Littérature traduite

  • Les civilisations grecque et romaine ont tant façonné notre culture qu'outre notre langage, elles en imprègnent aujourd'hui encore chaque mode d'expression, du théâtre à la politique, en passant par la poésie, la musique, la philosophie ou la peinture.
    Se familiariser avec le monde complexe de leur mythologie, c'est mieux repérer les nombreux modèles que notre propre société a empruntés au monde antique. Grâce à ses articles érudits et détaillés, ce dictionnaire nous guide à travers les très riches récits qui nourrissent les mythes grecs et romains, dans lesquels monstres, guerres et intrigues sont légion et où les généalogies s'entrecroisent.

  • Vendredi 13 octobre 1307. Partout dans le royaume de France, les agents du roi Philippe le Bel s'emparent de la personne des chevaliers du Temple. Les Templiers, naguère membres respectés d'un ordre modèle et défenseurs par excellence de la Terre sainte, sont emprisonnés par centaines, sous l'accusation d'apostasie, d'idolâtrie, de sacrilège et de sodomie. L'opération, spectaculaire, est sans précédent dans l'histoire médiévale. Elle connaîtra une fin aussi célèbre que tragique avec la mort sur le bûcher du grand maître Jacques de Molay et du commandeur Geoffroy de Charney le 18 mars 1314. Malcolm Barber revient avec une maîtrise et une érudition inégalée sur cette affaire complexe : les interrogatoires, la torture, l'exécution des plus courageux, le silence inexplicable des grands dignitaires, le mutisme du pape Clément V, enfin l'interminable processus de liquidation qui vit disparaître le plus puissant des ordres militaires.

  • De mars 1936 à juin 1939, Churchill écrivit une lettre tous les quinze jours,
    traitant principalement de la politique internationale et de la nécessaire
    préparation défensive des nations pacifiques. Ces lettres, réunies, forment un
    véritable « journal » de ces trois années « aussi désastreuses que mémorables »
    dont elles sont d'authentiques procès-verbaux. Ce qui ressort par-dessus tout
    de ce Journal politique, c'est l'admirable clairvoyance que l'Histoire
    retiendra comme un des mérites essentiels du grand homme d'État britannique, au
    même titre peut-être que le rôle capital qui fut ultérieurement le sien dans la
    victoire des Alliés. Avant tout autre et avec une implacable ténacité, il
    dénonça le danger du réarmement allemand. Pendant ces trois années, il
    recommanda inlassablement aux nations amies de la Paix de s'unir et de se
    préparer pour faire face à un conflit malheureusement inévitable.
    « Personnellement, je n'ai jamais pu oublier l'Europe. Elle plane comme un
    vautour sur mon esprit », a-t-il écrit dans une des lettres qui constituent cet
    ouvrage, et ces deux courtes phrases définissent bien la nature et la
    profondeur de ses préoccupations. Les pages qu'il consacre aux conséquences de
    l'accord naval anglo-allemand de 1935, aux sanctions contre l'Italie, ou à la
    nécessité d'une politique commune anglo-franco-soviétique pour la défense de la
    Paix, resteront des modèles de sagacité et de littérature politique. Car
    Churchill ajoute à tant de mérites éclatants les qualités de style d'un grand
    écrivain. PAGE

  • Homme d'État exceptionnel, Winston Churchill fut également un écrivain pour lequel sa propre vie, étroitement mêlée à l'histoire de deux siècles, formait une inépuisable source d'inspiration. Il en retrace ici les trente premières années, de 1874 à 1904 : son enfance de cadet d'une grande famille, ses déboires scolaires de Harrow à Sandhurst, son entrée au 4e hussards, sa carrière d'officier et de journaliste en Inde, à Cuba, en Égypte, au Soudan et en Afrique du sud, son éveil à la politique et sa première élection aux Communes. Anecdotes savoureuses et morceaux de bravoure ne manquent pas, de la charge sabre au clair contre les armées du Mahdi à l'évasion mouvementée des geôles boers. C'est au son des balles, au fil des dépêches, que s'est forgé le plus fort caractère du XXe siècle et le plus glorieux enfant de l'Empire britannique.

