentes découvertes
    archéologiques et d'écarter les légendes saugrenues, Jean Markale se
    penche sur quatre hauts lieux de la France, dont l'histoire, entourée de
    mystères, ne cesse de susciter des interrogations depuis des siècles.
    Brocéliande et l'énigme du Graal. Depuis le haut Moyen Age, l'imaginaire
    s'est cristallisé autour du thème de Brocéliande, forêt merveilleuse,
    peuplée de chevaliers, de princesses, de fées et d'enchanteurs. On l'appelle
    aujourd'hui la forêt de Paimpont, en Bretagne. Au coeur de ses légendes,
    surgit la flamboyante image du Graal. Quelle est donc la vérité de ce
    trésor ineffable oe
    La Bastille et l'énigme du Masque de fer. Symbole de l'arbitraire et de
    l'intolérance, la Bastille, détruite à la Révolution, continue de hanter
    les esprits. Parmi ses prisonniers célèbres : le Masque de fer. Se fondant
    sur de patientes recherches et une convaincante érudition, Jean Markale
    nous entraîne dans une enquête pleine d'imprévus.
    Chartres et l'énigme des Druides. L'un des plus beaux sanctuaires de la
    chrétienté est dédié à la Vierge. Mais, bien avant l'introduction du
    christianisme en Gaule, les Druides semblent y avoir vénéré une Virgo
    Paritura, sorte de Mère universelle, de Déesse des commencements. Ce
    mystérieux sanctuaire était-il celui dont parle César et où se tenaient,
    une fois par an, de très secrètes liturgies oe
    Rennes-le-Château et l'énigme de l'or maudit. Qui était l'énigmatique
    abbé Saunière ? Jusqu'à sa mort, en 1917, son église fut dotée de munificences
    inexplicables. Avait-il trouvé un trésor ? Personne n'a encore
    déchiffré le message obscur, laissé à sa mort. Jean Markale ouvre des
    pistes étrangement négligées jusqu'ici.
    Quatre dossiers complets, quatre aventures palpitantes à travers lesquels
    se perpétue la mémoire collective.
    Après Le Cycle du Graal et La Grande Épopée des Celtes, le second
    volume de L'Histoire de la France secrète, qui fait d'ores et déjà référence.


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  • Si la figure d'Hérode le Grand et celle de son fils, Hérode Antipas, sont aujourd'hui connues du grand public, c'est grâce aux Évangiles. On retient le plus souvent d'Hérode qu'il est le méchant roi qui, après avoir reçu les mages, tenta de tuer Jésus en ordonnant le massacre des Innocents ;
    Et de son fils, qu'il fit décapiter Jean- Baptiste pour tenir une promesse faite à sa nièce, Salomé, après qu'elle eut dansé devant lui. Mais qu'en fut-il en réalité ?
    Confrontant les diverses sources, de Flavius Josèphe aux Évangiles en passant par les découvertes archéologiques, l'auteur tente de cerner les personnalités complexes d'Hérode le Grand, de ses fils et petits-fils, indissociables du contexte religieux, politique et culturel d'une Judée où se multiplient les conflits de tous ordres : Hérode le Grand a-t-il été un roi juif ?
    Est-il coupable du massacre des Innocents ? La danse de Salomé a-t-elle eu lieu ? Que sait-on de la passion malheureuse qu'éprouva le futur empereur romain Titus pour Bérénice, la reine juive ?

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  • Portrait du roi mérovingien qui écarta du pouvoir son frère cadet pour éviter le partage de son territoire, et prolongea la politique de stabilisation du royaume de son père Clotaire II, en s'entourant de ministres comme Eloi et Pépin de Landen.


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  • Akhenaton

    Dimitry Laboury

    Comme l'écrivait Cyril Aldred, " aucun souverain de l'Ancienne Egypte n'a peut-être fait couler autant d'encre de la plume des historiens, archéologues, moralistes, romanciers et amateurs divers que le pharaon Akhénaton ".
    Premier fondateur historiquement attesté d'une religion monothéiste, Amenhotep IV, qui changea son nom en Akhénaton, occupe une place exceptionnelle dans notre imaginaire collectif, relatif à l'Egypte antique. Cette notoriété est le fruit d'une véritable réappropriation de sa figure, motivée par les fantasmes et les besoins identitaires de notre époque contemporaine vis-à-vis du passé pharaonique. De fait, le lecteur, qu'il soit simple amateur ou égyptologue, est souvent bien en peine de cerner le personnage historique qui régna réellement sur l'Egypte pendant dix-sept années au milieu du XIVe siècle avant notre ère.
    Dimitri Laboury propose une biographie archéologique du royal adorateur d'Aton, laquelle cherche avant tout à décrire les faits matériellement attestés de son règne, tâchant d'en distinguer ce qui relève de leur interprétation. Il nous invite à plonger dans l'Egypte au sommet de sa gloire lorsque le jeune prince grandit; à suivre, pas à pas, la réforme politico-religieuse qu'il instaura une fois couronné pharaon; à découvrir ce que l'on sait réellement de sa reine, la belle et mystérieuse Néfertiti; à explorer l'Horizon-d'Aton, la cité que le souverain fit édifier en Moyenne Egypte en l'honneur de son nouveau dieu d'élection et, enfin, à analyser la manière dont ce roi atypique fut banni de l'histoire égyptienne par les anciens Egyptiens eux-mêmes, avant de ressusciter dans la mémoire contemporaine.