  • les passionnés d'enquêtes policières sont familiers du personnage du juge ti, popularisé dans les romans de robert van gulik publiés entre 1951 et 1968.
    si ce héros vécut réellement au viie siècle de notre ère, sous la dynastie tang, van gulik s'inspira principalement d'un manuel de jurisprudence postérieur, les affaires résolues à l'ombre du poirier (tang yin pi shi). compilé en 1211, ce recueil de 144 affaires criminelles a constitué l'ouvrage de référence des magistrats chinois jusqu'à la chute de l'empire céleste sept siècles plus tard. les cas les plus étranges s'y succèdent : les plaignants amènent leurs vaches au tribunal, les juges soumettent pelleteries et ballots de soie à la torture, moines libertins, princes du sang et brigands de haut vol se croisent en un étrange ballet criminel.
    ces histoires de magistrats perspicaces, d'assassins roués et de criminels endurcis nous font pénétrer au coeur d'un monde sophistiqué et impitoyable, celui de la chine ancienne, si lointaine et si proche.


  • Témoignage historique incomparable, écrit dans une langue épurée et précise malgré l'horreur, le Journal d'Hiroshima raconte, jour après jour, les deux mois qui ont suivi la catastrophe.
    Ayant survécu à la déflagration de la première bombe atomique de l'histoire, le docteur Michihiko Hachiya se rend immédiatement à l'hôpital dont il est le directeur. Il découvre une ville dévastée, jonchée de cadavres, d'hommes et de femmes brûlés au dernier degré agonisant lentement au milieu des décombres. Il observe l'apparition de ces étranges symptômes que personne ne reconnaît, ce mal inconnu qui annonce toujours une fin certaine et douloureuse.

  • Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir : aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
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  • l'aube du 13 juillet 1942, les hommes du 101e bataillon de réserve de la police allemande entrent dans le village polonais de Jozefow. Au soir, ils ont arrêté 1 800 Juifs : 300 hommes sont sélectionnés pour le travail, les autres, femmes, enfants et vieillards, sont abattus à bout portant. Les quelque 500 policiers de réserve du 101e bataillon n'avaient rien de nazis militants ou de racistes fanatiques. Ces « hommes ordinaires » ont eu, à plusieurs reprises, l'occasion de s'abstenir. Ils ont, dans leur immense majorité, préféré obéir, faisant en seize mois plus de 83 000 victimes, assassinées sur-le-champ ou déportées vers Treblinka. Analysant les témoignages de 210 anciens du bataillon, Christopher Browning retrace leur parcours, analyse leurs actions et leurs motivations, dans un des livres les plus forts jamais écrits sur la Shoah et sur l'ordinaire aptitude de l'homme à une extraordinaire inhumanité.

  • Babi Yar

    Anatoli Kuznetsov

    1941. L'armée allemande occupe Kiev. Anatoli Kouznetsov, 12 ans, habite un faubourg proche de Babi Yar, un ravin où des dizaines de milliers de personnes sont massacrées par les nazis. Lorsqu'il s'y aventure, il ne trouve que des cendres et se jure de témoigner, un jour, de ce qu'il a vu.
    Durant vingt ans, Anatoli Kouznetsov consigne ses souvenirs dans un cahier d'écolier, en marge de l'histoire officielle qui tait la vérité des massacres. Il y intègre des témoignages recueillis auprès des survivants et compose un « roman-document » où s'entremêlent l'Histoire, l'autobiographie et une réflexion sur les dictatures du XXe siècle.

  • Commandant du camp d'extermination de Treblinka où furent gazés près de 900 000 Juifs, Franz Stangl illustre, au même titre qu'Adolf Eichmann, la banalité du mal.
    Débusqué par Simon Wiesenthal après avoir fui au Brésil à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Franz Stangl est jugé en Allemagne en 1970. C'est alors qu'il s'entretient avec Gitta Sereny. Au cours de six semaines d'entretien, celui que Himmler surnommait « notre meilleur commandant » se livre sans fard, tente d'expliquer ses actes, en trichant et dissimulant parfois.
    Sans céder à la facilité, Gitta Sereny nous fait pénétrer dans l'esprit d'un des plus grands meurtriers de l'histoire de l'humanité. Considéré comme un modèle du genre, ce livre demeure, aujourd'hui encore, un document hors du commun.