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  • Les Guises, qui régnèrent longtemps en maîtres sur les affaires politiques de la France, connurent une ascension foudroyante sous le règne d´Henri II et devinrent tout-puissants sous celui de François II. Ils se rendirent célèbres en se faisant les champions de la cause catholique et en déclenchant la première guerre de Religion.
    Leur illustre maison était originaire de Lorraine et se déclarait issue de Charlemagne. Le plus célèbre de ses princes, Henri le Balafré, paya de sa personne ses prétentions à la couronne : il mourut assassiné à Blois sur ordre d´Henri III. L´aventure des Guises ne s´acheva pas sur ce fameux épisode ni sur l´avènement de leur nièce et cousine Marie Stuart au trône d´Écosse puis de France.
    Elle se poursuivit avec ceux que leurs contemporains nommèrent « les petits Guises » : Charles, amiral du Levant, héros du siège de La Rochelle ; Henri II, impliqué dans plusieurs complots contre Mazarin, proclamé roi de Naples ; Marie, mécène du compositeur Marc-Antoine Charpentier.
    Autour du rameau principal, gravitèrent encore d´innombrables rejetons : les cardinaux Jean et Charles de Lorraine, fins esthètes, qui jouèrent un rôle considérable dans la lutte impitoyable contre les protestants.

    Henri Pigaillem retrace avec brio la saga de cette dynastie princière, avide de pouvoir et d´honneurs.

    Couverture : Prise de Calais par le duc de Guise le 9 janvier 1558, par Pigot, huile sur toile, XIXe siècle © AKG-Images / De Agostini Pict.Lib.

    L'édition originale de cet ouvrage contient un cahier photos hors-textes de 8 pages en couleurs, non repris dans la présente édition numérique.

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  • Entre soie, dentelles, baleines et lacets, cet instrument de torture ou de plaisir que fut le corset a réellement marqué toutes les époques.
    C'est assurément plus en dénouant son corset qu'en affichant son long nez que Cléopâtre a tenté de changer la face du monde. C'est autour du corset d'Isabeau de Bavière que se sont ourdies les grandes trahisons de la guerre de Cent Ans. Celui d'Agnès Sorel ? En le voyant si plein, si soyeux, Charles VII l'Indolent ne songeait plus qu'à devenir Charles le Victorieux. Le corset d'une maîtresse femme, Catherine de Médicis, celui de Ninon de l'Enclos, une femme libérée ; un corset sombre pour un Roi Soleil, un autre rougi de sang sur l'échafaud ; l'impératrice Eugénie le portait rigide, à son image ; un président de la République est mort de l'avoir trop délacé ; celui de Mata Hari fut criblé des balles de la Première Guerre mondiale et, avant de fermer les maisons closes, Marthe Richard avait si souvent ouvert le sien !
    Douze corsets, douze femmes dont les ambitions, les rêves, les passions et les secrets d'alcôve ont bouleversé bien des existences, influencé la politique et changé l'Histoire.

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  • Depuis des millénaires, le cheval est le grand compagnon de l'homme, et plus spécialement du guerrier.
    Qu'il soit commandant en chef ou simple cavalier, il a fait corps avec lui dans les batailles, partageant les mêmes dangers.
    Quel général n'eut pas son cheval tué sous lui ?
    Survolant plus de deux millénaires d'Histoire, Pierre Montagnon nous raconte douze épisodes où le cheval tint le premier rôle. Ainsi, les montures d'Alexandre le Grand, d'Henri IV, de Murat, les chevaux des Croisés, des Cuirassiers de Reichshoffen, ou de l'Escadron de Gironde défilent dans ces pages hautes en couleur.
    12 récits remplis de galops, de coups de sabre, de sacrifices, de panache et de sang, qui nous font revivre de grandes heures à la gloire du cheval.

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  • Le maréchal Ney

    Frédéric Hulot

    Portrait de l'un des plus beaux héros de l'épopée impériale, homme de guerre hors pair qui sera de toutes les batailles : Ulm, Iéna, Friedland, l'Espagne, la Russie, l'Allemagne et acquiert la célébrité autant par son courage et son esprit d'initiative que... par son mauvais caractère.

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  • Une synthèse sur la vie des quatre enfants mis au monde par Elisabeth en Bavière, impératrice d'Autriche, et sur l'éducation qu'elle tente de leur donner malgré la succession de drames qui les éloigne d'elle.

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  • Tout comme les légionnaires à qui ils ont été associés dans les colonnes du Sud-Oranais ou du Maroc, les «Zéphyrs» et les «Joyeux» ont fait partie de cette extraordinaire armée d'Afrique qui a inspiré une légende noire et, de ce fait, fasciné une population avide d'aventure et d'exotisme.
    On oublia vite le passé équivoque et souvent criminel des héros de Tatahouine et de Biribi pour en faire des combattants de la liberté, résistant à l'oppression réelle d'une chiourme aussi alcoolique et sadique que bornée. Les malheurs de ces hommes affectés aux «bataillons de la mauvaise chance», l'évocation de quelques futurs parrains du grand banditisme, leurs silhouettes hautes en couleur, leur moralité d'une noblesse douteuse, leurs amours masculines sordides, leurs exploits et la gloire dont ils ornèrent leurs bannières à Mazagran et dans toutes les campagnes où ils furent engagés, sans attendre de récompenses de leurs chefs, ni de pitié de leurs ennemis, méritaient bien qu'on les sortît de l'ombre des cachots de l'Histoire.
    En s'appuyant sur une énorme documentation, Pierre Dufour nous raconte le terrible destin de ces hommes mis au ban de la société qui, pour certains, connurent l'enfer sur terre après avoir été happés dans un engrenage dont il était quasiment impossible de s'échapper.


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