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  • Encore une biographie de Jeanne d'Arc ? Plus que toute autre figure du Moyen Âge, elle a été l'objet d'une littérature abondante (récits historiques, biographies, éditions des sources, etc.).
    À l'occasion du 600e anniversaire de sa naissance, Gerd Krumeich relève le défi de dresser le portrait de la Pucelle d'Orléans en s'en tenant pour la première fois aux faits que nous sommes réellement en mesure de connaître. Il fait enfin la part des choses entre la réalité et les mythes en se basant sur les sources et les recherches les plus récentes. Avec érudition, mais aussi avec passion, il donne à comprendre ce personnage emblématique dont l'histoire participe tout autant de la légende que de l'énigme.
    Historien allemand et spécialiste de l'histoire du culte de Jeanne d'Arc, il fait oeuvre d'objectivité et d'impartialité. Il échappe ainsi aux récupérations politiques et évite l'écueil de la querelle franco-française : Jeanne d'Arc n'est ici ni de droite, ni de gauche. Tout a été dit sur Jeanne d'Arc ! On peut le penser si l'on considère la profusion d'ouvrages qui lui ont été consacrés. Pourtant, rares sont les travaux qui font preuve d'une approche impartiale, parce que trop souvent polémiques ou partisans.
    Plus que toute autre figure historique, Jeanne a pâti des convictions et croyances. Partant de ce constat, Gerd Krumeich s'attache, à l'appui des sources, à répondre à un certain nombre de questions que suscite toujours la jeune femme qui défia les Anglais et devint l'héroïne la plus populaire de France. Objet d'enjeux idéologiques mouvants, la Pucelle est devenue l'une des figures dont l'historiographie, mais aussi la littérature et les arts, n'ont cessé de débattre et de s'inspirer.
    Tour à tour réprouvée, adorée, accaparée par nombre de sensibilités, elle s'est trouvée exposée, des siècles durant, aux suppositions les plus saugrenues. À l'occasion du 600e anniversaire de sa naissance, Gerd Krumeich nous conte enfin l'histoire de ce mythe national.

  • Magda Goebbels

    Anja Klabunde

    Un geste qui réglait son cas.
    La vérité, bien plus complexe, révèle une femme au parcours en forme de grand écart. Car l'ironie de l'histoire veut que l'épouse de l'antisémite enragé ait été élevée en Belgique par un beau-père juif, lequel lui avait donné son nom Friedländer. Et qu'amoureuse à 18 ans d'un certain Victor Arlosoroff, futur bras droit de Ben Gourion, elle manqua d'émigrer dans la Palestine des pionniers. Un passé qui rendait fou Goebbels, il fit du reste liquider Arlosoroff à Tel-Aviv dès 1933 et qui explique ce titre de la presse allemande lors de leur mariage en 1931 : « Le petit chef nazi épouse une juive ».
    Mais comment expliquer pareille dérive ? Anja Klabunde avance la thèse d'une arriviste prête à tout. Une bourgeoise désoeuvrée en quête de l'homme providentiel. Qui eut d'abord les traits d'un riche industriel protestant dont elle saura divorcer au mieux avant de séduire Goebbels en se faisant engager incognito comme archiviste à son QG. Leur rencontre dans un escalier de la Gauleitung a de faux airs de « In the Mood for love ».
    Mais l'intrigante déchantera vite. Car Joseph est un don Juan invétéré. On imaginait un couple uni pour le pire. Il ne cessa de se déchirer. Un vrai vaudeville hystérique, avec Hitler dans le rôle du juge de paix, soucieux de préserver l'image de la famille idyllique conforme à l'idéologie du parti. Mais, dès 1938, Magda envisage le suicide. Avec cette lucidité des femmes trompées : « Joseph est la plus grande crapule qui ait jamais vécu en Allemagne ».

  • Grand classique de l'histoire contemporaine, l'ouvrage d'Ernst Nolte dresse le portrait des nombreux mouvements fascistes européens de 1919 à 1945. Comment le fascisme s'est-il développé ? Par quelles figures a-t-il été porté au pouvoir ? Tout en cherchant à définir les traits essentiels de l'idéologie fasciste, Ernst Nolte examine les singularités de chacun des mouvements qui s'en revendiquent, livrant une analyse comparative de la montée du fascisme en Europe. Salazarisme portugais, métaxisme grec, oustachis croates, Croix fléchées hongroises : tous sont ici présentés et étudiés à l'aune d'un contexte historique européen aux enjeux complexes.

    Né en 1923, Ernst Nolte est professeur émérite à la Freie Universität de Berlin. Grand spécialiste des mouvements politiques de l'entre-deux-guerres, auteur notamment de La Guerre civile européenne(2000), il signe avec cet ouvrage une synthèse incontournable sur la montée du fascisme en Europe. Préface d'Alain Renaut. Traduit de l'allemand par Rémi Laureillard.

  • À la fin du XVIe siècle, Elena, abbesse d'un couvent cistercien de la cité de Castro, près de Rome, entretient une relation clandestine avec son évêque. De cette liaison secrète naît un enfant. Dès que la nouvelle se répand, les deux amants sont arrêtés et un procès a lieu. Trois cents ans plus tard, en 1839, cette scandaleuse affaire séduit Stendhal qui s'en inspire pour l'une de ses nouvelles les plus célèbres, L'Abbesse de Castro.
    Fondé sur les actes originaux du procès, retrouvés après plusieurs siècles, cet ouvrage révèle pour la première fois la véritable histoire de l'abbesse. En retraçant pas à pas son tragique destin - celui d'une femme forcée à se cloîtrer pour avoir succombé à un amour interdit -, Lisa Roscioni raconte aussi la naissance d'un mythe littéraire.
    « Je vais parler de cette fameuse abbesse du couvent de la Visitation à Castro, Hélène de Campireali, dont le procès et la mort donnèrent tant à parler à la haute société de Rome et de l'Italie. ».
    STENDHAL, L'ABBESSE DE CASTRO

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  • L'Occident, sans doute obnubilé par le mythe de sa toute-puissance historique, des nombreuses conséquences de celle-ci et des mea culpa officieux et officiels, a peu conscience du destin d'autres cultures, parfois divergeant mais souvent parallèle. Ainsi en est-il de l'esclavage dans le monde arabe.
    Toléré par le Coran, l'esclavage a prospéré dans le monde arabe du VIIe siècle au début du XXe siècle, concernant 10 à 12 millions de Noirs, vendus sur les marchés du Caire, de Jedda, ou de Bagdad. Ceux qui avaient survécu à la soif et à la maladie durant le transport devenaient alors domestiques, concubines ou eunuques, mais aussi guerriers et fonctionnaires.
    Un travail d'archives minutieux, une sélection pertinente des sources a permis à l'auteur de dresser un tableau saisissant, qui appelle à la comparaison. Et on comprend, au fil de l'analyse historique, que les esclaves dans le monde arabe étaient traités plus humainement que dans les plantations du Nouveau Monde.

  • Les Grecs n'ont pas seulement inventé l'idée centrale de la politique occidentale - la démocratie -, ils ont aussi créé un fait central de la guerre, qui a perduré jusqu'à nos jours : la bataille rangée d'infanterie. Est-ce un hasard si ces deux institutions sont nées à peu près à la même époque ? Appliquant une pensée totalement neuve à l'examen des textes et de l'armement antique, Victor Davis Hanson livre ici plus qu'une analyse de l'art de la guerre dans la Grèce classique. Il nous fait ressentir, minute par minute, ce que vivait le combattant pris dans cet affrontement impitoyable. Il restitue l'émergence des valeurs de solidarité civique et combattante, d'attachement patriotique, d'agressivité et d'efficacité qui ont fait la réussite - et permis les excès - de la civilisation occidentale.

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  • Spécialiste de la stratégie militaire, Alexander Bevin connaît sur le bout des doigts le célèbre ouvrage le plus anciennement connu de cette discipline : L'Art de la guerre de Sun Tzu (Ve siècle avant J.-C.) Lee, Napoléon et Adolf Hitler n'ont malheureusement pour eux pas eu cette chance de lire L'Art de la guerre puisque ce livre n'a bénéficié d'un écho en Occident qu'au milieu du XXe siècle. Alexander Bevin démontre ici que les chefs militaires qui durant les deux derniers siècles lors d'affrontements majeurs ont suivi sans le savoir les axiomes de Sun Tzu ont connu le succès alors que ceux qui ne les ont pas respecté étaient voués à la défaite et ont perdu leur guerre.

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  • Comme écrivain, Churchill est surtout connu pour ses magnifiques Mémoires des deux guerres mondiales. Mais dans l'entre-deux-guerres, les journaux et revues s'arrachaient ses articles, fréquemment repris ensuite sous forme de recueils.
    Ses Grands contemporains proposent une série de vignettes écrites d'une plume alerte, parfois au vitriol, souvent pleines d'humour, et toujours empreintes de ces tournures propres à Churchill qui ont fait et font toujours de lui un auteur à succès.
    La présente sélection retient naturellement les grands Britanniques qu'il a côtoyés, dans le monde littéraire (Bernard Shaw, H.G. Wells), militaire (Haig), diplomatique (Lawrence d'Arabie) ou politique (Georges V, Édouard VIII/duc de Windsor).
    Elle fait cependant la part belle aux étrangers. Sa charge contre Trotski, qu'il n'a jamais rencontré mais sans cesse combattu ; son portrait tout en nuances du Kaiser déchu, qui l'avait invité avant la guerre ; les réflexions sur le mime où le conduit son admiration de son ami Charlie Chaplin, n'ont rien perdu de leur actualité. Par ailleurs, son numéro d'équilibriste quand il traite du « caporal Hitler » devenu tout-puissant chancelier d'Allemagne a acquis un intérêt accru avec le recul dont nous bénéficions. Enfin, la lucidité de son analyse des deux France, celle de Clemenceau à gauche, et celle de Foch à droite, reste d'une étonnante pertinence.

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  • En passionné du personnage de Jésus, l'historien italien Corrado Augias, s'empare des dernières dix-huit heures de la vie du prophète et tente une reconstitution confrontant les textes à son imagination. Que s'est-il passé depuis le soir de l'arrestation jusqu'à son exécution ? Le procès s'est déroulé très vite et les nombreuses questions demeurent : de quoi Jésus a-t-il été réellement accusé ?
    Quelle procédure a-t-on appliquée ? Qui a ordonné l'arrestation et pour quelle raison ? Et, surtout, qui avait concrètement le pouvoir de rendre la justice et de prononcer le verdict ?

    De nombreux personnages peuplent son récit, plus tourmentés et complexes que dans leurs représentations habituelles : Ponce Pilate, irascible, hésitant et en difficulté politique ; Claudia Procula, sa mystérieuse épouse au passé sulfureux et au rêve prémonitoire qui tente de comprendre Jésus ; Caius Quintus Lucilius, intellectuel déçu et témoin perspicace des événements ; Nicodème, le pharisien, adepte de Jésus et membre du Sanhédrin ; Judas, peut-être injustement accusé ; Madeleine, la plus célèbre des disciples ; Hérode Antipas, le roi fantoche entre les mains des Romains ; Joseph et Marie qui, désespérés, assistent à la mort de leur fils bien-aimé. Et puis enfin, la foule capricieuse et turbulente de Jérusalem.
    En reconstituant l'affaire, l'auteur résume des décennies de débats historiques et théologiques.
    Nous faisant partager sa passion pour cet homme et son destin, il propose des pistes nouvelles et inattendues pour stimuler nos réflexions. Et réussit même à nous tenir en haleine !

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  • Née de la révolution de novembre 1918, victime de la prise de pouvoir nationale-socialiste en 1933, la république de Weimar a laissé un souvenir ambigu : d'un côté, un régime fragile, ébranlé de 1919 à 1923 par les insurrections, les tentatives de coup d'Etat, la crise économique et l'occupation alliée, incapable d'enrayer la montée en puissance d'Hitler et de ses partisans ; de l'autre, la première tentative de démocratie allemande, ère sans précédent de liberté politique, de foisonnement intellectuel et de créativité artistique. Dans ce livre, devenu un classique en langue allemande, l'historien Horst Möller nous met en garde contre tout déterminisme. Si ses chances de réussite étaient faibles, la république de Weimar, n'était pas irrémédiablement vouée à l'échec. Héritiers de la défaite et de la révolution, chargés du lourd fardeau du traité de Versailles, ses fondateurs parvinrent à construire un nouvel ordre constitutionnel et offrirent à l'Allemagne quelques brèves années de stabilité. Son échec final ne se comprend que dans le moyen terme de la période 1918-1945, marquée par la contestation et le renversement de la légalité; l'idéologisation et la polarisation de tous les secteurs de la société. Son histoire est une leçon de culture politique, d'une actualité inentamée, sur la possibilité de la démocratie et les dangers qui la guettent. Une leçon qu'ont retenue les bâtisseurs de l'Allemagne moderne et que doivent méditer tous ceux, qui, en Europe, considèrent la démocratie non comme un acquis, mais comme un combat.

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  • Aventures chrétiennes ou invasions barbares, que furent réellement les croisades ? De leur début au XIe siècle à leur déclin au XIVe siècle, ce livre embrasse l'ensemble de ce mouvement et analyse les multiples répercussions qui en ont découlé.

    Articulé en trois parties, et présenté en deux volumes, cet ouvrage monumental traite d'abord des débuts de la croisade et de la conquête de Jérusalem puis dans un second tome du royaume d'Acre et de la fin des croisades.
    Nourrie d'une multitude de sources franques, byzantines et musulmanes, cette grande fresque nous immerge au coeur même de ce que furent les premières croisades : quête spirituelle ou guerre de civilisations ?
    Les faits historiques s'habillent d'une vision plus vaste où une très belle narration nous plonge dans les pèlerinages, les batailles, la lutte des ordres religieux face à un ennemi plus civilisé souvent que les francs rustres débarqués en Orient. C'est aussi les lâchetés, la sauvagerie, les ambitions et l'esprit chevaleresque qui s'illustrent au cours de ces pages d'une saisissante vitalité.

    Dans ce premier tome, un état des lieux saints est présenté ainsi que la genèse des deux premières croisades, leurs organisations, la guerre contre les Turcs et la prise d'Antioche ainsi que la conquête du but suprême : Jérusalem. Sont aussi abordés l'établissement et l'organisation du royaume avec son apogée et son déclin qui mèneront à la constitution de la deuxième croisade. L'échec qui aura lieu verra naître l'unité et le triomphe des musulmans.

    Indisponible
  • Au faîte de sa puissance à l'aube du premier millénaire, l'Empire byzantin fut l'objet de toutes les convoitises. Démembrée en 1204, reconstituée en 1261, cette portion orientale de l'Empire romain s'effrite sous les menaces extérieures et les déchirements internes avant de s'effondrer définitivement dans les mains ottomanes en 1453. Aux querelles de succession impériale s'ajoutent les assauts incessants des barbares. Jusqu'à ce que mort s'ensuive, les ambitions expansionnistes, territoriales comme économiques, des chrétiens d'Occident, Turcs, Serbes, colons francs et autres marchands italiens secouent l'Empire byzantin, où le conflit l'a toujours disputé à la splendeur. Ce livre retrace les deux derniers siècles des vicissitudes d'un monde ballotté entre gloire et périls, monde dont l'effervescence et le rayonnement culturels marqueront à jamais les bassins de la mer Noire et de la Méditerranée.

    Indisponible
  • Les Mémoires de guerre de Winston Churchill sont à la fois une grande oeuvre littéraire, un témoignage de première main par l'un des trois grands protagonistes de la Seconde Guerre mondiale, une reconstitution unique de cette guerre sur tous les fronts en Europe, en Afrique, en Russie, en Asie du Sud-Est, dans le Pacifique sud et une analyse concise de l'après-guerre jusqu'en 1957, par un homme d'Etat qui a été tour à tour acteur et témoin des faits qu'il rapporte. C'est cette oeuvre plus que toute autre qui a permis à Winston Churchill d'obtenir le prix Nobel de Littérature en 1953.

  • Blond, yeux bleus, haute stature, physique athlétique, uniforme noir, casquette à tête de mort vissée sur la tête, Reinhard Tristan Eugen Heydrich (1904-1942) a été, de 1933 à sa mort, l'incarnation paroxysmique, et presque caricaturale, de la terreur nazie.
    Adolescence marquée par la défaite de 1918, carrière ratée dans
    la Marine, Heydrich rejoint en 1931 les nationaux-socialistes.
    Son ascension sera, dès lors, fulgurante.
    Bras droit du Reichsführer SS Himmler, il dirige d'une poigne de fer l'appareil répressif nazi. À la tête du service de sécurité de la SS (SD), de la police criminelle (Kripo) et de la Gestapo, il transforme les visions haineuses de Hitler en actes barbares. Planificateur de l'Holocauste, Heydrich organise les massacres de masse à l'Est avec les Einzatsgruppen, puis préside la conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, point de départ de la " solution finale ".
    Nommé protecteur adjoint du Reich en Bohême-Moravie, le " diable à forme humaine " disparaît lors d'un attentat perpétré en mai 1942 par des résistants tchèques.
    Cet ouvrage explore les abîmes intérieurs de celui que Hitler décrivait comme " extraordinairement doué, extraordinairement dangereux ". Un homme mû par une volonté froide d'affirmer sa puissance, exécutant les ordres les plus inhumains avec un maximum d'efficacité. Un malveillant, un ambitieux n'ayant jamais hésité à concurrencer Himmler dans l'horreur.

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